JUGEMENT RENDU CONTRE RIGOT ET SES COMPLICES
Commencée le 19 Septembre 1761, l'enquête contre Bigot et ses complices se termina en 1764 par la condamnation des coupables. Sur cinquante inculpés, dix furent condamnés aux peines suivantes :
Bigot, Intendant, banni à perpétuité ; biens confisqués ; 1,000 livres d'amende ; 800,000 livres de restitution.
Varin, Sub-délégué, banni à perpétuité ; 500 livres d'amende ; 800,000 livres de restitution.
Bréard, banni pour 9 ans de Paris ; 500 livres d'amende ; 300,000 livres de restitution.
Cadet, Munitionnaire, banni de Paris pour 9 ans ; 500 livres d'amende ; 6 millions de restitution.
Pénissault, Commis de Cadet, banni pour 9 ans de Paris ; 500 livres d'amende ; 600,000 livres de restitution.
Maurin, Commis de Cadet, banni pour 9 ans de Paris ; 500 livres d'amende ; 600.000 livres de restitution.
CoPRON, Commis de Cadet, condamné à être admonesté en Chambre ; 6 livres d'aumône ; 600,000 livres de restitution.
EsTÈBE, Garde-Magasin, condamné à être admonesté ; 6 livres d'aumône; 30,000 livres de restitution. . Martel, Garde-Magasin, condamné à être admonesté ; 6 livres d'aumône ; 100,000 livres de restitution.
DeNoyan, Lieutenant du Roi, condamné à être admonesté ; 6 livres d'aumône.
Six autres, qui étaient absents, furent également condamnés, mais à des peines plus légères, leur culpabilité étant moins notoire. — Cinq autres furent simplement blâmés d'avoir inconsidérément visé les inventaires des vivres et invités à ne plus récidiver. — Les autres furent déchargés de toute accusation, jusqu'à ce qu'il fut plus amplement informé contre eux. —Le 11 Janvier 1764, ce jugement fut lu et publié à son de trompe. Il avait été rendu par vingt-sept Juges, présidés par M^ de Sartines, Lieutenant-Général de police.
renseignements sur quelques personnes passées en FRANCE
(De 1766 à 1777.)
Les Dalles d'Ailleboust de Cery, filles de l'ancien Capitaine des portes de Québec, touchaient chacune une
pension. — Mme d'Ailleboust, veuve de l'ancien Lieutenant du Roi, recevait également une pension.
Meiie Marie-Anne Arnoux, fille de M"" Arnoux, Chirurgien-Major, s'était retirée près de Soissons, où on la voyait en 1774.
Mr Thomas Marie Cugnet, ci-devant Conseiller au Conseil Supérieur de Québec, vivait à Paris en 1777. Il avait alors 49 ans.
Meiie Marie-Françoise deCouagne, âgéede 54 ans, veuve de M'' de Cannes, se trouvait à la même époque à Tours, où elle avait fixé sa résidence.
Mr Pierre DeLino, ancien Grand-Voyer du Canada, âgé de 58 ans, était allé habiter Blois, où il séjournait en 1777.
Le Chevalier DeLorimier, Lieutenant des troupes en Canada, couvert de quatre honorables blessures, âgé de 41 ans, avait été s'établir près de Besançon, vers 1766.
Meiie Denis de la Ronde, fille de l'ancien Capitaine de ce nom, s'était également retirée en France, où elle touchait une pension.
Mme veuve DesMeloises recevait aussi une pension et demeurait à Paris, où bon nombre d'autres Canadiens s'étaient d'abord fixés.
Le Chevalier Jean-Baptiste Renaud DuBuisson, fils aîné du Capitaine de ce nom, d'abord Cadet et ensuite Lieutenant d'une Compagnie du Corps Royal d'artillerie, alors âgé de 31 ans, demeurait en 1777 près de Laon.
Mme Madeleine Lefebvre DuPlessis-faber, touchait en 1776 une pension de 176 livres et résidait près de Tours.
Meiie DuSablé se trouvait à la même époque près de Saumur, où elle avait fixé son séjour.
Mme veuve d'Eschaillons demeurait à Paris en 1777,
Mr Jacques Joseph Guitton de Monrepos, ancien Lieutenant-Général de justice et de police à Montréal, alors âgé de 68 ans, était établi à la même époque, prèsd'Agen.
Mr JucHEREAu DE St. Denis, fils d'uu ancieu Conseiller
du Cap S* Domingue, avait une pension de 100 livres, et habitait en 1775 l'Ile de France.
Mr Landrieff DesBordes, Commissaire de la marine en Canada, âgé alors de 65 ans, demeurait à Tours en 1777.
M" Lermet, ancien écrivain de la marine, habitait dans le même temps, près de Marseille.
Meiie Marie Thérèse de Ligneris qui touchait, ainsi que sa sœur, une pension de 200 livres, vivait à Paris en 1767 Elle avait alors 27 ans.
M' François Mouët de Louvigny, Enseigne dans les troupes, couvert de plusieurs blessures, et alors âgé de 49 ans, s'était retiré près d'Uzès en 1776.
Mme veuve Mantet demeurait à Paris en 1777,
Mr Pierre Michel Martel, Commissaire de la marine, avait, à la même époque, fixé son domicile à Tours.
Mr DeMontigny, ancien Capitaine du Canada, résidait également près de Tours où il touchait sa pension de Chevalier.
Mme veuve Perrault, épouse de l'ancien Major des milices, habitait aussi la Touraine en 1776.
Mr Ignace Perthuis, ancien Procureur du Roi de la Prévosté et Amirauté de Québec, alors âgé de 61 ans, était allé se fixer, avec son fils aîné, à Marseille, où on le voyait en 1777.
Mr Sabrevois de Sermonville, Aide-Major à Montréal, était aussi passé en France, où il touchait une pension.
Mme S' Sauveur de Nigon, née Catherine ChaboiUiez, s'était retirée à Nîmes, où elle vivait en 1777.