‹ Précis élémentaire de gravure sur cuivreChapitre 12 sur 30 · CINQUIÈME LEÇON · texte numérisé non relu

CINQUIÈME LEÇON

Exercices pratiques.

Portrait d’homme gravé par Henri Goet\ius ; fragment. (Ecole flamande, xvie siècle.)

La ligure 26 représente la manière dont on doit tracer un sujet qu’on voudra faire entièrement au burin, comme serait un portrait : on s’y prendra comme nous l’avons dit précédemment, pour cal-

quer le dessin sur la planche vernie. Cela posé, on tracera avec une pointe un peu coupante les contours de son objet calqué sur le vernis; on formera, avec la plus grande exactitude, les épaisseurs des ombres, des demi-teintes, et des reflets par quelques points suivis ou quelques bouts de hachures. Pour peu que l’on ait appuyé, on aura un trait suffisamment marqué pour n’être pas obligé de le faire mordre; alors, on dévernira la planche. Ce tracé ne doit point être ébarbé, de crainte de l’effacer, et il doit servir de guide à l’artiste, pour ébaucher, comme on va le voir dans la figure suivante.

Fig. 27.

C’est la même figure travaillée au burin.

Ce travail doit être fait par des tailles simples, qui s’arrêtent en s’adoucissant sur les formes que l’on a tracées, et se serrent davantage sur les con-

GRAVURE EN TAILLE-DOUCE

tours qu’elles doivent former en se couchant les unes sur les autres.

Les lumières doivent être réservées plus larges

Fragment d’une gravure de Bolswert, d’après Jordaëns. (Ecole flamande, xvie siècle.)

afin que l’on soit toujours maître de les resserrer autant qu’il sera nécessaire, soit en filant les tailles, soit en les prolongeant par des points.

Les cheveux doivent être ébauchés par des tailles serrées et légères.

Les figures 28 et 29 sont deux autres exemples de gravure au burin.

Nous conseillons fort aux élèves de s’exercer à reproduire ces deux portraits , jusqu’à ce qu’ils arrivent à les rendre absolument semblables au

Fig. 29.

modèle. Ils y apprendront non seulement leur métier, mais la compréhension et l’intelligence de la forme.

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