DÉFAITE DES AMALÉCITES.—Tsraël fut en
suite attaqué à Raphidim par les Amalécites, qui fondirent sur lui À l’improviste, Moïse plaça Jo-
sué, fils de Nun, à la tête de l’armée des Hébreux, et lui-même, accompagné d’Aaron et de Hur, son beau-frère, monta sur la montagne d'Horeb. Pendant le combat, quand Moïso tenait en priant ses mains élevées vers le ciel, Israël triomphait, mais il perdait l'avantage dés que les mains do Moïse s'abaissaient,
Pour assurer la victoire aux Israé-
66 DU LÉLUGE A MUISE.
lites, Aaron et Hur soutinrent, jusqu’au coucher!
du soleil, les bras fatigués du serviteur de Dieu. 5. ÉTABLISSEMNET pEs JUGES.—Le bruit des
merveilles opérées par l'Eternel s'était répanduk
Parmi toutes les nations voisines. Jéthro, beaupère de Moïse, qui était resté jusqu'alors dans sa
terre de Madian, virt le trouver au pied dé la montagne d’'Horeb, et lui ramena sa femme Sé.|
phora et ses deux fils. Voyant que Moïse consa-
crait beaucoup de temps à juger les différends quil s'étaient élevés parmi le peuple, il lui conseilla del
diviser la nation en co: ps de dix, de cinquante, de centet de mille hommes, de donner à chacun
de ces corps un chef qui jugerait toutes les aff “faires secondaires, et de ne ge réserver pour lui que À
B0uvernement général de la multitude. Moïse
è ro Bal:
approuva ce conseil, et jeta ainsi les fondements Mis
de la constitution qu'il devait donner aux Hébreux.
6. Le SINAI.—Cinquante jours après leur sortie d'Egypte, les Israélites, partis de Raphidim, vin. rent dans le désert de Sinaï et campèrent vis-à-vis dela montagne, Moïse la gravit et entendit ces paroles sortir de la bouche de Dieu : “ Vous direz ceci à la maison de Jacob: Vous avez vu ce que j'ai fait pour les Egyptiens ; je vous ai portés comme
un aigle porte ses aiglons, et je vous ni adoptés. Si Ms
vous m'écoutez et que vous gardiez mon alliance, à
vous serez mon peuple priviléoié.” Le peuple ayant romis de faire tout ce que Dieu lui commaniierait, e Seigneur dit à Moïse : 4 Je viendrai à vous dans l'obscurité d’une nuée, afin que le peuple m’entende vous parler et qu’il vous croie perpétuellement. Selon cette promesse, le troisième jour, au le-
ver de l’aurore, les tonnerres commencèrent à se À faire entendre, les éclairs brillérent, et une uuée
uistr.
Mais
MOISE