‹ Précis élémentaire de physiologieChapitre 69 sur 69 · NÈGRES OCÉANIENS · texte numérisé non relu

NÈGRES OCÉANIENS

Crânes conformés comme ceux des Européens ; pommettes un peu plus larges, dents tout-à-fait semblables, cheveux lisses et noirs ; peau olivâtre ou brune , dans le même climat où l’Arabe indien est noir comme le nègre.

Le littoral de l’Indo-Chine, tout l’archipel asiatique et l’Océanie jusques à Madagascar.

I A peau de nègre ; cheveux noirs , demi-laineux , très- ! touffus, frisant naturellement; barbe noire et rare; phy- \ sionomie tenant du nègre et du malais, mais à dents déjà / un peu proclives ; ouverture nasale plus évasée encore ! qu’aux Guinéens.

Couleur tout-à-fait noire ; crâne comprimé et déprimé ; cheveux courts très-laineux , et recoquillés ; nez écrasé à la racine et très-épaté ; lèvres grosses ; angle facial très-aigu; en tout très-rapprochés des nègres de Guinée.

La nouvelle Guinée, l’archipel du Saint-Esprit, iles Audaraann, Forraose.

La côte orientale d’Afrique sur l’océan indien.

L’Afrique au-delà du tropique austral , moins la partie correspondante de la côte orientale.

lo llotteiitots , Boschùmans , Houzouanas , etc.

2° Malgaches de la côte orientale de Madagascar; cheveux courts et laineux; peau de couleur cuivre foncée ; orbites écartés plus qu’à aucuns Nègres.

1" Caroliniens , formes régulièrement belles, taille plus svelte et plus élevée que la moyenne d’Europe; caractère doux , conception facile.

2° Dayaks et Béadjus de Bornéo, et plusieurs des Ilaraforas desMoluques : les plus blancs des Malais.

go Javans , Sumatriens , Timoriens et Malais du reste de l’archipel indien : lèvres généralement grosses , nez épaté ; pommettes saillantes; taille plus petite que la moyenne d’Europe ; caractère perfide et féroce.

4° Polynésiens proprement dits : taille généralement grande comme celle des Caroliniens, mais forme du visage comme aux Javans, Sumatriens, etc.

5° Ovas de Madagascar , habitant la zône intermédiaire au rivage oriental et aux montagnes : taille ordinaire de 5 pieds 6 à 7 pouces ; couleur olivâtre claire; orbites grandes et carrées; menton d’un ovale très-long transversalement; nez presque européen.

Habitent les petites îles autour delà nouvelle Guinée, Waigiou, et la nouvelle Guinée.

Ont peuplé ou peuplent encore le nord de l’Océanie occidentale , quelques petits archipels de la Polynésie , une grande partie de l’archipel indien , et quelques contrées de l’Indo-Chine et les îles adjacentes.

\°Moys ou Moyes des montagnes de la Cochinchine ; Samang , Dayak , etc. , des montagnes de Malaca ; peuplant aussi l’intérieur de Forraose , l’archipel d’Audamann et anciennement le midi de Pile de Niphon , d’après l’Histoire japonaise.

2° L’intérieur de Bornéo et de quelques-unes des îles Philippines , l’intérieur de Célèbes , et quelques-unes des Moluques (anciennement l’intérieur de l’île de Java, Hist, japonaise).

3o Ils peuplent exclusivement dans l’Australasie, la Nouvelle-Calédonie, l’archipel du Saint-Esprit, et la terre de Diemen, où ils ont une longueur et une maigreur des membres disproportionnées aux corps , comme chez les semno-pvthèques dans le genre de guenons.

4° Les Vinzimbars des montagnes de Madagascar, île que ses populations d’animaux rattachent également au système d’organisation de l’Océanie.

9o AUSTRALASIENS

Oo COLOMBIENS »)•

Ho américains

Î Cheveux lisses , noirs ; barbe et poils rares ; peau noire; | membres grêles et de longueur disproportionnée au corps ; l Nouvelle Hollande, dents verticales ; nez très-élargi ; front déprimé et com- | primé. j

^ Tête alongée ; nez long, saillant et fortement aquilin; ^ l front comprimé et aplati; hauteur des mâchoires; teint |

I rouge de cuivre , sous tous les climats ; cheveux noirs ne r , . j j i, •

I grisonnant jamais etbarbe rare; front plus déprimé qu’aux V Tchutkis, delà pointe nord-est de l’Asie ; les Colombiens occupent toute l’Amé- J Mongols- nubilité précoce; imagination vive et forte; j rique septentrionale, tous les plateaux et pentes des Cordilières depuis le Chili 1 caractère moral énergique. \ jusqu’à Cumana et l’archipel caraïbe inclusivement.

I Ces caractères appartiennent surtout aux peuples de I

j l’Amérique du nord , et des plateaux des Cordilières , jus- J ( qu’à Cumana.

Tête généralement sphérique, front large mais déprimé comme aux Mongols ; arcades surcilières relevées en dehors; pommettes saillantes; nez épaté et déprimé à la racine ; cheveux longs, gros, raides et droits; peau ni noire, ni jaune, ni cuivrée; lèvres très-grosses; intelligence généralement obtuse et caractère moral extrêmement brut.

\o Omaguas , Guaranis , Coroados, Paris , Attirés, Otomaques, etc., ventre gros, poitrine velue et barbe fournie ; taille au-dessous de la moyenne des Espagnols ; peau d’un bistre terne fort obscur; moral indolent , imprévoyant; tête d’un volume disproportionné au corps, aplatie au sommet, enfoncée entre les épaules; toute l’Amérique méridionale au sud de l’Amazone et de l’Orénoque , à l’est des Andes et de Plata. Les Guarevnis et les Coroados sont sans barbe et sans poils sur la poitrine.

*2p Botocudes ; peau brun clair, quelquefois presque blanche; Guaîcas , h taille très-pelite , à peau très-blanche , habitant près les sources de l’Oréuoque sous l’équateur.

'ào Mbayas , Charmas, etc., peau d’un brun presque noir, sans nuance de rouge : front et physionomie ouverts ; nez étroit déprimé à la racine; yeux petits et bridés, dents verticales, cheveux longs, noirs et raides; pieds et mains plus petits à proportion et mieux faits qu’aux Espagnols ; taille supérieure à l’espagnole. Habitent le Paraguay.

40 Les Piielchcs et les Tchucllots ou Patagons au sud de la Plata jusqu’au détroit de Magellan ; taille au-dessus de 5 pieds (> pouces; cheveux longs, constitution sans analogie avec celles d’aucune des espèces précédentes.

Mongole» du Nord de l’Amérique et du Grocnlmid, o’osl-à-dire le» Esquimaux, le» Tchongatchos , les Konias, etc. , parlent des langues dont les formes IV. G. Les ^ lyiexicains, des l’cruviens , des Araiicuus, etc.; ces mêmes formes se retrouvent dans le Basque en Europe, et dans le Congo eu Afrique,

faits ^et" d’autres analogues, il résulte que les ressemblances et les diflérenccs des langues qui décident toujours de l’identité et de la dilTérence des peuples, ne peuvent

caractéiser les espèces. • n

Fnî/e l’Atlas Ethnographique du globe, par M. Adrien Balhi. . .

Voye^ i Al découvert les Lucayes , et Améric la côte de Cumana , nous croyons pouvoir sur ces motifs établir ces deux noms , qui d’ailleurs ne sont que provisoires^

l’i aé ceîurd’Africains pour les Nègres. H n’est pas douteux que les Colombiens, et surtout les Américains, ne soient divisibles chacun en plusieurs espèces aussi diffé-

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