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VID ET GoLtaATH.—Les Philistins envabirent quelque temps après la tribu de Juda, et Israël marcha à leur rencontre sous la conduite de Saül. Quand les deux armées furent en présence, un géant, nommé Goliath, sortit du milieu des Philistins, s’avanga dans la vallée qui géparait les deux camps, et porta un défi aux Ieraélites, Pendant quarante jours il lenr cria: “ Choisissez parmi vous un homme qui veuille se mesurer
s'il me tue, nous serons vos esclaves, mais si je le tue vous nous serez assujettis, Da. vid, indigné de l'insulte que Goliath prodiguait
aux enfants d'Israël, et désireux d'obtenir la main de la fille de Saül, qui était promise au vainqueur, s'offrit pour lutter contre le terrible adversaire, Saül tremblant pour la jeunesse de David voulait au moins qu'il revêtît sa propre cuirasse : mais, peu habitué à une telle arme, David ge contenta de son bâton et de sa fronde, Après avoir choisi dans le torrent cinq cailloux très-aigus, le jeune berger s'avança au-devant du Philistin. Arrivé à ph distance, il invoqua le Seigneur, puis, plagant une pierre dans sa fronde, il la ança, et frappa au front le géant qui tomba à la renverse.
courut aussitôt sur le corps du Philistiu, et lui coupa la tête avec son glaive. Les ennemis épouvantés prirent la fuite et laissèrent les Israé. lites rhaîtres de leur camp et de toutes les riches. ses qu'il renfermait (1048).
1, JALOUSIE DE SAUL.—Quand David revint après sa victoire, les femmes sortaient de toutes les cités d'Israël en dansant au son des instru ments et en répétant dans leurs chants: “Sail en à tué mille et David dix mille.” (Ce triomphe de David excita d’abord l'envie du roi, qui bientôt de la jalousie passa à la haine. Ayant donc résolu de se défaire de son rival, deux foisil essaya de le percer de sa lance, mais deux fois David sut esquiver ses coups. Alors Saül chercha à l’exposer aux traits des Philistins en lui promettant la main de sa fille Mérob, à des conditions très-périlleuses. David s’exposa à la mort, il surmonta tous les obstacles, mais Saül, loin de tenir sa .promesse, donna à sa fille un autre époux. Espérant le voir succomber dans une nouvele entreprise, il parvint encore à séduire David en lui romettant la main de Michol sa seconde fille, s’il tuait
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RÊGNE DE SAUL, 109
cent Philistins ; David en tua deux cents. Alors Saül ne put éluder davantage ses engagements, et le mariage fut conclu.
La gloire de David qui s’augmentait chaque jour accroissait aussi de plus en plus la jalousie de Suu, Ne pouvant plus se contenir, il engagea Jonathas et tous ses serviteurs à tuer celui qui avait si vail.
vers sa demeure, ichol, ayant été avertie, fit échapper son époux, qui se réfugia à Nobé, chez ü pour se venger,
hommes, femmes, enfants, il fit même égorger Achimélech avec quatre-vingt-cinq prêtres. Abiathar fut le seul des fils du grand prêtre qui échappa
11. DAvID ÉPARGNE SAUL.—David fuyant de cAverne en caverne, de ville en ville, se retira enfin au désert de Ziph, où le fidèle Jonathas vint le consoler et ranimer son Courage. Saül poursuivait son ennemi avec violence et acharnement, tandis que David au contraire montrait en toutes circonstances une douceur et une générosité admirables. Deux fois il fat maître d’ôter la vie à son persé- Cuteur,et deux fois il l'épargna. La première, dans les rochers d'Engaddi, Sail entra duns une caverne où s'étaient cachés David et ses gens. David s'approcha de jui doucement, coupa un coin de sôn manteau et quand Saül fut sorti, il cria derrière lui : ‘ Men selgueur ! mon roi! Pourquoi écoutez-vous les paroles des hommes qui disent
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que David médite le mal contre vous, L’Eternel vous avait aujourd ’hui livré entre mes muins, on me conseillait de vous mettre à mort, mais je n’ai point voulu étendre ma main sur mon maître, parce qu'il est l’oint du Seigneur.
Une autre fois, au désert de Zi b, David entra dans le camp et dans la tente de Ssül, Il eût pu facilement le percer de son glaive; mais il se contenta de lui enlever sa coupe et sa lance qui était plantée en terre auprès de son lit. Quand il fut arrivé au sommet de la montagne voisine, il appela Abner et lui dit: “ N’es-tu pas un brave ? Pourquoi n'as-tu pas gardé leroiton seigneur? Vois maintenant où est la lance du roi, regarde si sa coupe est encore près de lui.” Saül s’éveilla, et reconnaissant la voix de David, il fut touché de sa générosité, avoua ses fautes, et pressentit dès lors la grandeur et la puissance de celui qu'il persécutait.