‹ Précis élémentaire d'hygièneChapitre 11 sur 105 · Î MT À · texte numérisé non relu

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DHTYOIENE TN ex pérament lymphatique ou phlegmatique. Dans plusieurs ouvrages on l’a fait consister dans Ja prédominan ce, du système des vaisseaux lÿmphatiques ; mais c’est une supposition dont l'anatomie à démontré la fausseté: 11 nous paraît plus juste de dire qu’elle est marquée par l’abondance du tissu cellulaire , qui donne aux muscles et aux membres une apparegge trompeuse. de développement. Cependant les'saillies Mmuscuaires sont peu où point marquées. En même temps ce tissu s’interpose daus les glandes, et leur donse un volume qui n’est pas ordinaire. J’ignore si sa proportion est également plus grande dans les au-

tres organes ; mais il est cértain qu'il a une singulière disposition à se charger des fluides graisseux. Chez les individus doués du tempérament lym phatique, on ob. serve en effet une grande abondauce de fluides: blancs ; l’appareil circulatoire sanguin est peu développé, et le sang moins richeen fibrine: À la moindre maladie ils maigrissent rapidement; de même un travail un peu prolongé enlève cet embonpoint factice ; détruit ces formes arrondies, et ne laisse qu'un hideux'squelette. Il est remarquable même que souvent l’amaigrissement se borne aux membres qui sont exercés. « Voyez, dit le docteur Rostan -« dans son Æysiène , voyez cet homme grand, pâle «et boufli; ses yeux sont ternes et sans expression , Le ses lèvres volumineuses, ses cheveux blonds ou « châtains et plats; un embonpoint difforme et sans :& consistance couvre tont son corps ; sa peau blême «est lisse et glabre. Sa respiration est gênée ; . le «moindre exercice le fatigue , l'essoufile ; 1] mange : :« peu , digère lentement; son pouls est lent , mou, «facile à déprimer ; il dort sans cesse et d’un pro- “fond sommeil ; ses mouvemens sonttardifs et péni-

-« bles. Il esttout-à-fait impropre aux plaisirs de l’a- “

jeneur Son, intelligence: est émoussée ; il est sans -

# Mémoire, sans pénétration il est paresseux, insensible aux charmes des arts et des sciences y'inac-

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« cessible à l’aiguillon de l’ambition et de amour

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« de la gloire ; il croupit dans une éternelle médio- « crité. Il ne manque cependant pas d’un certain ju- « gement ; il est sans passions ; il s’'emporte difficile- « ment, et se calme avec facilité; il oublie aisément « les injures, qui, d’ailleurs, le touchent peu. Il est « bon , doux, indifférent ; il ne faut pas compter sur « lui pour de grands sacrifices ; les actions sublimes, « les crimes, les sentimens élevés ou vils lui sont éga- « lement étrangers. S’il ignore les peines du cœur, « ses plaisirs ne lui sont pas connus ; il jouit d’une « existence végétative ; il est heureux, si c’est l’être « que de vivre sans sentir. » & Nous ne devons pas terminer ce chapitre sans avoir fait connaître ce qu’on doit entendre par ces expressions force, vigueur, lorsqu'on les applique à la con- stitution. Rien n’est plus trompeur à cet égard que les apparences. En hygiène, elles ne signifient que la capacité de résistance départie à chacun pour soutenir les longs travaux, et les peines prolongées, sansque la vie soit compromise ; enfin la capacité pour repousser les causes de maladies, et supporter celles-ei lorsqu’elles sont développées. En un mot, on doit considérer comme forts les individus les plus vivaces. Or ceux-ci ne s’annoncent particulièrement ni par la puissance de leurs muscles, ni par celle de leur appareil digestif, ni par l'étendue de leur circulation. Les athlètes sont, de tous les hommes, ceux qui sont abattus le plus rapidement par les maladies. On en voit des exemples journaliers dans les hôpitaux de Paris, où sont reçus les forts de la Halle et des ports. Les anciens avaient été surtout à même de le remarquer, et Hippocrate en a fait le sujet d’une de ses Aphorismes. Les athlètes sont, il est vrai, capables de grands efforts; mais ils ne peuvent les continuer pendant une durée proportionnée à leur force appa= rente, et lorsque des circonstances inattendues le frappent , ils deviennent faibles et lâches comme des enfans. À l’égard des hommes doués d’un tempérament sanguin, l'énergie de leur circulation et de

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toutes leurs fonctions résiste avantageusement aux absorptions dangereuses, et répare les désordres passa- gers; leur mobilité naturelle leur fait éviter les grands chagrins. Mais, s’il arrive une seule fois que ces causes prennent le dessus, leurs maladies sont terribles et souvent mortelles ; elles s'accroissent de toute la puissance de la constitution. Il en est à peu près de même lorsque ce tempérament se trouve réuni au développement des organes gastriques. La force est augmentée; mais les peines morales ont un grand empire, et leur influence est rarementsans résultats funestes. Au reste, c’est ici surtout que le climat et le régime acquièrent une importance considérable. Le mélancolique, le bilieux, auront tout à craindre dans un pays chaud, où le lymphatique, le plus faible de tous, entrera avec avantage. à "e La puissance de résister existe surtout chez les individus sur qui le moral a le plus d'influence. Ainsi, on voit des femmes faibles en apparence, mais animées par un motif puissant, sortir d’une vie molle pour subir des travaux prolongés et des fatigues auxquelles un homme seulement robuste succomberait. Ainsi, dés hommes sans crainte vivent au milieu de la contagion sans en être atteints, etc. Cependant, . pour cette résistance du corps humain à la mort, c’est-à-dire à un changement chymique de ses parties, pour cet état vivace propre à certains individus et à certains animaux, il faut, je pense, admettre quelque différence dans la composition moléculaire ou chymique. ; * La force de la constitution se reconnaît aux caractères suivans. Les cavités sont larges et régulières, parce qu'elles renferment des organes sains et volumineux ; toutes les fonctions s’ékécutent avec facilité et énergie ; les membres sont bien développés, les 1 chairs fermes, lembonpoint médiocre, la coloration … légèrement animée. Chez un individu débile, au contraire, on trouvera des cavités étroïtés ou non symétriques ; les fonctions ne s’exerceront qu'avec len-

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‘teur; l'appétitsera peu prononcé, la nano lt Ja-respiratiou courte, le: pouls faible, les chairs flasques, la fatigue faciles la peau décoloré 6e,

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