‹ Précis élémentaire d'histoire sainte suivi de la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ [microforme]Chapitre 134 sur 186 · HAINE DES Jutrs coNTRE HÉRODE.— Hé · texte numérisé non relu

HAINE DES Jutrs coNTRE HÉRODE.— Hé

rode avait grand besoin de la protection des Romains, car il était profondément haï de ses sujets, qui ne voyaient en lui qu’un tyran et un impie souillé des crimes les plus affreux, Il avait versé les sang de leur princes, de leurs prêtres, et chaque jour il envoyait au supplice de nouvelles victimes, auxquelles il ne pouvait reprocher que leur attachement à la loi de Moïse, Ce prince ne se borna pas seulement à ces massacres publics, il signala encore sa cruauté par les exécutions sanglantes qu’il ordonna dans sa propre maison. Ilft décapiter Mariamne, son épouse, contre laquelle Salomé, sa sœur, lui avait inspiré des soupçons, et ensuite, sous de vains prétextes de sédition et de Conspiration, il condamna à mort Alexandra, sa belle-mère, et fit étrangler Aristobule et Alexandre, les deux fils qu'il avait eus de Mariamne.

4 SA MAGNIFICENCE. — La flatterie oubliant toutes les cruautés de ce prince barbare, pour ne tenir compte que de sa magnificence, lui décerna le surnom de Grand. Ses libéralités et ses entreprises ont en effet prouvé la hauteur de ses vues et l'étendue de son esprit. Il couvrit la Judée d'édifices nombreux et splendides, rebâtit et fortifia Samarie et lui donna le nom de Sébaste. Sur la côte il construisit une ville nouvelle, qu’il appela Césarée pour honorer Auguste, et l’enrichit d’un port dont l'enceinte était en marbre blanc. Il éleva aussi, à Jérusalem, un temple, un théâtre et un cirque, également dédiés à Auguste, et fit

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restaurer le temple saint, plus par orgueil et par ostentation que dans le but de regagner la confiance des Juifs.

5. CARACTÈRE D'HÉRODE.—Ce prince n'avait aucun respect pour les coutumes et les croyances des Israélites; il était Romain par le cœur et l'intelligence. Non-seulement il se montrait trés. attaché aux superstitions idolâtriques, mais il était encore tout imbu des mœurs Romaines.

Îl payaït des pensions aux poètes de cette grande cité, distribuait des prix aux jeux olympiques, adorait les divinités chères aux fondateurs de l’empire, et cherchait à détruire toutes les institutions judaïques. Israël put s’apercevoir que le sceptre était sorti de Juda, selon la prophétie de Jacob, et que le Messie ne tarderait pas à venir,

6. DISPERSION DES JUIFS. ATTENTE GÉNÉRALE DU MEssie..—Au moment où tout annonçait la ruine prochaine de la nation juive et l'établissement des peuples nouveaux qui devaient la remplacer dans les desseins de Dieu, les prophéties qui renfermaient, sous mille formes, le récit av ces merveilleux changements se trouvèrent tout à coup répandues au milieu des peuples, préparant tout homme à recevoir dignement la parole du salut. Les Juifs, qui les portaient constamment avec eux,

* s’etaient disséminés dans toutes les provinces de

l'empire romain. Ils étaient très-nombreux à Rome, ils avaient une synagogue à Athènes, qui entretenait depuis longtemps des relations fort suivies avec Jérus em; ils comptaient de nombreux établissements à Aiexandrie, en Egypte et dans toute l'Afrique; enfin on les rencontrait dans l’Asie-Mineure, l’Arabie, la Babylonie, la Perse et toutes les contrées de l'Orient. C’est sans doute 0e

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