DES TEMPS QUI ONT PRÉCÉDÉ LA PASSION DE JÉSUS
1. ENTRÉE À JÉRUSALEM.—La troisième fête de Pâques, depuis le commencement du ministère public de Jésus, approchait, et le Fils de l’homme allait être crucifié. Plusieurs fois il avait annoncé à ses disriples le sort qui l’attendait, mais il les entretint encore en s’approchant de Jérusalem, de tout ce qui devait lui arriver dans ce dernier voyage. Quand il fut au pied du mont des Oliviers, il dit à deux de ses disciples: “ Allez à la ville qui est devant vous; en y entrant, vous trouverez une ânesse attachée et son ânon auprès d’elle. Déliez-les et amenez-les-moi, afin que cette parole du prophète s’:ccomplisse: ‘ Fille de Sion, voilà votre roi qui vient à vous plein de douceur, monté sur une ânesse.” Les disciples firent ce qu’il leur avait commandé.
Le peuple de Jérusalem ayant su que Jésus approchait, sortit aussitôt avec des branches de palmiers, et alla au-devant de lui en criant: “ Hosanna | Béni soit celui qui vient au nom du Sei. gneur, le roi d'Israël!” À mesure que Jésus avançait, tous ceux qui se trouvaient sur son passage étendaient leurs vêtements le long du chemin, ou coupaient des branches d'arbres dont ils jonchaient la terre. Quand Jésus approcha de la ville, il pleura sur elle, en disant: “ Jérusalem, Jérusalem, qui tues les prophètes et lapides ceux qui sont envoyés vers toi, combien de fois ai-je voulu réunir tes enfants, comme une poule rassemble ses petita sous ses ailes, et tu t'y es refusée! Ah! si du moins tu connaissais en ce jour ce qui peut t« procurer la paix! Le temps viendra où tes
ennemis t’environneront de tranchées et te presseront de toutes parts, ils te renverseront jusqu’à terre, toi et tes fils qui sont dans ton sein, et ils ne laisseront point de toi pierre sur pierre, parce que tu n’as pas connu les jours où tu as été visitée,”?
2. QUESTIONS INSIDIEUSES DES HÉRODIENS, DES SADUCÉENS ET DES PHARISIENS. — Les ennemis de Jésus tinrent conseil et résolurent de lui adrorser des questions insidieuses, afin de le surprendre dans ses paroles. Des courtisans d'Hérode Agrippa vinrent lui dire: “ Maître, nous savons que vous êtes juste et que vous enseignes ‘la voix de Dieu selon la vérité, sans vous mettre en peine des jugements des hommes, Dites-nous donc s’il est permis ou non de payer le tribut à César.” Jésus, connaissant leur malice, leur dit: “ Hypocrites, pourquoi me tentez-vous? Montrez-moi la monnaie du tribut.” Et ils lui présentèrent un denier. Jésus leur demanda : ‘“ De qui est cette image et cetté inscription ?”? De César, lui répondirent-ils. ”
—“ Rendez donc à César ce Fi est à César et
à Dieu ce qui est à Dieu.” Toutle monde fat dans l’admiration, et les hérodiens se retirérent couverts de confusion.
Les saducéens, qui ne croyaient pas à la résur. rection, lui citèrent l'exemple d’une femme qui avait eu successivement sept maris, et lui demandèrent auquel de ces maris elle appartiendrait après la résurrection. “ Vous êtes dans l'erreur, répondit Jésus, ceux qui ressusciteront d’entre les morts ne se marieront plus; car alors ils seront semblables aux anges et deviendront les enfants de Dieu. Pour ce qui est de la résurrec-
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