‹ Précis élémentaire d'histoire sainte suivi de la vie de Notre-Seigneur Jésus-Christ [microforme]Chapitre 79 sur 186 · CHAPITRE II · texte numérisé non relu

CHAPITRE II

ACHAB ET SA POSTÉRITÉ (907-876). ELIE æT ELteée.

1. IMPIÉTÉ D’ACHAB. — Amri avait été plus impie et plus pervers que ses prédécesseurs : Achab le fut encore plusqu’Amrison père. I] épousa Jézabel, fille d'Édthbaal, roi de Sidon, et d'apres les instigations de cette femme impie, il bâtit à Samarie même un temple et un autel à Baal, et planta va bocage en l’honneur d'Astarté, l'impure déesse

des Phéniciens. Il eût voulu éteindre en Israël le culte du vrai Dieu, mais ls Seigneur suscita du mi. lieu de son peuple un grand nombre de prophètes pour défendre la vérité. Le plus célèbre d'entre eux, Elie de Thesbé, de la tribu de Gad au delà du Jourdain, fut envoyé par l'Eternel auprès d'Achab à et lui dit: “ Au nom du Dieu d'Israël, il n°y aura durant ces années ni rosée ni pluie l”?

2. RETRAITE D'ELIE. LA VEUVE DE SAREpwA, Elie, par l'ordre du Seigneur, se retira dans la vallée du torrent de Carith, où des corbeaux lui À apportaient soir et matin sa nourriture, et il bu. vait de l’eau du torrent. Mais bientôt le torrent s'étant desséché par suite de l'absence continuelle des pluies, le Seigneur dit au prophète d'aller à Sarepta, dans le pays de Sidon. A {a porte de cette ville il rencontra une veuve qui ramassait du bois: il lui demanda un peu d’argent et un peu de pain. La pauvre femme répondit: “Je n’ai point de pain; j’ai seulement dans un vase autant de farine

ue ma main peut en contenir et un peu d’huile a une fiole; et voilà que je ramassais deux morceaux de bois pour apprêter encore une fois quelque nourriture pour mon fils et pour moi, et puis mourir.” Elie, touché de tant de résignation au milieu G’une telle misère, lui dit: ‘ Allez, necrai. gnez point, faites comme vous avez dit; la farine ne diminucra pas dans le vase et l’huile ne dé. croîtra pas dans la fiolo, jusqu’au jour où Jéüovh répandra sa pluie sur la terre.”

La pauvre veuve fit ce que le prophète lui avait commandé, et elle se servait tous les jours de ça farine et de son huile sans les voir diminuer, Son fils étant venu à mourir, elle conjura l’h. mme de Dieu de le rendre à la vie. Elie prit l'enfant, se

)U TEMPLE

dre en Israël le r suscita du mi.

> de prophètes élèbre d'entre Gad au delà du

uprès d'Achab k

aël, il n’y aura 9?

DE SAREP®A, retira dans la

} corbeaux lui À

ure, et il bu.

tôt le torrent

ce continuelle

hète d'aller à porte de cette ssait du bois; | peu de pain.

n'ai point de tant de farine n peu d’huile massais deux core une fois

pour moi, et |

de résionation Allez, necrai.

lit; la farine huile ne dé.

ur Où Jéno-

hète lui avait > jours de sa ninuer, Son l’h mme de 5 l’enfant, se

soucha sur lui par trois fois, et dit à l'Eternel : Mon Dieu, faites, je vous prie, que l'âme de cet cnfant retourne dans son corps.” Le scigneur exauça la prière de son serviteur, et l'enfant fut rendu à 8a mère.

3. LA FAMINE. CESSATION DE CE FLÉAU. — Cependant la famine ct la sécheresse duraient en Israël depuis trois ans. Le Seigneur dit tElio : « Va, présente-toi devant Achab, bientôt je ferai tomber la pluie sur la terre.” Elie rencontra Abdias, intendant de la maison d'Achab, ct lui ordonna d'annoncer à son maître l'arrivée d’Elie. A cecte parole, Achab irrité courut à la rencontre du prophète et lui dit: ‘ N’est.ce pas vous qui troubles Israël ?”—< Non, reprit Elie, ce n’est pas moi; mais c’est vous qui le tr sublez, en abandonnant les com mandements du Seigneur et en servant Baal.”’ En même temps il dit au roi d’assembler tout le peuple sur le mont Carmel et d’y faire venir aussi Îles quatre cent cinquante prophètes de Baal et les quatre cents prophètes d’Astarté, Ja il reprocha à [sraël d’adorer tantôt l'Eternel, tantôt Bal, ‘Si l'Eternel est Dieu, s’écria-t-il, suivez-le ; si c’est Baal, suivez Baal.” Le peuple ne répondit pas.

Alc:s il porta un défi aux prêtres des faux dieux: “Je suis demeuré tout seul, dit-il, d’entre les prophètes de l'Eternel, et ceux de Baal sont au nombre de quatre cent cinquante, Qu’on nous donne deux victimes; nous les placerons sur l’autel sans y mettre le feu ; ils invoqueront Baal, moi j'invoquerai Jéhovah et le dieu qui consumera lui même son holocauste sera le vrai Dieu. Le

uple y consentit, et Elie invita les prêtres de

aal à commencer. Ils le firent, et depuis le matin jusqu’au milieu du jour ils invoquèrent lo nom de

Baal en disant: ‘ Baal, exaucez-nous!” Elie se raillant de leur prière inutile et de leurs vains ef. forts, disait : “ Criez plus haut, car votre dieu cause sans doute avec quelqu'un, ou bien il est en route ; peut-être même dort:il; alors criez pour qu’il sé. veille.” Les prêtres de Baal crièrent en effet de toutes leurs forces, mais toujours en vain.

Alors Elie ayant dit au uple de Hu Lino

rit douze pierres, en signe des douze tribus, réta. PL l'autel du Seigneur, creusa un fossé à l’entour, et, quand tout fut prêt, il versa par trois fois de Peau sur l’holocauste et sur le bois et se mit er prières. Aussitôt le feu du Seigneur consuma l’Eolocauste, le bois, les pierres et jusqu’à la poussière. Le peuple, témoin de ce prodige, se prosterna contre terre en disant: “ Jéhovah est Dieul Jéhovah est Dieu!” Puis il se précipita sur tous les faux pro. phètes, les entraîna au torrent de Cison et les mit à mort.

Elie dit ensuite à Achab : « Mangez et buvez, car j'entends le bruit d’une grande pluie.” Pendant qu'Achab mangeait et buvait, le prophète monta sur le haut du Carmel, se pencha vers la terre, mit sa tête entre ges Benoux et pria. Il dit à son serviteur: ‘Va, et regarde du côté de la mer.” Le serviteur regarda, et ne voyant rien, il revint auprès du prophète qui l’envoya jusqu’à sept fois. Enfin la septième fois il aperçut un petit nuage qui s’élevait de la mer. Alors Elie lui dit: Monte et dis à Achab: Mettez vos chevaux à votre char, et descendez de peur que la pluie ne vous surprenne.” Achab monta sur son char, et il était à peine rentré que des torrents de pluie avaient diseipé la sécheresse.

4 CoLÈRRDEJÉZABEL. Fuire D'ELIE.—Quand

mange Il trot cuit 8

| soutin

quarar Horeb Eta nuit, d vous Jà à trave crerez

ayant t lui-mêr les épai I aban au prop père et

l'EMPLE,

as!” Eliese eurs vains ef.

re dieu cause est en route; jour qu’il sé.

nt en effet de ain.

; 2 mt tribus, réta.

sé à l’entour, trois fois de 6 se mit er, onsuma l’Eo.

la poussière.

sterna contre Jéhovah est les faux pro.

on et les mit

et Duvez, car Pendant )hète monta rs la terre, Il dit à son de la mer.” D, il revint ’à sept fois.

petit nuage it: ‘ Monte votre char, > Vous suret il était à vaient dis-

E.—Quand

Jézabel apprit le massacre des prêtres de Baal, elle jura de faire périr Elie comme il avait fait périr ces imposteurs. Le prophète prit la fuite et se retira à Bersabée, dans le royaume de Juda, puis il s’enfonça dans le désert de l'Arabie. Après une journée de marche il s’assit sous un buisson et conjura le Seigneur de le laisser mourir. “ C’est assez, disait-il: c’est assez, Seigneur, prenez mon âme, car je ne suis pas meilleur que mes pères.” Epuisé de fatigue, il s'endormit, Deux fois l'ange du Seigneur le toucha et lui dit: « Levez-vous et mangez, car il vous reste un grand chemin à faire. Il trouva près de sa tête un vase d’eau ct un pain cuit sous la cendre; cette nourriture miraculeuse

| soutint ses forces, et après avoir marché pendant

quarante jours et quarante nuits, il arriva au mont Horcb,

Etant entré dans une caverne pour y passer la nuit, Jéhovah lui apparut et lui dit: « Que faitesvous là, Elie? Allez et retournez par votre chemin à travers le désert. Vous irez à Damas et vous sa-

crerez Hazaël, roi de Syrie ; Jéhu, fils de Namsi,

roi d'Israël, et Elisée, fils de Saphat, prophète en votre place. Celui qui aura échappé à Pépée d’Hazaël sera tué par Jéhu, et celui qui aura échappé à l'épée de Jéhu sera tué par Elisée. Je me suis réservé dans Israël sept mille hommes qui n’ont point fléchi le genou devant Baal.”

5. ELxe s’arraone Eusée. Elie partit, et ayant trouvé Elisée, fils de Saphat, qui conduisait lui-même sa charrue, il lui jeta son manteau sur les épaules ; aussitôt lesprit d'Elie saisit Elisée, i abandonna sa charrue, et demanda seulement au prophète le temps d'aller faire ses adieux à son père et à sa mère. ‘ Va et reviens, lai répondit

mp con

or mc ni ge nsc

Elie, car j'ai fait pour toi tout ce qui était ez mon pouvoir.” Elisée revint et servit le prophète.

6. VICTOIRE D'ACHAB SUR BÉNADAD.—Cependant Achab était assiégé dans Samarie par Bé nadad, roi de Syrie, qui ayant rendu trente-deux rois tributaires, se vantait de ruiner entièrement le royaume d'Israël, Le lâche Achab lui fit les offres les plus humiliantes, mais Bénadad se moqua de sa pusillanimité et jura que Samarie serait réduite en poussière. Un prophète vint rendre le courage à Achab en lui annonçant que l’Eterne] lui livrerait toute cette multitude pour qu'on sût qu’il était le vrai Dieu. En effet, Achab remporta le lendemain une grande victoire, et les Syriens ayant voulu, sept jours après, livrer une nouvelle bataille, perdirent encore cent vingt mille hommes.

débris de l'armée vaincue se réfugièrent dans la ville d’Aphec, où les Israélites es poursuivirent et les écrasèrent par milliers sous les remparts de cette cité. Achab fit non-seulement grâce de la vie à Bénadad, mais il le reçut encore avec honneur et fit alliance avec lui à condition qu'il lui rendrait les villes dont son, prédécesseur s'était emparé.

Ce traité déplut au Seigneur qui avait ordonné à Achab d’exterminer Bénadad et son armée, qu’il avait voués à l'anathème. Pour le punir de sa désobéissance, il lui fit dire par un de ses prophètes : “Parce que tu as épargné l’homme que j'avais anathématisé, ta vie répondra pour sa vie et ton peuple pour son peuple.

7. INsusr108 D'ÂAcHAB ENvERS NABoTH. — Quelque temps après, Achab commit encore ur plus grand crime. Près de son palais à Jesrahel, Naboth possédait une vigne qu'il convoitait, ‘“ Cède-

moi ta leure, ft Na Achab femme êtes ro en repc Elle su d'avoir Après avait d de la p enfants Israël ; de Jéro avez pr Les chi Jezrahe

Page 1