ÉTAT DES PENSIONS ET NOUVELLES DEMANDES
Officiers :
De Cournoyer, ancien Capitaine, mort aux Trois-Rivières le 5 Septembre 1748, touchait une pension de huit cents livres.
St. Michel, Capitaine réformé, décédé le 12 Septembre 1748, avait les appointements de Lieutenant.
Veuves :
M™» d'ARGENTEUiL, morte le 4 Août 1747, avait une pension de cent cinquante livres.
M"» de la Noue, décédée le 23 Juin 1746, recevait la même somme.
M"» de LaPérade, morte au mois d'Août 1749, avait aussi cette pension.
M"* de LiNO, décédée l'année précédente, la recevait également.
M""» de Repentigny, enlevée en 1 747, touchait deux cents livres.
M"« de St. VI^■CE^'T, morte en 1748, recevait seulement vingt-trois livres.
Sont proposées pour les remplacer :
M«"« de Belugord, M="« de Lino,
M"" Veuve Denis de la Ronde, M»"" S' Michel, M"« Veuve de Linctot, Etc.
En cette année, la garnison de Québec était composée de vingt-huit Compagnies, de vingt-neuf hommes chacune, forment un effectif assez limité. " Sa Majesté a décidé, " écrivait le Ministre, que cette garnison serait portée à " quinze cents hommes, en fixant chaque Compagnie à " cinquante hommes, comme dans toutes les Colonies, " où il y aura sur pied trente Compagnies. "
COtMMANDANTS.
Parmi les officiers Commandants de cette époque, ^ on cite les suivants :
A la Présentation, M' de Lormier ; à Toronto, M' Douville ; à
1 Après avoir parcouru cet ouvrage avec un intérêt plein de bienveillance, un illustre patriote nous a fait remarquer avec beaucoup d'apropos que le mot " conquête," généralement employé pour désigner les événements qui suivirent 1759, était impropre, et que c'est " cession''' qu"il faut dire. Nous concourons pleinement dans la justesse de cette remarque. Le Canada, à vrai dire, n'est pas un pays conquis, mais un pays cédé par la France à la Grande-Bretagne.
Michilimakinac, M'' Le Verrier ; à Frontenac, M'' P. de Noyan : à la Rivière aux Bœufs, M"' de S' Blain ; Major à Montréal, M"' DuPlessis. A l'approche des armées anglaises, MM. de Lanaudière et de Montesson furent envoyés a l'Ile d'Orléans ; M"' de Lery à l'Ile du Portage ; M' de la Corne aux Rapides.
Pour sa part, le brave Capitaine de Gaspé eut l'insigne honneur d'être préposé à la garde du célèbre fort de Carillon. A cette occasion, le Marquis de Vaudreuil lui écrivait, à la date du 20 Mai 1759, celte lettre que l'on conserve encore dans sa famille : " Comme " les circonstances. Monsieur, peuvent exiger que •M"' de Bourla- " marque abandonne le fort de Carillon à sa propre garnison, que, " dans ce cas, ce poste sera le i)lus propre à procurer de la gloire, je " vous ai destiné avec plaisir à y commander les troupes de la marine " qui y resteront. Vous aurez sous vos ordres MM. de la Ronde, " Denis, S' Vincent et de Combre. Je connais vos ressources et je " suis bien assuré que vous seconderez parfaitement le Commandant " de ce fort ; que votre fermeté servira d'exemple à votre troupe et lui " fera faire la résistance la plus opiniâtre. Vous ne devez pas douter '• de la satisfaction que j'aurai à faire valoir votre zèle dans une occa- " sion aussi importante et à vous procurer des grâces du Roi. J'ai " l'honneur d'être très sincèrement. Monsieur, votre très-humble et " tres-obéissant serviteur. (Signé) Vaudreuil."
IIIo ÉTAT DES PERTES EN DIFFÉRENTES BATAILLES. ^