‹ Précis élémentaire de physique expérimentaleChapitre 144 sur 181 · RAPPORT · texte numérisé non relu

RAPPORT

des torsions

Toucheau milieu..

au-delà du bord.. . .

agS

CD

au milieu

au-delà du bord . . .

ll'Ôj

Moyenne

4,oi 1

Ainsi , le plan d’épreuve placé dans le prolongement de la lame, y prend une électricité justement double de celle même qu’il prenait à cette extrémité , quand il ne touchait qu’une seule surface.

L’expérience répétée avec une lame de 22 pouces de longueur , c’est-à-dire double de la précédente , et de mêmes dimensions dans tout le reste , a donné exactement les mêmes rapports entre le milieu et les extrémités. ^

De là Coulomb conclut , i°. que , dans le contact sur les surfaces de la lame , le plan d’épreuve ne participe qu’à l’électricité d’une de ses deux faces , qui est celle sur laquelle il est appliqué ; 2°. qu’au-delà d’une certaine longueur delà lame , suffisante pour que l’électricité soit presque uniforme dans une grande partie de sa surface , un nouvel accroissement de longueur n’a plus d’influence sensible sur le rapport des quantités d’électricités accumulées aux extrémités et au, milieu , la première étant toujours double de la seconde.

Pour sentir les conséquences de cette remarque , soit , fig. 11, AB une lame dont la longueur surpasse la limite que nous venons d’indiquer. Supposons que nous ayons observé l’état électrique des divers points de sa surface , et élevons en. chacun de ces points des ordonnées CE, PM , QN, AA', BBr proportionnelles aux quantités d’électricité qui s’y trouvent accumulées. Ces ordonnées seront sensiblement égales entre elles , depuis le centre C jusqu’à un pouce des extrémités de la lame , après quoi elles iront en croissant rapidement jusqu’à ces extrémités , de manière à former la courbe A' M ou B 7 N. Or , puisque le rapport de AA7 à PM ou à GE est .le

44^ DISPOSITION DE i/ePECTRICItÉ

même dans toutes les lames dont la longueur est très-grande comparativement a leur largeur , et que la même constance se soutient pour les ordonnées intermédiaires , il s’ensuit que la courbe AfM , Br N conserve la même forme dans toutes ces lames , et ne fait que se superposer à leurs deux extrémités sur la couche uniforme , dont l’épaisseur est GE; de sorte que l’on peut ainsi prévoir complètement l’état électrique de toutes ces lames ? quand on a observé l’intensité de l’électricité à leur centre.

Cette augmentation rapide de l’électricité vers les extrémités des lames ne leur est pas particulière : il paraît qu’elle a lieu en général dans tous les corps prismatiques ou cylindriques très-allongés; et elle est d’autant plus rapide qu’ils Sont plus minces. C’est ce que prouvent plusieurs autres expériences de Coulomb , que j’ai rapportées et calculées dans le Traité général.

La tendance de l’électricité pour se porter à la surface des corps conducteurs , et la manière dont elle se répand sur cette surface , peuvent se rendre sensibles par une expérience assez curieuse. AB , fig. 12 , est un cylindre isolé, mobile autour d’un axe horizontal , et que l’on peut faire tourner au moyen de la manivelle M , composée de plusieurs tiges de verre. Sur le cylindre est enroulé un ruban métallique R , dont l’extrémité est terminée en demi -cercle et attachée à un cordon de soie F. On fait communiquer cet appareil à un électroscope composé de deux fils de lin ff, garnis de boules de moëlle de sureau , et on l’électrise. Aussitôt les fils f] divergent. Alors on déroule peu à peu le ruban métallique en le tirant par le fil isolant F , et le soutenant suspendu en l’air. A mesure qu’il s’étend , on voit les fils de lin se rapprocher et indiquer l’afFaiblissement progressif de leur réaction. Si le ruban est suffisamment long , comparativement à la charge électrique donnée à l’appareil , leur écart peut diminuer jusqu’à devenir presque insensible ; mais il se reproduit de nouveau si , faisant tourner la manivelle M 7 on enroule de nouveau le ruban métallique sur

dans l’état d’équilibre. 44$

son cylindre ; et alors la réaction des fils redevient la même qu’au commencement de l’expérience , sauf la perte occasion née par le contact de l’air.

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