‹ Précis élémentaire d'histoire ecclésiastique [microforme]Chapitre 77 sur 180 · SUISSE · texte numérisé non relu

SUISSE

Colomht Jatrie N poque de CM

CONVERSION DE LA BAVIÈRE. 109 satisfaire le zèle apostolique dont il était animé) Il passa, Cn 590, dans les Gaules, avec douze autres missionnaires qui ne cherchaicnt comme lui qu’à éclairer le peuple, et à les tirer de la superstition

Let de la barbarie{il s'établit d'abord dans les Vosges, où il fonda le monastère de Luxeuil. De là il se rendit sur les bords du lac de Constance, où il

évangélisa la tribu des Allemands qui s'était fixée dans cette contrée) Le plus illustre de ses disciples, saint Gall, resta en Suisse pour continuer son œuvre, et y jeta les fondements du couvent de Saint-

Gall, qui rendit de si grands services à l'Église( On eût voulu Je nommer évèque de Constance, mais Lilne se montra pas moins détaché des honneurs

que des richesses, el mourut simple moine, tout occupé de la conversion des, peuplades auxquelles il s'était devoué. ‘

. CONVERSION DE LA BAVIÈRE. — (Des-missionnaires francs parcouraient en même temps le No-

rique, la Vindélicie et toute la Germanie méridio-

nale. Les relations qui existaient entre les Bavarois

| et les rois francs, facilitèrent aux missignnaires la

conversion de ce pays. Vers la fin du vi siècle,

nous voyons qu’un de leurs ducs, Gombald, père

de Théodelinde, reine des Lombards (1), était chrétien. Son parent, le duc Théodo, qui gouvernait

| une autre partie de la Bavière, fit venir près de lui

saint Rupert, évèque de Worms, et le chargea d'annoncer l'Évangile à tout son peuple/Saint Rupert descendit le Danube jusqu'aux cohfins de la

Pannonie, fonda l’évèché de Saltzbourg et laissa le

(1) Voyes plus hant, p. 97.

soin d’affermir son œuvre à l’évêque franc Emme. ‘an, qu'on regarde aussi comme un des apôtres de la Bavière (59).

—.m#k, CONVERSION DU NORD DES GAULES. — Les pays situés au nord des Gaules avaient aussi grand besoin d’être éclairés par de nouveaux apôtres, Les églises d'abord si brillantes de Cologne, de Mayence, de Strasbourg, de Trèves, de Metz, de Toul et de Verdun avaient beaucoup souffert de l'invasion des barbares. (Saint Amand, évêque de Strasbourg, soutenu par la puissance de Dagobert,

| d'une tous mon:

par IC mên appt eton!i pager ouvri Mirian( trech!

roi de France, entreprit, en 630, de convertir les Mais

païens de Belgique}Les habitants du pays de Tour nay et de Gand se rencirent aux sollicitations du! ‘saint évêque, qui fonda l'évêché de Maestricht (649). : {Saint Omer,.son contemporain, évangélisa les païens établis le long de la mer, depuis Boulogne iusqu'à l'embouchure de l’Escaut) Après avoir dé-

truit leurs idoles et Icurs bois sacrés, il en baptisà |

un grand nombre et pourvut à la conversion des autres en fondant des Ra AE Eloi évêque de Noÿon, fut aussi nn apôtrè. Il s’appliqua surtout à détruire les superstitions du paganisme! à Anvers où les Suèves étaient alors établis.)

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