CHAPITRE XV
De V Évaporation*
Lorsqu’un liquide est exposé à l’air libre , il se dissipe graduellement , et cet effet se nomme X évaporation.
Un assez grand nombre de physiciens ont supposé que ce phénomène était produit par une affinité chimique de l’air pour l’eau. Mais les expériences de Saussure, de Deluc et de M. Dalton, permettent de représenter tous les résultats sans recourir à cette affinité} et par conséquent, il n’y a aucune raison de l’admettre, puisqu’il n’y a rien dans les expériences qui l’annonce. Nous avons vu qu’un liquide introduit dans un espace vide , ou rempli d’air sec , y produit également des vaj)eurs dont la quantité, dans cet espace, ne dépend absolument que de la température. Si l’air renfermé contient déjà des vapeurs pareilles , mais en quantité moindre que le maximum qui convient à cette température , le liquide introduit ne fait que compléter la quantité de vapeur nécessaire pour que ce maximum s’établisse. Dans tout cela, il n’y a de différence entre l’air et le vide, que par la rapidité de la vaporisation , qui sefait instantanément dans le vide, et lentement dans Tome I, 17