DES ORGANES DES VÉGÉTAUX
1®. ORGANES iL^&IfiNTAIRHS.
L'anatomie nous apprend que les végétaux sont composés d'un certain nombre d'éléniens organiques , qa'on nomme cellules ou utrieules , fibres , tubes ou vais" seanx^ et qui, en se combinant entre eux de diverses manières, constituent tous les organes des végétaux. De ces trois éléniens , le premier est considéré comme l'élément primitif, comme le point de départ de toute lorganisation végétale. Il est le seul que l'on trouve constamment dans toutes les plantes , et il parall; don-^ ner naissance aux deux autres par ses trans/ormations et ses développemens successifs. Les cellules ou utrieules placées dans des circonstances convenables , sont susceptibles de végéter , et de reproduire à leur surface d'autres cellules qui , se propageant de même , forment bientôt une masse continue , à laquelle on donne le nom de tissu cellulaire. Les cellules ou utrieules qui le composent sont des vésicules membraneuses , closes de toutes parts , et soudées par approche les unes avec les autres. La mousse de savon, l'écume de la bière ou la gâteau de cire produit par les abeilles , peuvent donner une idée de l'apparence de ce tissu. Sous l'influence de certaines causes , les cellules sont susceptibles de développer dans leur intérieur d'autres cellules plus petites qui s'offrent sous l'aspect de granules-, tantôt incolores , et tantôt colorés le plus souvent en vert. Les cellules , lorsqu'elles sont agglomérées et pressées également en tout sens , prennent une forme à peu près hexagonale. Mais lorsque la pression est moins considérable dans un certain sens, elles prennent une forme plus ou moins allongée. On parvient souvent à isoler les unes des autres les cellules du tissu cellulaire par rébuliition dans l'eau ou dans l'acide nitrique. Le tissu
: csule dftns lootes les parties des pbates ; mail îl ('*t surtout abondant daiiâ cellts qui sont leit- <lres, faciles à lacérer, et qui n'ont point de lentlamie marquée à s'allonger daos une certaine direction. Ainsi Us feuilles et les fruits charnus, les nclues, les hcrbest les jeunes pousses, et surtout la moelle des vë-
r'Laux , en contiennent abondamment : ponr l'obserrer suffit de couper eu travers une de ces parties, de la réduire eu une lame mince et transnaj-eutc , et de l'exanHuei' atienlivcnieiit à la loupe ou men au microscope. Le propre du lismi cellulaire est de k biwer généralement déchirer en tous sens avec la même lacililê. Les cetlnles sont éminemment douéei de la facuUe d'absorber les liquides, et elles paraissent destinées aies transinetli-e dans toutes les directions, et surtout à élaborei de«>jucs ilans leur intdrieur.
Si^'oA coupe en long ujteparlie de plante, on y remar- (jue'to'AjGursdes cavités tnbuleuses,dêpour»-ues de cloisons transveilatlt^ret des filets plus ou moins opaques ; les lubes ou &00lPnoa cloisonDég traBsrersalemenl ont reçu ietiotii de vnMienKi-, elles 6Iets coques celai de pbrei. Li's (ibrfs par k-ur reunion composent ce nue l'on nomme le tissu, fibreux. Ce tissu accompagne ordinaire^ nient les vaisseauS, H n'existepas dansions les v^^taux , ni dans toutes les parties d'un mètne T^{,'étDl : il fmrait desflnc à fournirpl«s de solidité aiixori^anes de la plante qiiîen ontbi;soin, ét.coniribue avet les vaisseau:i à ditiger lainarcliedes Acides de bas en haut, depuis l'extrémité dé la racjjie jusqu'à celle delà tige ; on le trouve dans le bois , dans l'écorce , dans les nervures ou veines des feuilles. Les fibres sont formées de cellules ollougées en ti^es (closfrcs) ({ui vont en se rëlrécissaut à leui-s exlré- JMtiM , et dont les parois sont beaucoup plus épaisses ■qW celles des cellules ordinaires. Elles sont groupées "parallèlementdemanière qu'elles sontcomme entrelacées ou enchevêtrées les unes dans les autres , chaque cellule icnant par une portion plus ou moins grande de sa loiiguciir avec celles qui la précèdent ou celles qui la saivent. Cette disposition est ce qui fait que les tiges sont plus faciles à fendre en long qu'en ti'avers ; dans le sens longitudinal , on ne fait que désunir lis fd)res , tandis
que UransversaleDiejit oa est obligé de les iiompre. Les fibres varient et^ loDgiieor et eu consistance : quelquefois elles soqt seulement huit ou dix. fois plus longues que larges : mais d*autres (bis elles sont infiniment pluè longues; elles ne se tiennent souvent que par leuxi extrémités , en sorte qu'il est facile de les isoler. Il en est qui peuvent se feutrer, commue l(;s fibres du mûrier à papier; d'autres ont assez de flexibilité et d^salidite en même temps pour pouvoir être tissjées (las fibres "textiles).
Les vaisseaux ne forment pas à proprement parlar de tissu qomme lesjcleux autres élemens^, Ils sQut épaj($ ou réupis seulement par petits faisceaux au milieu d^ Ussiis dont .nous veupu^ de parler. Ce soat des tuWt (^UndiiqueS;^ ou plus ou moins elrauglcs de place eu }>lafB« {vaissçiuix vn chu^jelet ) , ^doi^t les parois oSreot souv€ifjit Tapparc^e de points, de \*aies^ d'anneafixou de lames spirales. Ces. vaisse^i|x ne sont point contimts depuis la base jusf|u'au.?Qj^met de.. la plan te; mais ils se réunissent fréquemment entre eux , et finissent par se changer eu ûssu celiulaite. On pense qû^ils sont desti" nés à contenir des liquides ou des gas et à les ti:atts<porter aux diverses pai^ties de la plante* Il en est qui se présentent sous la forme de lubes cylindriques , dont les parois sont marquées de points opaques , qu^ IW a pris pour des pores , et qui sont disposés eu séries transversales {yaiss£aux ponctués ou poreux) ; d'autres ont leurs parois mairquéesde raies régulières, transversales et parallèles entre elles {vaisseaux rayés ou annu* laires^ fausses traclites) d'auti'es enfin ont leurs parois uomiue découpées eii lames brillantes , argentées et roo^ lées en spirales comme les fils de laiton dont se composent les élastiques des bretelles ( ce sont les trachéeâ vérUahies ou vaisseaux spiraux). Les trachées s'obsep^ vent principalement autour de la moelle dans les tiges et dans les nervures des feuilles ; on parvient à lep dérouler et à les voir facilement à l'œil nu en rompant une jeune pousse de rosier ou de sureau , et en éloignant avec précaution les deux bords de la rupture. Ces lames spirales sont douées d'mie grande élasticité. On peut distinguer trois classes de vaisseaux , eu aysAt
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Ijrflmlie €Ni léTcaKeiidaBMe; cclci , .
qneToB tfouve dans récofce et dam les feoillfli^ tms TcgétHOLy et (|iii coulMiiBcnt dck sMcs psttièÉliefft flomns à imc sorte de diciihlioo. Ces donieBi iOBt çyhndfiqiiesy et se laiiiiSf iit oa s a—sloBMiscitfcé^pMBi» wnt €iitic em*
Tds sont les oviganes âémcnlaiKsqn , en ■ nniMttt et en se combinant de diTCfses inaûins f CQBÉfilÉCirt les dnEârens <M|anes complcEes des m^gémn. TiMleyflrfK d'gg TiÉjpéttd gniestmoile, soccalenteet miH|iiisgt fjiii que vmqœment de odlnlesannndies,petfrleBOÉide para^fyme; cette erpresskm iTeniploie par <i|iyoiMus miXJaodM^fihes et mefpmns^ qni indidifeaft desnarlià ^nsYNi moins rigides. Les' nerrores te fciiWcs'soot composées presque miîquenient deTaisseank'i^'deftbres on de cdlnles alongées. Les cellales on les vai»seanx laissent sonrent entre eux desTÎdes-de teine rariable, qne Ton nomme méats imervettafainrs eu mtervasculaires. Ces méats 9 en se dtlataot, forment quelquefois des cavités irr^ulîères qui reçoivent le nom de lacunes ou de cavités aériennes quand elles ne contièfi- BCDt que de l'air, et celui de réservoirs de saes propns qhana elles contiennent un suc élaboré particulier à chaque végétal. Outre le parenchyme et les fibres , qui composent la masse interne des T^étaux , il faut encore distinguer Vépiderme , sorte de membrane mince, transparente , analogue à l'épiderme des animaux , et qui recouvre toutes les parties des plantes , au moins dans le Jeune âgé; elle se compose d'une couche simple de cellules , dont la forme est variable suivant les diverses espèces. La surface de cet épiderme présente, dans toutes les parties qui sont exposées à l'air et à la lumière, des points dont la disposition et le nombre vaiîent aussi suivant les espèces : ce sont les stomates. Vus à la loupe, ils paraissent comme de petites bouches formées de deux lèvres qui laissent entre elles une ouverture allongée» On croit que ces lèvres ou les bouiTelel» qui bor-
dent cette oavertare sont formés par deux utriculos qai se rejoignent par leurs bords. Ces stomates sont tantôt ouTerts et tantôt fermés. On les a pris poar des pores ou des petites ouvertures qui donnent passage à l'air, et serrent ainsi à la respiration des végétaux. Les rarines des plantes aériennes , les feuilles des plantes aquatiques , sont complètement dépourvues de ces stomates. La suT&ce des végétaux exposés à Tair est souvent aussi revêtue de poils , qui sont des prolongemens formés par des cellules saillantes ; ils aboutissent quelqaefois à des glandes , sortes de tubercules ou d'organes ▼ésîctdeiix destines à sécréter ou à tirer du fluide noui^ licier commun un suc ou un liquide d'une nature partîcnlière.
Toas les végétaux n*offrent point dans leur structure
^oatomique les deux parties principales auxquelles on
peut ramener la composition de tous les organes , sa-
'Voir : les cellules et les vaisseaux ; il en est qui sont
entièrement formés de cellules , et qu'on nomme pour
cette raison végétaux celluiaires , et d'autres , en très-
|i;rand nombre , qui sont composés à la fois de cellules
et de vaisseaux , et que Ton nomme végétaux vasculai'
res, JNous ne nous occuperons , dans ce qui va suivre ,
que des végétaux vascnlaires , parce que ce sont les
plus parfaits des végétaux , les mieux connus et les plus
miportans à connaître. Quant aux végétaux cellulaires ,
ce que l'on sait de leur structure et de leur végétation
se Induit à très-peu de choses , et nous nous bornerons
à en dire quelques mots dans un appendice.