‹ Précis iconographique de médecine opératoire et d'anatomie chirurgicaleChapitre 39 sur 142 · AMPUTATION DE LA CUISSE · texte numérisé non relu

AMPUTATION DE LA CUISSE

OPERATIONS

Fig. 1. Méthode circulaire. — Procédé ordinaire. — La main d’un aide, a, comprime l’artère fémorale; b c d, incision circulaire des téguments.

Fig. 2. Même opération. Les muscles étant incisés jusqu’à l’os, une compresse fendue, a, a, sert à relever les chairs et les protège contre l’action de la soie.

Fig. 3. Même opération terminée; vue du moignon, a, section du fémur ; b, b, lumières des vaisseaux fémoraux.

Fig. 4. Méthode à lambeaux. — Procédé de M. Sédillot. — a, premier lambeau relevé; le couteau, b, plongé obliquement, taille un second lambeau en suivant la ligne c d.

MÉTHODES ET PROCÉDÉS OPÉRATOIRES

Méthode circulaire. — Procédé ordinaire. (Fig.l, 2 et 3.) — Le malade étant couché , la cuisse légèrement fléchie sur le bassin et libre dans toute son étendue, sera maintenue suffisamment écartée par de3 aides. Le chirurgien sera placé au dedans du membre.

1" tempe. — Inciser la peau circulairement aussi bas que possible au-dessus du genou et à quatre ou cinq travers de doigt au-dessous du point où l’os devra être scié. Une fois la peau incisée dans tout le pourtour du membre, on la fait retirer par un aide en même temps que le chirurgien divise les brides fibreuses qui la retiennent et qui sont plus nombreuses et plus fortes au-devant des bords du jarret.

2" temps. — Le couteau , en suivant le bord des téguments rétractés , coupe circulairement les muscles superficiels ; au niveau de leur rétraction , le chirurgien divise ensuite circulairement les muscles profonds jusqu’à l’os aussi exactement que possible ; enfin on passe la compresse fendue pour protéger les chairs , et l’os est scié comme à l’ordinaire (fig. 2).

3” temps. — Les artères à lier sont la fémorale, plaeéeen dedans sous le couturier ; les musculaires superficielles et profondes et les perforantes.

Les lèvres de la plaie doivent être disposées de manière à obtenir une cicatrice oblique.

H existe encore, pour l’amputation de la cuisse, les méthodes à lambeaux et ovalaire auxquelles on peut avoir recours dans les cas exceptionnels.

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