‹ Précis historique ou abrégé de l'histoire du CanadaChapitre 29 sur 47 · II» OFFICIERS DE PLAISANCE · texte numérisé non relu

II» OFFICIERS DE PLAISANCE

Officiers Supérieurs.

De Monic, Commandant, L'Hermite, Major,

De Costebelle, Lient, du Roi, Etc. Etc. Etc.

Compagnie de Coslebelle.

De Costebelle, Capitaine, De la Salle, Enseigne.

Amariton, Lieutenant, Etc. Etc. Etc.

Compagnie de Villemonçeau.

De Villemonçeau, Capitaine, Dupuis du Pensins, Enseigne.

D'AUord de S'= Marie, Lieutenant. Etc. Etc. Etc.

Compagnie de Si. Ovide.

De S' Ovide, Capitaine, Daujeac, Enseigne.

Rousseau de Villejoin, Lieutenant, Etc. Etc. Etc.

Parmi les officiers que nous venons de nommer, il en est qaelques-uns qui ont rempli un rôle si brillant, que nous ne pouvons nous défendre d'en dire un mot. — Avant d'être nommé Commandant à Plaisance en 1697, Mr de Monic avait servi dans le régimerit de Champagne en 1675. Etant passé en Canada, il avait rempli les fonctions de Major à Québec en 1691. Il devint ensuite Lieutenant de vaisseau à Rochefort en 1700, et, après avoir été fait Chevalier en 1707, il mourut à Bayonne.— Mr d'Allordde S^e Marie fut aussi un des plus braves officiers de son temps. De Lieutenant qu'il était, il devint Capitaine en 1712 et fut fait Chevalier de S^ Louis deux ans après. — Mr l'Hermite, Major à Plaisance dès 1695, se vit élevé, en 1714, par son seul mérite, au rang de Lieutenant du Roi à l'Ile Royale. Nous croyons que c'est le même, qui, après avoir été décoré de la Croix de S' Louis en 1718, périt en 1725 dans le naufrage le Chameau. — Dans le même temps, se distinguait un autre officier qui, comme écrivain, a laissé un nom trop célèbre. C'est le Baron de Lahontan. Lieutenant réformé en 1687, il fut fait Garde-Magasin en 1693. Cette même année, il devint Lieutenant du Roi à Plaisance, poste qu'il occupa jusqu'en 1695,

DE SUBERCASE, GOUVERNEUR DE l'aCADIE.

De Brouillan étant mort en 1705, Auger de Subercase fut nommé pour le remplacer. Officier du régiment de Bretagne, M^ de Subercase passa dans la Nouvelle-France en 1687. Après avoir rempli les fonctions de Garde- Magasin en 1693, de Major l'année suivante, et d'Aide- Major de la marine en 1695, il fut envoyé à Plaisance, en 1702, pour remplir la charge de Gouverneur. Trois ans après, il fut fait Chevalier, et, en 1706, son mérite le fit appeler à succéder à Mr de Brouillan. C'est, avec le Baron de S"- Castin, une des plus grandes figures de cette époque. Après avoir repoussé les Anglais pendant plus de quatre ans, il ne céda, en 1710, que devant le nombre.

DE ST. OVIDE, LIEUTENANT DU ROI A L'iLE ROYALE.

Héritier du zèle et de la valeur de Subercase, de S' Ovide porta aussi bien haut la gloire du nom ^Français dans ces parages D'abord Enseigne en 1 692, il fut fait Lieuteuant en 1694, et, deux ans après, il fut promu au grade de Capitaine. Il occupait ce grade depuis trois ans, lorsque son rare mérite fit penser à lui pour la place de Lieutenant du Roi à Plaisance. C'était en 1709. Après s'être acquitté de son emploi à la satisfaction générale, il fut choisi en 1714, pour remplir les mômes fondions à l'Ile Royale, après de Costebelle, une autre gloire de cette époque.

L'année 1730 vit mourir deux officiers de mérite : de Catalogne, jeune Lieutenant, et d'Allord de S^e Marie, Capitaine plus haut nommé. "S'e Marie, aîné, dont le •' père vient de mourir, écrivait Mr de Beauharnois, se -' présente pour être Enseigne en pied. Il connaît le " Génie et est recommandé par le Maréchal de Besoue. "

DENIS DE BONAVENTURE COMMANDANT A l'iLE ST. JEAN.

" L'arrangement qui avait été fait par rapport au Sieur ' DuVivier, pour le commandement de l'Ile S' Jean, ' écrivait, en 1748, Mr de la Galisonnière, ne pouvant pas ' avoir lieu, il est nécessaire de pourvoir à ce comman- ' dément. C'est le Sieur Denis de Bonaventure qui ' l'exerce provisoirement, depuis la reprise de la posses- ' siou de la Colonie. Comme il s'en est acquitté jusqu'à ' présent à la satisfaction des Supérieurs et au gré des ' habitants, anciens et nouveaux, on estime qu'il n'y a ' pas de meilleur sujet pour remplacer le Sieur DuVivier,

" Mais au lieu de lui donner le titre de Lieutenant du ' Roi, que Sa Majesté avait accordé à celui-ci, elle peut ' se contenter de lui accorder celui de Major. Il aura ' deux cents livres d'appointement en cette qualité ; mais ' il paraît juste d'y ajouter une gratification de mille cinq ' cents livres, comme Commandant.

" Ce changement et celui de M"" Du Charabon-Vergor, ' autre Capitaine qui passa en Canada, laissent deux ' Compagnies vacantes. On propose pour les remplir le& '■ suivants : d'Ailleboust de la Boulasserie et Benjamin ' de Villeray, anciens Lieutenants. iSigné) LaGalis-

SONNIÈRE. "

Enseigne en 1720, Lieutenant en 1731, Mr Denis de Bonaventure était Capitaine depuis 1737 lorsqu'il fut ainsi chargé du commandement de l'Ile S^ Jean. Officiers passés du Canada à Louisbouig par le Léopard. Beaugord, Enseigne. LaSaussaye (de), Enseigne

Bleury (de) " LaVoustes

Charly (de) '* Lery (Chaussegros de)

Du Plessis, " Noyelle (de) «^

Du Portail, " Raimbault,

Gauthier de Varennes, " Villedonné (de>

La Pérade (Le Chev. de) " Villére

LaRonde (Denis de). Lieutenant,. Etc,

Le 17 Décembre 1755, mariage à Montréal de Philippe d'Agneaux de la Saussaye avec M«"« Marie Anne de Verchères, la même sans doute qui. en 1769, épousa en secondes noces M'' Pierre Trottier Desaulniers, et dont la sœur, M«"« Charlotte de Verchères, devint l'épouse, en 1 767, de René Hertel de Rouville, seize ans après le mariage de M«"« Catherine de Verchères avec Pierre Hertel de Beaubassin. — Un an avant le mariage de M"' de la Saussaye, le 7 Janvier, le jour même oîi sa sœur, M'"« Marguerite de Bleury, épousait Louis Dandonneau du Sablé, avait lieu aussi à Montréal, celui de Jean Clément de Bleury avec M«"« Marie René Gamelin-Maugras, vingt trois ans après le mariage, dans la même ville, de Christophe Sabrevoisavec M'"« Agathe Hertel. — Le mariage de M"' J. C. de Bleury avait été précédé, en 1751, de celui de Pierre-Philippe de Noyelle avec M«"« Marie-Anne Boucher, et suivi, en 1766, de celui de M'"» Marie-Madeleine Du Plessis avec J. François LeGardeur, à Montréal également, ainsi que de celui de M«"« Marguerite Sabrevois de Bleury, en 1769, avec Jean Thomas de Lorimier. — Nous retrouvons encore, en 1747, le mariage de Paul- François Raimbault de S' Blain, dont la famille était alliée à celles des D'amours, des Boucher de la Perrière et de la Bruère, des de Contrecœur etc., avec M'"= Louis Hertel de Moncourt.

Comme en Canada, la garnison de ce pays devait être augmentée, en prévision des éventualités. Voici, en effet, ce que porte une note de 1750: '' La garnison de cette " Colonie a été fixée sur le pied de mille deux cents " hommes qui doivent former vingt-quatre Compagnies, " de cinquante hommes chacune, indépendamment d'une " Compagnie de canonniers-bombardiers, qui n'est que de " trente hommes , mais qui sera portée à cinquante " hommes."

Officiers designés pour les Iles d'Amérique.

Pour être Lieulenanls : Barollon, Enseigne, Raimbault-Groschêne, Enseigne,

Hertel de la Frenière, " Raimbault-Lusodière, "

La Verendrye (de) " Etc., etc.

Pour cire Enseignes :

Belleville (de), Cadet, Joannés (de), aine, Cadet,

Du Plessis, " La Guitterie,

Epervanche (Le Chev. de 1'), " Linctot (de), "

Godefroy, " Sacquespée Domicourt, "

Fait à Québec, le 30 Octobre 1750. (Signé) La Joncairet,

En 1759, Tannée où Claude Raimbault de Barollon épousait Meiie Marie-Thérèse du Sablé, avait lieu à Montréal le mariage de Jean-Baptiste Godefroy, avec Me"» Marguerite de Gouagne, dont la sœur, M^iie Marie Françoise, avait épousé, en 1 751 , Georges de Gannes, et dont une autre, Me^'e Louise, entrait, en 1758, dans la famille de Boucherville, ^ en contractant mariage avec Louis Boucher, pendant que, de son côté, Meiie Joseph te Gauthier de la Verendrye, à l'exemple de Meiie Marie Catherine qui avait épousé, en 1743, Mr Jean LeBerde Senneville, faisait alliance, en 1755, avec Amable de Montigny.

Officiers

mariés à File Royale.

Benoist, Capitaine, Gourv'ille (de). Capitaine,

Boularderie (de la), Capitaine, La Boularderie (de), "

Daujeac, Decoux, Du Hayel, Du Chambon, Du Vivier, Eslimauville (d')

La Brijeonnière (de), Lieutenant, La Vallière (de), Capitaine, Villedonné (de), Enseigne, Villejoin (de). Capitaine, Villeray (de), Lieutenant, Etc., etc.

l Dans les titres de Noblesse de M' de Boucherville, il faut lire ; " de la soixante et cinquième année de notre règne," et non de la cinquième. Il faut lire également ati même endroit : " fille de Joseph Cardin " et non de Jean-Baptiste de la Bruère ; " Pierre," et non pas Pierre-René ; "sept enfants," et non quatre; " plus tard Reine d'Angleterre," et non Reine des Belges. — Aux articles de Longueuil et d'Eschambault, il faut lire : " Catherine d'Eschambault, " et non Marie Anne," ou Marie Catherine ; " veuve de Philippe Peire, " et non M«"«. — Aux articles de de Lery et deïjOtbinière, c'est " Lieutenant," et non Lieutenant-Colonel quïl faut; " Académie, " et non Institut. On nous a signalé ces inexactitudes, entre plusieurs autres, et nous aimons à les rectifier.— Sur la foi des autres, nous avons dit que le Marquis de Vaudreuil était mort en 1764; mais, si on s'en tient à des document? qui semblent sûrs, il ne serait décédé qu'en 1768.

FAMILLE d'eSTIMAUVILLE.

Mr d'Estimauville, ainsi que Mr Payen * de Noyan, appartenait à une ancienne famille noble de Normandie, dont les armes sont : des gueules à trois merlettes d'argent, deux en chef et une en pointe. Né le 12 Mars 1714, à Trouville, Généralité de Rouen, Mr Jean-Baptiste Philippe d'Estimauville, après avoir été attaché, en 1729, en qualité de Page, au service de son Altesse Serenissime Madame la Duchesse de Bourbon, entra, en 1730, dans la Compagnie des Cadets gentilshommes, établie par le Roi à la citadelle de Metz. Etant passé de là au régiment de Lyonais en 1733, il en fut fait Lieutenant, puis devint successivement

1 M' Bruno-Pierre Payen, Seigneur de Noyan et de Ghavoy, que nous avons déjà rappelé ailleurs, descendait d'une ancienne famille noble, dont les armes sont : d'argent, à trois tourteaux de sable, posés, deux en chef et un en pointe, le premier à droite, chargé d"une rose d"or ; supports : deux athlètes et un cimier ; cri de guerre ; in arduis forlior. Etant passé de bonne heure dans la Nouvelle-France, il y épousa M«"« Catherine Lemoyne, dont il eut quatre enfants : Pierre-Jacques, Gilles-Augustin, Esther-Rolland et Pierre Benoit. Après la mort de son épouse, il contracta un second mariage avec M«"« Louise Duval qui lui donna deux enfants : Paul-René et Pierre. — Pierre-Jacques parvint, comme son père, aux premiers grades de l'armée. Ayant épousé, en 1731, M'"* Catherine d'Ailleboust de Manlet, il devint père de deux enfants, dont l'un, Louis, mourut au champ d'honneur en 1760, et l'autre entra dans la famille de Repentigny. — Gilles-Augustin, dit le Chevalier de Noyan, passa en Louisiane en 1720. De son mariage avec M«"* Jeanne du Manoir, il eut quatre enfants: Jean-Baptiste Philippe, par la suite Capitaine de Cavalerie, celui même qui fut enveloppé dans la disgrâce de LaFrenière et qui fut réformé en 1762; Pierre- Benoit, mort en bas âge ; Louis-Rolland, qui devint plus tard Enseigne de vaisseau ; et Marie-Anne, qui fit alliance avec le Comte Mallet du Puy-Valliers. — Esther-Rolland, Seigneur de Chavoy, d'abord Capitaine de vaisseau, puis Lieutenant au Corps royal d'artillerie, devint Commissaire ordinaire d'artillerie. De son mariage avec M'"« Anne-Fiset Arthur de la Villarmois, il laissa plusieurs enfants, dont un entra dans le régiment de Lyonnais. — Pierre Benoit, le plus jeune, se choisit une épouse dans la famille de M' Verdun de la Cour du Bois, Seigneur de Cormevoy. — Pierre, issu du second lit, épousa M'"* Anne de la Haussaye et en eut cinq enfants : deux fils et trois filles. Une de ces dernières s'étant faite Religieuse de l'Ordre de S' Augustin, devint Supérieure de l'Hôpital d'Avranches, en Normandie. Jacques, l'aîné des fils, entra dans le régiment de Briqueville et fut décoré de la Croix de S' Louis. Il a laissé plusieurs enfants. Telles sont les données que nous trouvons dans d'anciens papiers sur cette famille remarquable.

Capitaine de briilot, et enfin Capitaine d'une Compagnie franche, détachée de la marine pour servir de garnison à rile-Royale. Le 15 Avril 1755, il fut décoré de la Croix de S' Louis, continua à servir jusqu'à la prise du pays par les Anglais, et ne quitta l'armée qu'en 1766. Plusieurs années auparavant, en 1749, il avait épousé Meiie Marie Charlotte d'Ailleboust qui lui donna treize enfants, dont sept survécurent. On peut voir leurs noms plus loin. A cette famille appartiennent les MM. d'Estimauville du Canada, dont l'un, après avoir rempli plusieurs charges importantes, laissa trois enfants, entr'autres M^ d'Estimauville marié à M^i'e Couillard; et dont l'autre, non moins avantageusement connu, a été père de Madame Rolland.

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