‹ Précis élémentaire de physiologie (volume 3)Chapitre 10 sur 29 · TABLEAU DES TISSUS DU CORPS DE L HOMME · texte numérisé non relu

TABLEAU DES TISSUS DU CORPS DE L HOMME

I cellulaire.

vasculaire

artériel.

nerTeux.

osseux.

veineux.

' lymphatique.

/ cérébral.

( des ganglions.

Systèmes

fibreux.

fibreux ] fi bro- cartilagineux.

dermoïde.

volontaire.

involontaire.

musculaire

érectile.

muqueux.

séreux.

..... ( pileux,

corné ou épidermique . . . . { £ piderinoïde .

parenchymateux glandulaire.

Ces systèmes, en s 'associant entre eux et avec el ^f p a à l r ^| S les fluides, composent les organes ou les instru- ments de la vie. Quand plusieurs organes tendent, par leur action, vers un but commun, on nomme leur ensemble appareil. Le nombre des appareils , leur disposition, leurs usages, établissent les principales différences qui existent entre les animaux.

Propriétés physiques des organes.

L'examen des^propriétés physiques des organes Propriété» montre qu'ils possèdent la plupart de celles qui se de» organe.-, voient dans les corps inorganiques : les divers degrés de dureté depuis celle des silex jusqu'à la mollesse prononcée , l'élasticité , la transparence ,

la réfringence des couleurs et des formes extrêmement variées, etc., toutes ces propriétés jouent un rôle important durant la vie ; celle-ci même, dans certains cas, repose sur leur intégrité.

Envisagé sous le même rapport , le corps de l'homme offre plusieurs arrangements qui ne laissent point douter de la nécessité des connaissances physiques pour se livrer à l'étude de la vie. On y voit une véritable lunette assez compliquée dans sa construction ; un instrument de musique ; uh appareil acoustique ; une machine hydraulique des plus ingénieusement disposée pour mouvoir circu lairement un fluide ; une mécanique admirable par la multiplicité des pièces qui la composent, sa solidité et la diversité des mouvements qu'elle permet, etc.

Parmi les propriétés physiques des tissus organiques, il en est qui méritent une attention spéciale, parce qu'elles sont communes à tous les tissus, qu'elles sont continuellement en jeu durant la vie, et qu'elles président à l'exercice de plusieurs fonctions. Il est d'autant plus nécessaire de les signaler a l'étude des commençants, qu'elles sont révoquées en doute par la plupart des physiologistes actuels, hubibjiioo, L'une des plus remarquables, et sur laquelle j'ai

propriété E # * * '

commune appelé naguère l'attention des physiologistes, est tissu* la propriété de s'imbiber qui existe dans tous les vivauta. tj sgU8 j e l'économie. Que l'on mette un liquide

quelconque en contact avec un organe, une mem-

DE PHYSIOLOGIE. l3

brane, un tissu, dans un temps plus ou moins court le liquide aura passé dans les aréoles de l'organe ou du tissu , comme il aurait pénétré dans les cellules d'une éponge ou dans celles d'une pierre poreuse. Il y aura des variations pour la durée de l'imbibition qui dépendront de la nature du liquide , de sa température r de l'espèce de tissu qui doit s'imbiber, mais dans tous les cas l'imbibition aura lieu. Sous ce rapport, il y a des tissus qui sont de véritables éponges, et qui absorbent avec une grande promptitude : tels sont les membranes séreuses et les petits vaisseaux ; d'autres tissus résistent quelque temps avant de se laisser pénétrer, par exemple, l'épiderme.

Cette propriété physique appartient non-seulement aux animaux, mais à tous les êtres organisés ; elle exerce une influence évidente sur la plupart des phénomènes de la vie.

M. Btutrochet a observé un fait curieux relatif à l'imbibition : qu'une membrane soit mise en contact par ses deux faces avec deux liquides de viscosité différente , le liquide le moins visqueux passe à travers la membrane, et va se mêler avec le liquide le plus visqueux, jusqu'à ce que la viscosité de celui-ci soit très-diminuée ; alors une partie de liquide, dont la viscosité est diminuée, passe à son tour en sens inverse à travers la membrane, et les deux liquides acquièrent une viscosité égale. M. Dutrochet appelle le pre-

l4 PRÉCIS ÉLÉMENTAIRE

mier phénomène endosmose, et le second exosmose. Ces phénomènes ont besoin d'être soumis à de nouvelles recherches ; car l'auteur de cette découverte s'en est exagéré l'importance, et s'est engagé dans des suppositions qui l'ont détourné de la marche expérimentale qu'il n'aurait pas dû abandonner, influence M. Chevreul a fait, touchant l'imbibition, une ob-

de l'eau sur , . . . .

les prop.it nés servation intéressante : plusieurs de nos tissus doi-

physiques . . , , . . ,, •

des organes, vent leurs propriétés physiques à I eau qu ils retiennent, c'est-à-dire à l'eau dont ils sont imbibés. Si cette eau leur est enlevée, ils changent, et deviennent impropres aux usages qu'ilsremplissent durant la vie. Ils récupèrent aussitôt leurs propriétés dès qu'ils sont mis en contact avec de l'eau, et qu'ils s'en pénètrent. Ils peuvent ainsi perdre et reprendre un grand nombre de fois leurs propriétés physiques.

Perméabilité Une autre propriété à laquelle les physiologistes ont donné peu ou point d'attention , appartient aux membranes. Les lamelles qui les composent sont tellement disposées que les gaz les traversent sans éprouver beaucoup d'obstacle. Si vous prenez une vessie, et que vous la remplissiez de gaz hydrogène pur, et qu'ensuite vous la laissiez en contact avec l'atmosphère , au bout de très-peu de temps l'hydrogène aura perdu sa pureté, et sera mêlé d'air atmosphérique qui aura pénétré dans la vessie. Ce phénomène est d'autant plus rapide, que la

aux gaz.

membrane est plus mince et moins dense. Il préside à l'un des actes les plus utiles de la vie : la respiration. Il persiste après la mort.

Il est encore une propriété physique que nos ^J*^ 0 ™?^ tissus et notre corps tout entier partagent avec deiii™*. les corps qui ne sont pas doués de la vie. Je veux parler de l'évaporation de la partie liquide de nos organes : dès que nous nous trouvons dans les circonstances favorables à l'évaporation, aussitôt ce phénomène se montre comme cela arriverait à tout composé solide et liquide ; l'eau de nos humeurs est réduite en vapeur, et la perte que nous faisons de cette manière est d'autant plus forte, que les conditions physiques environnantes sont plus favorables à l'évaporation. Cet effet tout physique a une telle influence sur lavie de certains animaux , qu'ils meurent en quelques instants si l'évaporation de leurs liquides se fait avec trop de rapidité.

De quelle manière nos tissus se comportent-ils relativement au magnétisme, à l'électricité et à la chaleur ? Sont-ils bons ou mauvais conducteurs de ces principes, et à quels degrés ? Gomment se fait la distribution de ces corps impondérables dans nos divers parenchymes ? Ce sont autant de questions à résoudre, et qui méritent l'attention de» physiciens et des physiologistes instruits.

l6 PRECIS ÉLÉMENTAIRE

Propriétés chimiques des organes.

Examiné sous le point de vue chimique, notre corps offre une foule de phénomènes où Ton ne peut méconnaître ce caractère ; ici, comme dans les organes digestifs, c'est un arrangement qui est presqu'en tout semblable à ces appareils que Ton monte dans les laboratoires de chimie pour obtenir certains produits. Là, comme dans les poumons, c'est un appareil de combustion, un véritable fourneau, où, par un artifice très-simple, le combustible est brûlé lentement de manière à produire une chaleur uniforme et constante ; ailleurs, ce sont des productions variées de composés, utiles, soit comme réactifs, soit comme résidus devant être expulsés, etc., etc.

Propriété» Si nous envisageons la composition chimique de

chimiques

des organe, notre corps, nous remarquerons qu il est forme d eléments qui forment par leurs diverses combinaisons tantôt des composés semblables à ceux de la nature inorganique , tels que l'eau, l'acide carbonique, les chlorures de sodium et de calcium, etc. , et tantôt des composés qui ne se rencontrent que dans les corps organisés.

Éléments qui entrent dans la composition chimique

des organes.

Seize corps simple» ou éléments ont seuls la Corps propriété d'entrer dans la composition des ani- r 0 TmcnUcs

Org

a Des.

maux. Les autres éléments , dans certaines circonstances, peuvent bien traverser l'organisation animale , mais ils ne s'y arrêtent point , ou y deviennent bientôt nuisibles.

Éléments solides.

Phosphore, soufre, carbone, fer, manganèse, silicium , magnésium , calcium , aluminium , potassium , sodium , iode.

Éléments gazeux.

Oxigène , hydrogène , azote, chlore.

Éléments incoircibles.

Le calorique , la lumière , les fluides électrique Flcmcnls

A . incoercibles.

et magnétique.

Ces divers éléments , combinés entre eux trois à trois , quatre à quatre , etc. , suivant des lois encore ignorées , forment ce qu'on nomme les principes immédiats des animaux.

l'RKCIS VA M M KN TAIlîli

Principes immédiats du corps de l'homme.

Principes immédiats du coi |»m de l'homme.

Principes

«KOtCS.

Principe»

«on azotés.

Composition chimique

«les principes immédiat».

Les matériaux ou principes immédiats sont distingués en azotés et non azotés

Lesprincipes azotés sont : l'albumine, la fibrine, la gélatine , le mucus , le caséum , l'urée , l'acide urique , l'osmazôme , le principe colorant rouge du sang, le principe colorant jaune

Les principes non azotés sont : l'oléine, la stéarine, la matière grasse du cerveau et des nerfs, l'acide acétique, l'acide benzoïqu«e , l'acide lactique, l'acide oxalique, l'acide rosacique , le sucre de lait, le sucre des diabètes le picromel, la cholesterinc, les principes colorants de la bile, et des autres liquides ou solides qui deviennent colores accidentellement.

Les principes immédiats organiques sont en général formés de trois ou quatre éléments, l'oxigène, l'azote, l'hydrogène, le carbone. Les trois premiers, étant gazeux à létal libre, tendent continuellement à abandonner la forme solide, et cette tendance est encore augmentée par la température propre au corps vivant, et par l'affinité qui sollicite l'hydrogène et l'oxigène a s'unir pour fofmer de 1 eau , l'oxigène et le carbone, pour former de l'acide carbonique, et l'azote et l'hydrogène, pour produire de l'ammoniaque. D'un autre coté , le carbone et l'hydrogène, ne trouvant pis dans 17) r-

DE PHYSIOLOGIK. 19

ganisation assez (Toxigène pour se convertir en Tendance à acide carbonique, ces corps ont une tendance evi- tion / dente à absorber Toxigène de l'atmosphère, et cette disposition s'accroît encore par l'élévation de température du corps, et par le contact de l'eau, qui diminue la cohésion des composes et favorise ainsi leurs nouvelles combinaisons. De ces diverses causes résulte ce fait, connu depuis long-temps,

' que le cadavre des animaux a une grande disposition à se décomposer, par l'effort continuel que font ses éléments pour reprendre l'état qui leur est départi d'après les lois générales de la nature.

l>KS FLUIDES (>l HOIKCRS.

Les fluides du corps des animaux, et partieuliè- Des fluides rement ceux du corps de l'homme, sont en pro- 'rhomnic^ portions très-considérables, relativement aux solides : dans l'homme adulte ils sont :: 9 : 1. Chaussier mit dans un four un cadavre pesant cent vingt livres ; après plusieurs jours de dessiccation, il se trouva réduit à douze livres. Des cadavres ensevelis depuis long-temps dans les sables brûlants des déserts de l'Arabie présentent une diminution de poids extraordinaire.

Les fluides du corps de l'homme sont tantôt contenus dans des vaisseaux , où ils se meuvent de diverses manières ; tantôt dans des aréoles ou vacuoles, où ils semblent être en dépôt; d'au-

De* fluides du corps de l'homme.

Kuuméralion des fluide»

du corps

de l'homme.

très fois ils sont placés dans de grandes cavités , où ils font un plus ou moins long séjour. Enfin dans le plus grand nombre des cas ils sont imbibés dans le tissu des solides, dont ils sont alors une partie essentielle.

Listes des liquides ou humeurs du corps de t' homme.

i». Le sang.

Le plus utile de tous les liquides par sa quantité , sa nature, ses propriétés vitales; source de toutes les autres humeurs; sa privation entraine immédiatement la mort, et ses altérations sont suivies de troubles graves dans l'exercice des fonctions.

a°. La lymphe.

\ Sorte de sang imparfait qu'on trouve fréquemment j en petite quantité dans un ordre particulier de / vaisseaux, et dont les usages sont peu connu».

4«. Les humeurs aqueuses et vitrées

de l'œil.

5°. Le cristallin.

6°. L'humeur noire de la choroïde.

'Servent à la vue, par leurs propriétés physiques.

y*. Liquide labyrintique de Cor cil Le. J Usage inconnu.

8» Là croisse ) Entoure ' es organes et les protège par ses proprié- ° ) tés physiques.

n». La moelle et le suc médullaire, j R , em P lit le » cavité * el ,es cell " ,es J • > des os.

io« Synovie ) Favorisc * e8 mouvements, en diminuant les frotte- * - ' } menls des surfaces mobiles en contact.

u: Sérosité du tissu cellulaire. ) Um ^ «"«logue a celui de la sy-

> novie.

îa». Sérosité des membranes se- \ Lubrifie la surface de ces memretises. f branes.

Le liquide qui s'évapore à la \ Contribue à maintenir égaie la surface de la peau ou ta sueur. f température du corps.

,4*. L'humeur onctueuse de la peau, j F " 0 ™« contacts répelé. * r J avec les corps extérieurs.

. . ) Revêt h s membranes muqueuses et les garantit des

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