XXIII. FAVIXXB DXS PALK lEBt
Arbres on arbustes à tige simple , cylindrique , composée de fibres longitudinales ; à racine fibreuse étal<^e>* feuilles pennées ou pahnéefi en forme d'éventail , rassemblées en im faisceau au sommet de la tige (fiç. i , pi. la). Fleurs hermaphrodites ouunisexuelles, en cnatou ou en spadice rameux , nommé régime, et enveloppées avant leur épanouissement dans une spathe coriace et quelque*
' foisligneuse. Calice à six divisions, trois internes et troit
. «^ternes plus petites : six étamines , trois ovait^ digg deux avoi-tent souvcut. Le fruit est une ilrupt^ jehannlt OD fibreuse , contenant un nojau osseux très-dur , i âà ifa à trois loges moaospemies. La famille des puDUm fénferme les arbres les plus grands et les fruîls tes p1a|
^ Utiles à l'homme : ils babilent presque tous les régioBi
^ &]uatoriales.
pRiNciPstx GERBES. 1° A feuilles decliiiées en louièrcj Ifialmes) : le dattier, k fleurs unisesuelles et dioïgucij 1 fruits diarnus et sucre's {dalles] de la grosf" ' ''"■"" peu,près delà longueur du pouce; d croit uatur.. en Egypte et dans l'Iode. — Le sa^outier, dont la ni fournit une fécule nommée sagou. — Le cocotier Aeif.f. yig. 1 , pi. ig), dont on mange les fruits ou coeài, e^^ on boit le lait, espèce d'dmuisiciu que l'on trouve ^i^ lieu de l'amande, lors<]u'uile n'est point encore m^ L'arec, don tune eepëce.le c^ou ^oimùfe, fournit ^H
) .«Situent dans le bourgeon non encore deVelof termine son stipe. — Le rotang (ccdamux), dont souples ei tonacis rouniisst'iit nos couiius de roseau ov joncs à canoës. 2° A feuilles palmées ou en évenJad s le palmier évenlail (chaniarops), qui croît naturellement sur les côtes européennes île la Méditerranée. — Le Intanier. — ■ Le corrpha de Makbar, le plus beau des palmiers par ses feuilles, dont une seule peut couvrir quinze ou viugt IiiiinniL's. On retire de certains palmiers une sève sucrée , que la fermentaliou transforme en (vin de palme), et dont on retire par la distillation sorte d' eau-de-vie (le racfrj.
Cette graodc famille comprend tous les végëtau> nus sous les noms vulgaires de céréales, d'itérée, de gramen ou de gazon. Ce sont des plantes bcrbacces dont 1> tige est un chaume, c'est-à-dire qu'elle est cylindrique fistuleuse, entrecoupée de nœuds solides, de chacun desquels part une feuille engainante, dont la gain
' Cette famille appartien) k la claue des monocotyléduues â étami>i« iiypogjne» (de Jnaiieu),
sndae longitudinalement, et offre à son point de jonc* ion avec les feuilles une petite languette qu'on nomme Igide : ces feuilles sont alternes. Les fleurs n'ont pour inveloppè que des écailles ou bractées , formant des iii- ^olucres particuliers appele's^/i/me^y elles sont presque oujours nermaphrodites, ont trois étamines bypogynes 3tun ovaire libre surmonté de deux stigmates plumeux fi^. 2 , pi. 22 ). Le fruit est une cariopse à pe'risperme 'anneux. La base de l'ovaire est entourée de deux petites fcailles ou valves , qui constituent la glumellule (ng. 2) ; [a fleur est immédiatement enveloppée de deux autres écailles plus grandes , formant la glumelle : et plusieurs Qeurs sont souvent réunies en un petit groupe qu'on nomme épillet, lequel est à son tour enveloppé de deux dernières écailles, composant la glume proprement dite. La çlume et la glumelle n'ont quelquefois qu'une seule écaille ; les épillets sont disposés tantôt en épi, tantôt en
Sanicule. Les caractères génériques se tirent de la natm*c e la fleur, qui est hermaphrodite ou unisexuelle; du nombre des styles, des étamines, des fleurs de chaque épillet ; de la disposition de ces épillets qui sont sessiles ou pédoncules , solitaires ou réunis , parallèles ou opposés à l'axe , c'est-à-dire le regardant par une de lem*s faces ou par un de leurs côtés ; du nombre des valves ou des écailles , composant la glume ou la glumelle ; de la forme de ces écailles, qui sont entières ou échancrécs, munies ou dépourvues de longues barbes ou arêtes; de l'inflorescence qui est en épi ou en panicule, de l'axe de l'épi , qui est entier ou denté, etc.
Principaux genres. Parmi les plantes à fourrage : Vagrostis (fig. 2 , pi. 22). — Le brome^ hiféiuque, \t fléau, le paturin et le vulpin des prés. — La houaue, — La flom^e et i'wraie, dont les fleurs sont en épi et aont les épillets sont solitaires , et parallèles à l'axe qui est denté. Parmi les céréales : le froment ou blé, dont les épillets sont pareillement solitaires, mais opposées à l'axe. Une espèce de froment est remarquable par ses racines longues et rampantes, que l'on vend sous le nom de chienSenL — Le seigle, dont les épillets sont solitaires sur chaque dent de l'axe, et dont Vépi est chargé de longues barbes, placées au sommet des valves extérieures des ^umellfia. —Vorge, dontles épillets sont disposées \xo\& iiXTOYS wxx
( i68 ) . les dénis de l'aie, et dont les épis sontbarbns. La bière ' K &it avec l'orge et le boultlon. L'orge monde ou ptrlé, l «tie grain privé de son enveloppe et plus ou moins ar-
iirùndi par une action mécanique. — h'avoine, dont les 'lUun sont en panicule, la valve externe de la glumelle Itortant sur son dos une arélc torse ; c'est avec son grain ^'on prépare le gruau. — Lem, dont les fleurs I ■ «
paniculesetà six élan) i nés. — he mais ou blê de Turqm,
elé dinde, à (leurs tnonoïtiues , dans des épis sép.inisi
les fleurs niàles sont disposées en panicule a la partie
■OpérÎL'ure de la plante. Les fleui'S femelles sont situcei
nu-dessous des inales aux aissellts des feuilles. Les fruib
sont gros, disposés par séries longitudinales et comme
I incrustés dans l'axe rbarnu de l'épi. Parmi les piaula
[ ^conomii^ues : le mil ou millel, dont les fleurs sont gb
L panicule, et dont les graines servent à nourrir les peiiti
Llriseaux que l'on élève en cage. — La canne à sucre (sacr
Ptftarum ojficinale) , lîg. 3, pi. iç), dont la tige , hauiedc
r liait à douze pieds, se distingue par ses larges feuillesd
•a panicule terminale , très-grande , étalée e( a^aot une
forme presque pyramidale. On sait que c'est des tiges ilt
c£tlc graininée nue l'on retiie la plus grnude paiiie t
sucre consommé en Europe. Le rhum ou eau-de-iic de sucre , est encore un de ses produits. — Le rosat farundo), si commun dans les lieux marécageux, dontles diaumes droits, bauts de un à deux mètres, sont garnis de feuilles rubannées, coU|>anles et deniiculéessur lean bords. On s'en sert pour couvrir les cabanes , et pou faire de petits balais u'appartemens. — Le bambou, gaii* de grammée arborescente, des contrées cquatorialcs, qui rivalise avec les palmiers pour la grosseur, l'élévaiiM et la solidité de ses tiges. Les plus jeunes serveat à iiiiR des cannes.
A c&té des graminées se placent les cypéracccs , m o&t avec elles In plus grande analogie, rnaU qui sdistinguent en ce que leurs cliaumes sont le pln^ souv< dépourvus de nœuds, que la gaine de leurs feuilles n' point fendue , et que leur glume est à une seule valKl (cK. : les souc\ieis,\es\a\c\\es, les scirpes, plantes niaré-l caigeuatti. Noua tVveiota eiitoïe sntKHift SA.^râ.Ufis Toisin»
des graminées : les aroidcesy qui ont pour type le genre arum, dont les fleurs , disposées en spadice , sont enveloppées d*une spathe colorée, roulée en cornet; les ty-' phacées, plantes aquatiques , à fleurs monoïques, disposées en chatons épais, cylindriques ou globuleux, à l'extrémité de la ti^e qui leur sert d'axe, les mâles étant au-dessus des femelles. Ex. : les mas^ettes, dont les chatons femelles sont placées en forme de pompon au sommet d'une tige nue , et les rubans ^eau , dont les fleurs sont disposées en têtes arrondies. On a rapproché de ceux-ci le genre baquois ou pandanus, qui comprend des arbrisseaux dont les feuilles longues et épineuses sont imbriquées en spirale autour de la tige , et forment à son sommet une toufie du milieu de laquelle s'élèvent des spadices de fleurs mâles ou femelles. Leurs fruits s'agrègent en une tête, comme dans Tananas.