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tions et disgrâcesX Pour avilir le clergé, il Ôta aux
ecclésiastiques leurs privilèges ; 1l supprima les pen: | sions destinées à la subsistance des clercs et des
vierges consacrées à Dieu. C'était, disait-il par
dérision, pour les amener à la perfection de leur|
état et leur faire pratiquer la pauvreté évangélique.
Il dépouilla les éslises et en fit transporter les richesses dans les temples d'idoles, qu'il faisait réparer aux frais des chrétiens} Il s’efforça de ga-
gner par des promesses ceux qui étaient faibles dans
la foi. La fermeté de ceux qui résistaient, passait pour un crime d Etat ; ceux, au contraire, qui se laissaient vaincre et sacrifiaient leur conscience au désir du prince, étaient comblés d'honneur et de gräces{ L'apostasie conduisait aux plus hauts emplois ; èlle tenait lieu de talent et de mérite ; elle couvrait tous les crimes passés et donnait le droit d'en commettre impunément de nouveaux
: Julien ferma aussi les écoles tenues par des chrétiens et défendit à ceux-ci d'enseigner la grammaire, la rhétorique, la médecine et les arts libéraux. Îl ne convient pas, disait-1l, que les adorateurs du vrai Dieu cultivent les muses et étudient la littérature païenne, puisqu'ils croient nos divinités infames et notre science impie. Il leur permettait la fréquentation des écoles nationales, mais il affectait de ne p4s les contraindre à recevoir des
leçons contraires à leur croyance, « Je ne veux |
pas les guérir malgré eux, disait-il, je permets d'é-
tre malades à tous ceux qui le voudront.}» Julien | excluait les chrétiens de la magistrature, sous pré- |
texte que l'Evangile leur défend de faire usage du
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