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CLASSIFICATION DES MINÉRAUX

ment, à l'oxygène ni à Peau, de ranger par Télément électro-négatif quelques substances formées par la combinaison d'un acide métallique avec une terre, et enfin de laisser parmi les kouphylites quelques substances dans lesquelles des métaux proprement dits jouent, comme éléments de troisième ordre, un rôle tout à fait secondaire.

Nous avons subdivisé les familles en genres et sous-genres déterminés par la nature des éléments et en leur donnant des noms dérivés de la nomenclature chimique; mais nous devons avouer que la différence des principes admis pour les subdivisions dans chacune des deux classes, nous a forcé de morceler les genres chimiques et d'admettre des genres de métallites qui n'ont que la valeur des sous-genres de kouphylites, défaut qui toutefois nous a paru moindre que le morcellement des groupes déminerais qui donnent les métaux usuels. D'un autre côté, afin de présenter l'ensemble du système nous avons laissé figurer dans le tableau les noms des familles dans lesquelles, d'après les règles admises, on ne pouvait inscrire des espèces.

làétailissement des espèces est, en général, au yeux des naturalistes d'une importance beaucoup plus grande que celles des autres groupes; aussi se sont-ils attachés à donner à cet égard des règles qu'ils ont souvent présentées comme des lois inmiuables de la nature. Mais le peu d'accord qui règne dans les définitions admises à ce sujet porterait à croire que, s'il y a effectivement dans la nature des rapports d'espèces à espèces plus tranchés que ceux des autres groupes, les hommes ne sont pas encore parvenus à connaître les lois qui dirigent cette délimitation. Du reste, parmi les diverses définitions de l'espèce minérale, nous avons choisi celle qui ne voit d'espèce certaine que dans la réunion des minéraux ie même nature dont les formes cristallines appartiennent à un même système cristallin ; entendant par même nature, pour ce qui regarde les combinaisons, la réunion des mêmes éléments dans les mêmes proportions, et ne considérant comme combinaisons que les corps dont les éléments se trouvent unis dans les proportions admises par le système atomique. Mais l'ignorance oii nous sommes des formes cristallines de plusieurs substances, et la manière dont beaucoup de principes étrangers aux éléments essentiels d'une combinaison s'y introduisent, soit par voie de mélange, soit par substitution, sont cause qu'il existe une grande quantité de substances minérales qui échappent à la définition de l'espèce, et qui peuvent être rangées dans quatre catégories de la manière suivante.

tôt MINÉRALOGIE.

La première se compose de celles de ces substances que l'on fait figurer dans la série des roches et, comme elles seront classées et décrites dans le chapitre suivant, nous pouvons nous dispenser de les faire figurer dans la série des minéraux.

La seconde comprend les substances qui paraissent devoir former une espèce, mais qid ne sont pas encore assez connues pour qu'on puisse l'affirmer, et certains mélanges que l'on est dans l'habitude de considérer comme des espèces. Or, afin de ne pas rompre les rapports naturels de ces substances et de ne pas rendre notre série des minéraux trop incomplète, nous les inscrivons sur notre tableau en les considérant comme espèces douteuses et en faisant précéder leur nom d'un point de doute ?.

La troisième catégorie comprend les mélanges intimes qui ne rentrent pas dans les deux catégories précédentes, ainsi que les minéraux que l'on croit pouvoir leur assimiler et ceux dont la composition, appartenant à des combinaisons d'un ordre élevé, est modifiée par la substitution d'un élément peu important. Nous pensons qu'il y a lieu de rapprocher toutes ces substances des espèces qui peuvent être considérées comme leur type, soit soos la forme d'appendice, soit conune sous-espèce ou variété.

U reste, pour former la dernière catégorie, les mélanges mécaniques qui ne sont pas admis dans la série des roches ; mais la minéralogie n'y voit qu'un mode de gisement des minéraux qui composent ces associations.

Nous avons pris pour point de départ de la dénomination des espèces celles suivies par Beudant, et lorsqu'il n'existait pas de dénominations univoques, nous nous sonmies servi, autant que possible, des dénominations binômes des chimistes, surtout de Berzelius.

Nous exprimerons les subdivisions de l'espèce par les dénominations de sous-espèces et de variétés en prenant pour point de départ l'usage, plutôt que la prétention de donner toujours la même valeur à la même dénomination. Toutefois nous n'admettons de BOUs-espèces qu'autant qu'on puisse les établir de manière à embrasser toutes les subdivisions de l'espèce, de sorte que tout minéral qui appartient à une sous-espèce se trouve exclu des autres sous-espèces, tandis que les variétés sont déterminées par des caractères qui s'associent plus ou moins entre eux. C'est ainsi, par exemple, que les variétés cristallisées d'un minéral peuvent appartenir, les unes aux variétés vertes, les autres aux vaiiétés rouges de ce minéral. Il y a cependant des cas oîi certains minéraux présentent un ensemble de caractères qui excluent les autres parties de

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