‹ Précis élémentaire d'hygièneChapitre 72 sur 105 · FRS · texte numérisé non relu

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On a regardé ce sens comme celui de l’intellience. Il reçoit la parole, qui n'appartient qu’à homme. Platon appelait la vue et l’ouïe les sens de ‘âme. L'ouie est après la vue celui qui nous donne le lus d'idées, et qui favorise le plus nos rapports avec 10$ semblables. L’oreille veille presque autant que œil à la conservation des animaux; mais son actifilé est beaucoup moins constante que celle de l’orane visuel, toujours en action pendant la veille.

. L'appareil de l'audition est organisé pour sentir les Ncillations des corps comme lappareil visuel pour ércevoir leur forme, leur couleur, leur éloignement. se son est l'agent d’excitation de l’ouie, comme la

umière est celui de la vue.

Les corps élastiques ont la propriété de vibrer, ’est-à-dire de reprendre, par une succession plus ou Moins rapide de mouvemens de toutes leurs parties esunes sur lesautres, leur forme naturelle, lorsqu'elle rient d'être légèrement altérée. Cette succession de nouvemens ondulatoires détermine dansl’air cequ’on Ibpelle son. Celui-ci ne se transmet pas dans le vide. )n pense qu’il se propage en rayonnant, en formant cônes analogues à ceux que produit la lumière. ïsqu’il rencontre un obstacle, il se réfléchit comme imière et les corps élastiques, ce qui donne lieu phénomène connu sous le nom d’écho. Le “appareil destiné à recueillir les sons et à les asmettre au cerveau est très-compliqué. Nous ne vons nous occuper ici de sa description ni de men du rôle que paraît devoir jouer chacune de arties dans l’acte de l'audition. Au reste, ce qui

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Men connu se réduit, ainsi que le dit M. Itard (1),

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(1} Maladies de Voreille et de l'audition.

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« 1° Vibrations ondulatoires de l’air agité par Î « mouvement d’un corps; PAT: | « 2° Transmission des ondes aériennes jusqu’au « filets du nerf auditif; £ | "4,2 « 3° Impression produite par ces ondes sur € « nerf, » : KE” à % Nous avons déjà dit que l’ouïe avait besoin de plu longues intermittences que la vue. Quoique le silenc

et l’obscurité soient l’un et l’autre favorables à il

méditation, on ne fuit pas ordinairement la lumièr pour se livrer à la réflexion. Mais il est impossible d le faire avec fruit si des sons continuent à frappe l’oreille, à moins qu’ils ne soient uniformes, mode rés, et qu'on n’en ait contracté depuis long-temp l'habitude. |

L'ouïe, comme tous les autres sens, se développ beaucoup par un exercice modéré ét s’use par la fe tigue. Les peuples chasseurs, qui épient fréquemmer leur proie, l’entendent à de grandes distances ; che

‘eux ce sens est d’une perfection étonnante. Il est en

core plus exquis chez quelques animaux.

De même qu'une très-vive lumière suflit pour en lever l'usage de la vue, un bruit trop fort, une dé tonation violente, peut détruire la faculté d’enten dre, et l’on a vu des explosions de poudrières pro duire ce résultat. Il arrive plus fréquemment que &« effet n’est pas instantané, mais se manifeste insen siblement sous l'influence de sons violens fréquem ment répétés. Les personnes que leur état expose à d grands bruits perdent souvent louie, ou tout 4 moins chez eux la finesse de ce sens s’altère beaucou Les artilleurs, les marins de vaisseaux de guerre, s dans ce cas. La membrane du tympan se rompt c eux, et on les voit alors faire sortir la fumée de ta par le conduit auditif. Les forgerons , et en gén les ouvriers qui vivent au milieu du bruit des machi nes , entendent beaucoup moins facilement que l’hom me habitué à parler bas, et à ne recevoir que Fim pression de sons modérés. j $

| D'HYGIÈNE. 259 Certains bruits, sans être violens, affectent l’onie une manière extrêmement désagréable, et suffisent lelquefois pour déterminer des accidens assez gras: Tels sont, pour la plupart des personnes, le frotnent du verre par un corps dur, celui de la lime les métaux, sur une scie; pour quelques unes , le Chirement d’une feuille de papier, et pour tous les isiciens , les tons faux. Lorsque l'oreille a été longnps exposée à un bruit même modéré , Mais désaéable, par exemple à la monotonie d’un récit Huyeux , à l’insipide bourdonnement d’un bard qu’on n’écoute pas, à la percussion rapide

im marteau sur un métal, elle continue d’en per- :

foir la sensation lorsque l’action n’existe déjà plus : y éprouve alors un tintement fatigant. De pales impressions déterminent aussi parfois le somil, surtout si l’on y est disposé par l’immobilité, qu’on ne soit pas retenu par la ferme volonté de ter éveillé.

Si des atteintes directes altèrent fréquemment l’or: ne de l’ouie, il est d’autres causes plus générales i peuvent aussi intéresser profondément. Toutes impressions cérébrales très-vives sont dans le cas

l’altérer ; la surdité est un des symptômes fréquens

s inflammations du cerveau, et elle est souvent Ja te durable d’une affection de cet organe. Les subhces qui exercent une action particulière sur son emble sont très-propres à influencer en particulier Pgaue de l’ouïe. L'usage du café , des préparations imatiques en général, des boissons alcoholiques , 6 alimentation abondante, ne peuvent qu’altérer plus en plus profondément la faculté d'entendre k ez les ne dont la tête est fort excitable.

es transitions atmosphériques paraissent exercer L impression fâcheuse sur l’ouïe, et ses maladies nt fréquentes dans les pays dont la tem pérature a

pond mobilité.

La suppression d’une exhalation habituelle, d’une » . .

morragie qu d’une suppuration, a souvent occa-

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246 ELEMENS | | sioné la surdité, Dans ce cas, comine dans tous ceux! qui fui sont analogues, un accident quelconque venant gêner l'exercice d’un organe, un autre s’excite davantage : c’est toujours sur le plus irritable que

retentit le dommage. |

Les excès vénériens affectent presque aussi constamment l’ouïe que la vue; l'habitude de la masturbation produit des résultats encore plus mar-

qués.

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