TROUBLES EN OCCIDENT
tion des saints illustres, qui s'opposèrent avec zèle au torrent de l’iniquité.
?. RÉTABLISSEMENT DE LA DISCIPLINE EN ALLE MAGNE. — Saint Brunon, archevêque de Cologne : et frère de l’empereur Othon, travailla à la réforme des nombreux abs qui désolaient l’Allemagne. Il avait reçu de Baudri, évèque d'Utrecht,
lune excellente éducation. Ses progrès avaient été fcependan! plus rapides 2ncore dans la vertu que
dans la science, et sa piété profonde avait toujours été un puissant motif d'édification pour les fidèles. ‘ Revenu à la cour, qui était alors une école de vertus royales et chrétiennes, il n’y trouva que des encouragements à la piété. Sainte Mathilde, mère de l'empereur, Othon lui-même et sainte Adélaïde
sa femme, donnaient de magnifiques exemples ja tous ceux qui les environnaient. Aussi, quand IBrunon fut élevé au siége de Cologne, s’appliqua-
il fortement à faire refleurir la piété dans l’Alle-
| magne entière {Son premier soin fut de rétablir la paix et la concorde dans tout son diocèse, et de
faire célébrer les saints offices avec la décence convenable. L'empereur, son frère, en partant pour
Élltalie Ini ayant confié l'administration de ses Etats, il profita de sa double puissance pour pro-
téger les. faibles, secourir les pauvres, intimiderles méchants et encourager les gens de bien. 11 bâtit
ou répara un grand nombre d'églises et dé monasres, où il se plaisait à annoncer la parole de Dieu. Ce digne prélat était persuadé que les instructions et les-bons exemples sont le moyen le plus puissant de ramener les peuples à leur devoir et de corriger
leurs vices. Aussi, dans cette intention, il envoya les évèques les plus savants et les plus vertueux dans les provinces où le mal était le plus profondément enraciné.
&. RÉFORME EN FRANCE (910). — Rien ne contribua plus à rétablir la discipline en France, que la fondation du célèbre monastère de Cluny, qui fut comme une pépinière d'hommes apostoliques, Saint Bernon, qui fonda cette congrégation, était issu d’une des plus nobles familles de Bourgogne. Guillaume, duc d'Aquitaine, ayant entendu parler des vertus de cereligieux, l’invita à venir le visiter à son domaine de Cluny, près de Mâcon. Bernon s'y étant rendu avec saint Hugues son ami, le duc leur apprit qu'il était dans l'intention de fonder un monastère, et les engagea à choisir dans ses
domaines un lieu propre à ce nouvel établissement.
Les deux saints religieux, que charmait l’agréablé situation de Cluny, ayant répondu qu'ils ne trouveraient rien de plus convenable que ce lieu, le duc leur en fit don. Saint Bernon bâtit le monastère et n'y installa d'abord que douze moines, mais ils étaient d’une ferveur si grande que la réputation de leur vertu se répandit au loin. On s’empressa bientôt de placer d'autres monastères sous la conduite du saint abbé, qui en gouverna jusqu'à sept en même temps.
Les successeurs de saint Bernon héritèrent de
ses vertus et de son zèle. Saint Odon ne se bornant
plus à sa communauté, travailla avec un zèle infatigable.au rétablissement de la disciplineen France | et même en Italie, où il fut appelé par les souve |
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