‹ Précis élémentaire de l'histoire d'AngleterreChapitre 14 sur 140 · HISTOIRE DES ANGLO-SAXONS · texte numérisé non relu

HISTOIRE DES ANGLO-SAXONS

il s'agissail de repousser les agressions d'un ennemi commun. Cette institution persévéra à peu pri's jusqu'à laconversion définitive des Anglo-Sa\ons (670); alors la domination universelle fut dispuléepar les États de Norlhumbrie, de Mercie et d'Ouessex. Nous dirons les principaux événements qui se passèrent dans chacun de ces royaumes jusqu'à leur réunion sous Egbert le Grand.

3. NoRTuuMURiE (G70-827). — L'histoire de ce royaume pendant tout le temps deson indépendance n'offre que trahison et perfidies. La scùne est constamment chargée de cadavres. La plupart des princes périssent de mort violente sans avoir rien fait de remarquable. Alfred, le second successeur d'Osiwo, le dernier des brethwalda, défendit avec courage le nord de ses États contre les Écossais ; il se déshonora en persécutant avec tyranniesaint Vilfrid, archevêque d'York, qui défendait les biens de l'Église contre ses usurpations (G8d-705). Les troubles qu'il excita à cette occasion dans son royaume se perpétuèrent, et dans un siècle on \il passer plus de quarante princes qui furent égorgés ou chassés par leurs sujets rebelles. Les Normands profitèrent de ces divisions pour envahir ce pays à la fin du viil« siècle (793), et ces désordres facilitèrent aux rois d'Ouessex l'établissement de leur suprématie.

3. Mercie '654-825). — Ce royaume fournit des destinées plus glorieuses que celui de Northumbrie. Sa puissance, d'abord éclipsée par les revers qu'essuyèrent les successeurs immédiats du célèbre Panda, se releva sous Ethelbald , arrière-neveu de ce chef courageux (7 1 8-757). Ce prince soumit à son sceptre tout les royaumes anglo-saxons, moins ceux de Northumbrie et d'Ouessex, et périt massacré dans une

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sédition. Offa, son parent, lui succéda et ajouta encore à ses conquêtes en s'emparant d'une partie des États du roi d'Ouessex. Il eut des relalions avec Charlenaagne, prit de ce prince le goût de la civilisation, recueillit en un seul code toutes les lois de ses sujets, et rétablit àson exemple l'ordre dansl'intérieur de son royaume. Rien n'eût manqué à son bonheur s'il n'eût fait périr le roi d'Est-Anglie Ethelbert. Le regret qu'il eut de cette faute empoisonna tellement ses jours, qu'il en mourut (757-796). Pendant vingt-six ans le nouveau roi deMercie,Kenulph, se soutint au même degré de gloire et de prospérité; mais enfin la division se mit dans tous les rangs, et il lui fallut se soumettre à Egbert, roi d'Ouessex (82o). 4. Ol'essex (642-827). — Quoique appelé à absorber tous les royaumes, cet État ne jeta pas d'abord un grand éclat. Dans le commencement il eut assez à faire de se défendre contre le roi de Mercie (642- 672), et ce ne fut que sous Ina qu'il parvint à une haute prospérité. Ce prince, qui réunissait en lui toutes les vertus et toutes les qualités d'un conquérant, fournit en trente-sept ans le règne le plus fortuné et le plus glorieux de l'heptarcbie. Son épée soumit tout le midi de l'Angleterre depuis la Tamise jusqu'à la Manche, força les rois de Sussex et de Kent à lui faire hommage de vassalité, et le mit au rang des plus grands conquérants. Par sa législation il sut régler la justice et pourvoir à tous les besoins de ses sujets avec tant de sagesse et d'habilelé, qu'aucun de ses prédécesseurs sous ce rapport n'a pu lui être comparé. Plein de piété, il s'éclaira des conseils des prêtres les plus distingués, fonda un grand nombre d'églises et de monastères, et échangea enfin son palais de roi contre une cellule de

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