CALQUER
main, tandis que de l’autre on tient le flambeau. Voici comment on s’y prend en pareil cas. On passe, dans un piton attaché au plancher, quatre cordes d’égale longueur bcde; chacune de ces cordes a une boucle à son extrémité; on suspend le cuivre que l’on veut noircir par ses quatre angles, que l’on fait entrer dans chacune des boucles bcde, en sorte que a soit le côté verni de la planche. On conduit le flambeau parallèlement au côté be dans toute la largeur bc , et ensuite parallèlement au côté ed dans toute la longueur be , cd, et dans d’autres sens, jusqu’à ce que la superficie soit également noire partout; il faut prendre garde que la mèche du flambeau ne touche au vernis, mais seulement la flamme. Si on appréhendait que les angles du cuivre ne sortissent des boucles, on mettrait un étau à main à chaque coin de la planche, et les boucles se prendraient dans les queues de ces étaux.
Lorsque le cuivre est petit, on le tient d’une main par un étau qui sert de poignée, et on a la facilité de le retourner comme on le voit ici, c’està-dire que le côté du vernis soit en a .
Calquer.
On applique sur le dessin ou sur la photographie que l’on veut calquer une feuille de papier gélatiné, en ayant soin d’en fixer les extrémités et de laisser en dessus la plus unie de cette sorte de glace.
Puis, à l’aide d’une pointe, on passe sur tous les
GRAVURE EN TAILLE-DOUCE
traits du dessin, sur toutes les touches, et on détermine la forme des ombres, des demi-teintes, etc. On recouvre de poudre de sanguine et de mine de plomb cette surface gravée, et on frotte doucement avec la paume de la main pour permettre à la poussière colorante d’entrer dans toutes les lignes du dessin. Après avoir convenablement essuyé cette surface on la dépose sur le cuivre verni, et, à l’aide d’une pression douce, on obtient une image semblable à celle qu’on vient de calquer, retournée pour être gravée.