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i* r Ordre : non oxidables immédiatement; si
ce n’est à un feu très- violent ; et réductibles immédiatement.
a* Ordre : oxidables et réductibles immédiatement, •.
3* Ordre : oxidables mais non réductibles immédiatement.
A. Sensiblement ductiles.
B. Non ductiles.
MINÉRALOGIE- l43
IV e Classe : substances combustibles non métalliques.
i Divisées en quatre espèces, u
APPENDICE : substances piivtogènes.
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Le nouveau système de, minéralogie de M. Berzélius
a été connu en Frapce en *819, par la trççluction qyi en, a «té publiée sous les yeux de l'auteur lui-même- 11 partage toutes le* substances minérales en deux g^pde^ séries ; «font .Jpne beaucoup plus considérable comprend J^8 sqjpstanoes minérales prqpreipep.t dites, c’est-à-dire les corps simples ou les corps combinés d’après le principe de la composition inorganique, dans lesquels les atomes composés du premier ordre ne contiennent que deux élémensj et dont l’autre comprenant les substances fossiles d’origine organique, renferme les
corps composes d apres le principe de la composition
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organique”, c est-a-dirç ceu* dont les molécules composés du premier ordre contiennent plus de deux élémens; à cette série appartiennent tous les combustibles non métalliques , moins le soufre et le diamant qui sont des
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corps simples. . ,
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La première classe se divise en trois ordres , savoir : i° les métalloïdes ou corps combustibles simples non métalliques : tels sont le soufre , le carbone, Thydrôgène, etc.; 2 0 les métaux électro - négatifs , ou ceux dont les oxides tendent plutôt à jouer le rôle d'un acide que celui d’une base, dans leurs combinaisons avec d’autres corps oxides ; 3 ° les métaux électro-positifs ou ceux qùi forment plus spécialement des bases. Ce dernier ordre çst lui-même subdivisé en deux tribus, la première con-
tenant les métaux dont les oxides se laissent réduire au moyen du charbon, c’est-à-dire les métaux anciennement connus ou les métaux autopsides de Haiiy; la seconde, les métaux qui ne se laissent pas réduire par les moyens ordinaires et qui sont les radicaux des alcalis et des terres, ta silice qüi dans toutes les élassifications aVàit présenté tant de difficultés, est placée par M. Berzélius (*) parmi
les métaux électro-négatifs à la suite du titane. ' ‘i
Dans chacun de ces ordres chaque corps simple forme
une famille qui ensuite se subdivise en autant cP espèces
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- • (*> CLASSIFICATION DE M. BEttZRUUS. (asnÉB T»t9J ; , -j
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Peemilre classe.
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Corps simples ou composés, dont les atomes composés dû premier ordre ne contiennent que deux élémens. ■a ’
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A. Oxigene.
B. Combustibles. 11 ‘Va 1 * ' ’’ ^
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i er Ordre : Métalloïdes.
familles : Soufre, Radical muriatique, Carbone , etc.
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2 e Ordre : Métaux électro-négatifs.
familles : Arsenic , Chrome , Molybdène , Silicium, etc.
■ 'tu.'.i -.T . 'iFfl ■ ■* ; !■> : H^u:' , :T(;riin
a' Ordre ; Métaux ÉLECTRO-Posiarirs. .
if». Tribu. — Métaux réductibles par les moyens ordinaires.
familles : Iridium , Platine , Or, Mercure , etc.
2 ” Tribu. — Métaux non réductibles par les moyens ordin a ires .
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familles : Zirconium , Aluminium , Yttrium , Magnésium, etc.
MINÉRALOGIE. l/\5
qu’elle offre de combinaisons différentes. L’auteur a disposé ces familles de manière à ce que , commençant par l’oxigène, qui est le corps le plus éminemment électronégatif, elles passent successivement jusqu’au potassium qui est le plus électro-positif. Quant aux espèces , l’auteur admet qu’elles doivent être composées des mêmes élémens et dans les mêmes proportions , et que la plus petite addition d’une substance appartenant essentiellement à la combinaison , doit déterminer la formation d'une espèce nouvelle.
L’examen rapide de la méthode minéralogique de M. Berzélius, auquel nous venons de nous livrer, nous montre entre elle et celle de Haüy de très-grands rapports. En effet les principes sont les mêmes, et les groupes que M. Berzélius appelle familles , correspondent exactement aux genres du minéralogiste français; seulement la disposition de ces groupes varie dans les deux méthodes, parce que les deux auteurs ont pris une base différente.
Mais cette classification du célèbre chimiste suédois a été plus récemment modifiée par lui-même dans un mémoire spécial publié en i8a5 ( Annales des sciences natu-
Deuxi£me classe.
Corps composés, dont les atomes composés du premier ordre contiennent plus de deux élémens.
Tourbe, Succin , Naphte , Asphalte, Houille et sels d’ Ammoniaque. i
Chacune de ces substances appartiennent à autant de genres
contenant chacun plusieurs espèces.
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relies , tom. 5, p. a35). Ce sont les changemens que la belle découverte de M. Mittscherlich de l’isomorpliie d’un grand nombre de substances minérales , a introduits dans la distinction de beaucoup d’espèces, qui ont engagé M. Berzélius à présenter une nouvelle classification minéralogique. Nous emprunterons à l'auteur lui-même l’exposition de cette nouvelle classification.
l’ai démontré, dans un précédent essai, dit ce savant, que les produits du règne minéral sont les mieux rangés sous les rapports électro-chimiques de leurs éléraens, et qu’ils peuvent être places d’après leur principe le plus électro-positif ou les plus électro-négatil. Chacune de ces méthodes a ses avantages, et on les emploie également bien. J’ai cependant donné la préférence, dans mon ancien essai d’un système chimique de minéralogie, à celle qui groupe les familles d’après les élémens électropositifs. Je me fondais sur ce que la plupart des substances électro-positives impriment à leurs combinaisons avec les négatives des caractères particuliers qui se conservent plus ou moins bien dans tous les minéraux on iis se trouvent : tels sont le plomb, le cuivre, le cobalt, le nikfil , le fer, la baryte , etc. ; et comme ces composés sont souvent l’objet de travaux ayant pour but d’en extraire une pareille substance électro-positive, il me parut que la commodité pour l’application de la science à la pratique, qui résulte de ce que les combinaisons de ces métaux forment des classes séparées, devait compenser la commodité qui n’est pas non plus à dédaigner, de l'autre classification, où, par exemple, lot» les sulfures
métalliques sont, comme tous les silicates, rangés ensemble. On ne pressentait pas alors les difficultés que «levait faire naître l'échange qui a lieu entre les corps isomorphes. En considérant les modifications que cette circonstance, maintenant constatée doit introduire dans l'ordonnance systématique, il saute d’abord aux yeux que là où les échanges isomorphes sont les plus fréquent, la classification doit être, sinon impossible, du moins -beaucoup plus difficile. Les exceiiens travaux de M. Mitscherlich ont fait reconnaître que ces substitutions peuvent avoir lieu entre les corps électro-négatifs comme entre les positifs sans changer la figure des cristaux; mais, dans les combinaisons que présente le règne minéral, on trouve de fiéquens échanges entre les corps positifs les plus communs, tandis que parmi les négatifs on n’en a endore découvert que dans les acides phosphorique et arsenique, qui sont plus rares. S’il se présentait aussi fréquemment dans le règne minéral , des corps négatifs isomorphes, avec le soufre ou avec la silice, l une et l’autre classification offriraient les mêmes difficultés. Il doit donc y en avoir moins à ranger les corps d’après leur principe électro négatif. Toutefois, lorsqu’on veut y placer les combinaisons variables par 1 isomorphisme des bases, on renéontre les mêmes difficultés pour les ranger entre elles , que dans la classification ■d’après l’élément le pins électro-posiiif; mais là ces difficultés soat de moins d’importance. J’ai, d’ailleurs, fuit voir, dan» mon ancien essai , non-6eulement.que la disposition électro-négative a beaucoup d’avantages, mais aussi que, dans cette méthode , toutes les Combinaisons
MINERALOGIE.
oxigénées étant rangées sous l’oxigène, la première classe de la minéralogie , celle qui est purement inorganique , y est subdivisée en deux parties , dont l'une comprend les minéraux oxidés, et l'autre ceux qui ne le sont pas.
Dans tous les anciens systèmes , y compris ceux de Werner et Haüy, on a tâché de conserver l'avantage qui résulte de la classification d’après l'élément positif. Chaque métal proprement dit , y compose une famille qui embrasse toutes ses combinaisons. Il faut renoncer à cet avantage, dans la classification d’après le principe négatif. Plus d’un minéralogiste n’aimera peut-être pas chercher le fer, le cuivre , l’argent, dans plusieurs familles où ils se trouvent dispersés. Je dois donc faire voir comment la classification d’après l’élément positif peut s’adapter aux échanges isomorphes. Ainsi que chaque base a son sulfate , de même et tout aussi bien les composés grenat, tourmaline, pyroxène, peuvent être placés sous plusieurs bases ; alors les noms alun , grenat, tourmaline, ne désignent plus des espèces minéralogiques, ils indiquent seulement, ce qui est aussi plus juste, des modes de combinaison. Mais l’échange des bases en proportions indéfinies dans les composés, jette cependant de l'incertitude sur la place qu’on doit assigner à tel ou tel grenat. Quelquefois il peut être également bien placé en plusieurs endroits ; ce qui prouve toujours un vice dans le principe de la classification. Ainsi , quelque méthode qu’on adopte , on ne pourra pas éviter, en suivant strictement le principe, de rencontrer quelque chose qui choque par sa nouveauté; mais je dois ajouter
qu’une chose, pour nous paraître nouvelle, ne doit pas être rejetée comme fausse.
Il me semble donc démontré : i° que lorsqu’il se présente des minéraux à substitution isomorphe, il n’est pas possible, dans l'état actuel de nos connaissances, de déterminer, d’une manière satisfaisante, quels sont ceux qui composent des espèces minéralogiques; et 2° que ces échanges ayant lieu principalement entre les principes électro-positifs des minéraux , leur classification d’après le principe le plus positif ne peut être employé sans de grandes difficultés.
Dans un système qui coordonne les minéraux d’après leur élément le plus négatif, les combinaisons où les bases isomorphes se remplacent, peuvent être naturellement rangées l’une auprès de l’autre, et il importe moins qu’on sépare ou non les minéraux en espèces différentes , pourvu qu’on sache ce qui n’est pas parfaitement identique; et que dans la description spéciale du système , on indique les limites , et qu’on montre que ces espèces peuvent varier à l'infini lorsqu’on suit strictement la classification électro-négative ; les composés, surtout dans les grandes familles, se rangent d’une manière si frappante dans l’ordre de leurs caractères extérieurs, qu’ils n’auraient pu l’être mieux d’après le système de Wemer, où cette analogie des caractères extérieurs était le principe dominant; circonstance qui doit certainement beaucoup favoriser l’adoption de cette méthode.
Je vais essayer de ranger les minéraux d’après leur élément négatif, en conversant leur grande division en
l5o MINÉRALOGIE.
deux classes : celle des minéraux de composition inorganique, et celle de composition organique. La première comprend dix-huit familles, qui se suivent, depuis la plus positive jusqu'à la plus négative, dans l’ordre suivant : fer, cuivre, bismuth, argent, mercure, palladium, platine, osmium, or, tellure, antimoine, arsenic, carbone, azote, sélénium, soufre, oxigène et chlore. Les huit premières ne se composent que d’une ou deux espèces, mais les suivantes en comprennent un grand nombre, et sous l’oxigène sont rangés tous les minéraux oxidés. Il ne m’a point paru qu'il pût être commode ou utile de subdiviser ces dix-huit familles, et la distinction entre les corps oxidés ou inoxidés s’ensuit d’elleméme. La place assignée au chlore , à la suite de l'oxigène, est une déviation de l’ordre strict qui peut être défendu, par la raison que le chlore chasse l’oxigène des bases mêmefc les plus fortes, et n’est chassé par l'oxigène que des bases les plus faibles; mais le chlore, dans les acides qu’il forme, est positif relativement à l’oxigène, et devrait par conséquent le précéder. Si je l’ai placé ici après l’oxigène , c’est parce que cette dernière famille se termine par des sels, et que celle du chlore n’est presque composée que de sels. Si l’iode venait à appartenir au règne minéral , je le placerais entre l’oxigène et le chlore.
Nouvelle classification des minéraux d’après leur élément le plus électro-négatif, par M. Berzélius (année 1823).
I re Classe : Minéraux composés à la manière des substances inorganiques:
i r * Famille : fer.
Fer météorique.
2 e Famille : cuivre.
Cuivre natif.
3 e Famille : bismuth.
Bismuth natif.
4 e Famille : argent.
Argent natif.
5 e Famille : mercure.
Mercure natif. ^
Amalgame.
6 e Famille : palladium.
Palladium natif.
7 e Famille : platine.
Platine natif.
8 e Famille : osmium.
Osmiure d’iridium 9 e Famille : or.
Or natif.
Or argentifère.
io e Famille : tellure.
Tellure natif.
Tellurure.
1 1® Famille : antimoine.
Antimoine natif.
Argent antimonial.
12 ® Famille : arsenic.
Arsenic natif.
Arseniures. <* i 3 e Famille : carbone.
Diamant.
Houille.
Anthracite.
Carbures.
• 14* Famille : azote.
Gaz azote.
i 5 * Famille : sélénium.
Séléniures.
16® Famille : soufre.
Soufre natif.
Sulfures.
, Sulfo-arseniures.
17 e Famille : oxigène.
Gaz oxigène.
Oxides.
Aluminates.
Silicates.
Silicio-aluminates.
Oxide de titane.
Titanates.
jüilicio-titanates.
Tantalates.
Ac ides et toutes leurs combinaisons.
18 e Famille : chlore.
Chlorures.
II e Classe : Mine'raux composés à la manière des substances organiques dont ils paraissent tirer leur origine.
A. Substances organiques peu changées:
Terreau.
Tourbe.
Lignite.
Dusodyle.
B. Résines fossiles:
Ambre jaune.
Betinasphaltc.
Bithume élastique. .