‹ Précis élémentaire d'histoire ecclésiastique [microforme]Chapitre 90 sur 180 · CHAPITRE IV · texte numérisé non relu

CHAPITRE IV

hisme des Grecs. Photius. Michel Cérulaire (858-1054).

21. LLÉVATION DE PHoTius. — L'hérésie des icopclastes, en affaiblissant la foi en Orient, avait

OR ré 1e schisme grec. Photius, son auteur, était

homme le plus érudit de son temps; mais il unis- RÉSIE, — À it à un génie fécond et flexible toutes les res- » Agé Burces d'une fourberie consommie. Ayant résolu NE à satisfaire à tout prix ses désirs ambitieux, il se ES PURE a à la cour, où il ne tarda pas à être recom-

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ensé de ses bassesses et de ses adulations. L’emkreur Miche] III, qui avait été élevé dans la coription et l'impiété par son oncle Bardas, se ishonorait par une conduite honteuse. Dans sa ur, on se moquait publiquement des redoutabies ystères de la religion, et des bouffons parodiaient, Aus ses yeux, les augustes cérémonies du culte. Res scandales étant publics, Ignace, patriarche de pnstantinople, dut défendre à Michel l'entrée du eu saint, et lancer l’anathème contre Bardas, qui

était l’auteur de toutes ces infamies. À cette rouk | velle, celui-ci, transporté de colère fit destituer sain | Ignace par l'empereur, et mit à sa place Photius qu n'était encore que laïque ; mais un évêque schisma tique lui conféra tous les ordres en six jours (854 2. FOURBERIES DE PHOTIUS. — Pour conserve le siége qu'il avait usurpé, Photius essaya d'abord" d'obtenir de saint Ignace sa démission, et afin d'à parvenir, il employa tour à tour la douceur et hime” $ violence. Ses efforts ayant été inutiles, il écrivit a fret, il pape Nicolas Ie une lettre hypocrite, pour surprerM0nStà dre son approbation. Le souverain pontife envoya jéLries des légats pour instruire cette affaire ; mais Photiudi onu! les ayant séduit, ils prononcèrent en plein concip!t" € la déposition d'Ignace, etretournèrent à Romeapraliti d cette honteuse prévarication (862). La su percherieMe ! + fut bientôt reconnue, et le pape condämna Photius, oulu Cependant le fourbe sut encore tromper la bonnel 0! foi des Orientaux, en faussant les lettres qui étaielh 4. arrivées de Rome à Constantinople. Mais quand il ne lui fut plus possible de dissimuler sa condamne" tion, il leva ouvertement le masque. 11 déclina al compétence du pape, en niant la primauté de sa ju" ‘ ridiction, sous prétexte que Constantinople ét! À légale de Rome dans l'ordre civil, il devait en étre" de même dans l’ordre spirituel ; il accusa les Occ-M ' dentaux d’avoir blessé la foi en ajoutant au syne pré bole que le Saint-Esprit procède du Fils (Filioque) lt et il leur reprocha d'avoir altéré la discipline pat 0" l'usage des pains azymes. Il alla même jusqu’à con. PIE damner le pape. pol ‘8. EXPULSION DE PHOTIUS. — Mais tout cet échl Phi

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k 4. RAPPEL ET CHUTE NOUVELLE B86). — Cependant Photius, qui savait que l’empe-

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SGHISMÉ DES GRECS.

ette roy But pas de durée. Une révolution éclata dans

empire, et l'empereur Michel ayant été assassiné jar des conspirateurs, le Macédonien Basile lui sucéda (867), Ce prince fut le chef d'une dynastie qui Rgna près de deux siècles, jusqu’à l’avénement des* omnènes. Basile, qui connaissait toutes les fourkries de Photius, se hâta de le déposer et de rapjeler au siège de Constantinople le patriarche légiime, saint Ignace, qui gémissait dans l'exil. A cet fet, il pria le souverain pontife de convoquer à onstantinople un concile œcuménique, où.furent létries toutes les nenées de Photius, et où l'on reonnut ia primauté du saint siége (869). C'est lederhier concile que tinrent les Grecs, et comme on l’a

Jéjà dit, en les portant à reconnaître la suprématie

le l'Église romaine, il semble que la Providence ait oulu leur faire prononcer eux-mêmes leur condamation, avant que leur schisme fut consommé.

DE PHorius (879-

eur Basile désirait faire oublier l’obscurité de sa

haissance, trouva moyen, en flattant l'amour-prode reconquérir ses bonnes grâces. }/ J fabriqua une généalogie dans laquelle il faisait /

iescendre Basile des premièrés familles grecques./ La ruse eut un plein succès ; l'empereur crut à la étendue découverte, et depuis ce jour il com imposteur d'égards et. d’honneurs. Enfin, à la mort de saint Ignace, il replaça Photius sur le |

kiége de Constantinople où celui-ci sut se main- :

lenir jusqu "à la fin du règne de Basile. Mais Léon le :

/ sant enfermer le patriarche dans un monastère d'Arménie, où il mourut cinq ans après (891).

- $. ETAT DE L'ÉGLISE D'ORIENT. — Les semences de schisme qui avaient été répandues dans le seinde l'Église grecque, ne périrent pas avec Photius. Le évèques de Constantinople n'avaient cessé d'empiéter sur les droits des patriarches d’Alexandriert d’Antioche, et ils supportaient avec peine la domi. nation du siége de Rome. Les empereurs s'étaient toujours montrés favorables à leurs vues, et les évèques d'Orient n'avaient jamais réclamé contre leurs éenvahissements. Ils s’en étaient même rendus complices par leur silence, car au lieu de chercher

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à séparer la puissance civile de la puissance ecclé- dt siastique, ils s'étaient plu en quelque sorte à con- Le fondre ces deux pouvoirs et à les faire intervenir eh

l'un et l’autre, non-seulement dans de simples questions de discipline, mais mème lorsqw’il s’agissait des articles de foi. Le peuple s'était peu à peu ” habitué à cette confusion des deux pouvoirs, et comme on ne lui avait point enseigné la nécessité de rester attaché et soumis aux successeurs de saint Pierre, le schisme se consomma sans peine.

G. CONSOMMATION DU SCHISME SOUS MICHEL CÉ- Æ un RULAIRE (1054). — Celui qui proclama ouvertement Æ 2. Ja séparation de l'Église grecque de l'Église ro- ne maine, fut le patriarche de Constantinople, Michel Ex Cérulaire. Pour colorer cette rupture scandaleuse, 3. ilrenouvela les injustes accusations et les reproches Le frivoles faits autrefois par Photius aux Latins. Il Æ : défendit de communiquer avec le pape, fit fermer Rit les églises des Latins, et poussa le fanatisme jus- ”

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Lonastère 891).

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