MANIÈRES DE TENIR LE BISTOURI
On peut varier, en quelque sorte , à l’infini les positions du bistouri ; cependant, sous le rapport de la médecine opératoire , ces positions peuvent se résumer à trois , qui se dédoubleront , si l’on veut , chacune en deux
Première position (fig. 1 et 2 ). Le manche du bistouri est tenu solidement à pleine main, comme. un couteau de table. Dans cette position, le talon dé l’instrument repose toujours dans la paume de la main, seulement le tranchant peut être tourné en bas , et alors l’index s’étend sur le dos de la lame (fig. 1 ; ou bien le tranchant étant tourné en haut (fig. 2) , l’index se place'plus près de l’articulation de la lame et sur ses côtés. La première position convient tontes les fois qu’on a besoin d’une grande solidité et de beaucoup de force dans les mouvements.
Deuxième position (fig. 3 et 4). Le bistouri est tenu comme une plume à écrire’, le tranchant peut être tourné en bas (fig. 3 ) , ou en haut (fig. 4). La deuxième position est convenable quand on veut avoir des mouvements à la fois légers et précis.
Troisième position (fig. 5 et 6 ). Le bistouri est tenu comme un archet de violon. Dans un cas, le talon; de l’instrument sera porté en arrière et son tranchant tourné en bas (fig. 6), et dans l’autre, ce sera l’inverse ; c’està-dire que le talon du bistouri sera porté en avant et son tranchant dirigé en haut (fig. 5). La troisième position est bonne quand il faut apporter une grande délicatesse et beaucoup de précautions dans les mouvements opé-