‹ Précis élémentaire de géologieChapitre 15 sur 107 · AFRIQUE · texte numérisé non relu

AFRIQUE

contment que par Tisthme de Suez, dont la largeur est de 10 myriamètres.

Son ëfendue est d'environ 270 600 myriamètres carrés, et sa foraie donne Tidée d'un cœur renflé par une de ses extrémités supérieures; de sorte qu'elle présente deux grandes péDinsoles qui embrassent près des trois quarts de sa surface; Tune au nord-ouest, ti*acée par une ligne qui s'étendrait du golfe de la Syrtc dans la Méditerranée à celui de Biafra dépendance du golfe de Guinée; Tautre au sud, tracée par une ligne partant du golfe de Biafra et se dirigeant sur celui d'Aden dans l'océan Indien. Un autre caractère de l'Afrique, c'est la contiguïté des terres qui la composent, lesquelles ne sont presque pas entamées par des mers intérieures. Les îles y sont même rares et fort petites, à l'exception toutefois de celle de Madagascar^ l'une des plus grandes terres que l'on considère comme îles, sa surface étant de 5 000 myriamètres carrés. Cette île, située dans l'océan Indien, près de la côte orientale du continent, forme, avec quelques petites îles plus ou moins éloignées et plus ou moins réunies en groupes, un archipel étendu, où nous citerons les des Comores^ les îles Séchelles^ les îles Amirantes^ les iles des Sept frères et les îles Mascareignes^ parmi lesquelles on distingue Vile Maurice et Vîle de la Réunion , les seules de tout l'archipel qui aient quelque importance après Madagascar. Plus au nord se trouve Vile de Socotra^ également dans l'océan Indien.

Il existe aussi quelques îles entre les 36* et 56* degrés de latitude australe; mais, à l'exception de Vile de Kerguelen ou de la Désolation^ elles sont très petites; telles sont Vile d^ Amsterdam^ Vîle Saint- Paul^ Vîle Crozet^ Vîle Boudei ou de la Circoncision^ Vîle Diego d^Altarez ou de Gough^ les îles de Tristan d^Acunha, On trouve aussi, dans l'océan Atlantique, les petites îles de Sainte-Hélène et de V Ascension^ au sud de l'équateur, ainsi que les archipels du cap Vert^ des Canaries et de Madère^ au nord de l'équateur.

Quoiqu'il ait été fait, dans ces derniers temps, de brillantes explorations dans l'intérieur de l'Afrique, cette partie de la terre est encore trop peu connue pour que l'on puisse donner des notions positives sur l'ensemble de son relief. On y a cependant reconnu Texistence de chaînes de montagnes dirigées de l'ouest à l'est, comme les principales chines de l'Europe et de l'Asie. Tel est le système de V Atlas qui s'étend le long de la Méditerranée. Ses cimes les plus élevées, qui ont près de 4 000 mètres d'altitude, sont dans la partie occidentale, mais les montagnes s'abaissent en s'avançant vers l'est et le point le plus haut en Egypte n'a que 7 000 mètres.

Au sud du système de l'Atlas s'étend une vaste dépression ou

se GÉOGRAPHIE.

série de plaines qui traverse le continent de l'ouest à l'est et où Fou peut distinguer deux bandes parallèles. Celle du nord connue sous le nom de Sahara est un immense désert sableux; celle du midi, qui est en grande partie comprise dans le Soudan^ est arrosée par de nombreux cours d'eau.

Entre cette dépression et le golfe de Guinée se trouvent les montagnes de Kong que l'on a supposé faire partie d'un vaste système qui traverserait aussi tout le continent de l'ouest à l'est en se rattachant aux mofUagnes d'Ahyssinie par l'intermédiaire des montagnes de la Lune^ mais il paraîtrait, d'après de nouveaux renseignements, que les plaines du Soudan se prolongent à l'ouest de l'Abyssinie et que les montagnes de la Lune sont plutôt au sud qu'à l'ouest des montagnes de l'Abyssinie. Celles-ci forment un massif puissant où se trouvent des cimes qui ont près de 5 000 mètres d'altitude.

Un immense massif de montagnes dont Tintérieur n'est pas connu paraît couvrir V Afrique méridionale en se rattachant d'un côté aux montagnes de Kong et de l'autre à celles d'Abyssinie et en formant sur les côtes deux chaînes qui, comme celles de Ghattes, convergent l'une vers l'autre en s'avançant au sud. Par un second rapprochement avec les Ghattes, la chaîne occidentale ou montagnes du Congo est plus continue que la chaîne orientale où il paraît exister une dépression vers le 6* degré de laitude australe. La partie au nord de cette dépression, qui se lie avec les montagnes d'Abyssinie et qui comprend peut-être les montagnes de la Lune, présente des sommités couvertes de neiges perpétuelles ; tels sont \d Kilimandjaro Qï le Kenia aperçus par M. Rebman, ce qui suppose, dans cette région équatoriale, une altitude de plus de 5 000 mètres. La chaîne se relève aussi vers le sud entre les 10* et 20* degrés où elle est connue sous le nom de monts Lupata ou Épine du monde, La liaison de ces deux chaînes, à l'extrémité méridionale de la péninsule, se fait par des rameaux ou chaînes transversales dirigées de l'ouest à l'est; telle est la chaîne du Stcarteherg^ à peu de distance de la côte, et celle, plus au nord, qui comprend les monts Bokkeveld^ Roggeveld et Sneeuwherg. Ces montagnes sont disposées en gradins et présentent, sur leurs plateaux, des espèces de déserts connus sous le nom de Karrous,

Les îles d'Afrique sont aussi très montueuses. Le pic de Teyde^ dans l'île Ténériffe, l'une des Canaries, s'élève à 3 702 mètres d'altitude ; on dit que la chaîne dem^ntagnes qui traverse Tîle de Madagascar dans le sens de sa longueur atteint 3 600 mètres ; Vile de Fuego^ dans les îles du cap Vert, s'élève à 2 790, et le yic de Buito^ dans l'île Madère, à 1 781 mètres.

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