CHAPITRE H
Benoit et la vie monastique en Occident (480-543).
DES PREMIERS MOINES D’OCCIDENT. — Saint nase avant été obligé par les fureurs des ariens andonner son église patriarcale d'Alexandrie, etira en Occident où, avec ses illustres compas saint Ammonius et saint Isidore, il répandit:
le goût de la vie monastique. Les exemples et l paroles de ces hommes fervents eurent bientôt gx gné une multitude de disciples, et la Providen suscita partout de grands saints pour consolider étendre ce nouveau genre de vie. Ainsi saint An broise et saint Jérôme l’affermirent en Italie, sain Augustin le propagea en Afrique, saint Martin, évé que de Tours, l’introduisit dans le nord des Gaule et Cassien le répandit dans !& Midi. Avant l'apm rition de saint Benoît, un grand nombre de mo. nastères avait déjà été fondé, car à la mort de sain Martin, plus de deux mille moines étaient ven s'agenouiller et pleurer sur son tombeau. Mais cha cun de ces monastères avait des observances par ticulières abandonnées à une sorte d’arbitraire. æ. MISSION PROVIDENTIELLE DE SAINT BENOIT. - Cette variation, cette inconstance dans la règle des différents monastères, pouvait, au milieu des trou bles de l'invasion, amener de grands désordres à peut-être même la ruine des institutions monasti ques en Occident. Mais la Providence pourvut à leur conservation. Elle suscita saint Benoît dont règle fut adoptée et suivie par tous les moine d'Occident. Né de parents nobles, à Nursie en Itali, il renonça de bonne heure, et dans l’intérèt de soi âme, à l’étude des lettres. Il se retira dans ut
caverne à quarante milles de Rome ; mais, malgré
le soin qu'il prit de s’y cacher/l'éclat de sa saintet le fit bientôt connaître. Comme plusieurs per sonnes le conjuraient de les conduire dans les voie de Dieu, il se vit obligé de les recevoir pour disci
ples. il bâtit douze monastères, dans chacun der
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