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CATHÉTÉRISME ET PERFORATION DU SINUS MAXILLAIRE

Cathétérisme. — L'entrée du sinus maxillaire est située audessus du cornet inférieur a (voy. pl. 43, fig. 1), et au-dessous du cornet moyen 6; il faut pour l’atteindre se servir d’une petite sonde courbe qu’on glissera sous le cornet moyen. C’est à la partie moyenne de ce cornet que le bec de la sonde rencontrera l’ouverture dans laquelle elle doit être introduite.

Jourdain a fait avec succès des injections émollientes dans un cas de rétention de mucus. — Si l’orifice du sinus ne peut être reconnu ou s’il est obstrué, on pourra faire une ouverture artificielle avec un petit trocart courbe en perforant de dedans en dehors la paroi osseuse du sinus sous le cornet moyen. Le procédé de Jourdain est abandonné aujourd’hui.

La perforation des parois du sinus est généralement adoptée et cette méthode compte plus d’ün procédé. Lamorie pénétrait dans le sinus entre l’apophyse zygomatique et la troisième dent molaire. Desault l’ouvrait par la fosse canine après avoir incisé la peau de la joue. Le procédé de Desault a été modifié : on incise la gencive et on pratique la perforation un centimètre ou deuxaudessus du bord gengival. La plaie ne laisse point de cicatrice' visible. Cheselden ouvrait le sinus par la bouche. Tous ces procédés ont leurs avantages et leurs inconvéniens; certains cas spéciaux peuvent réclamer leur application, mais on préfère généralement recourir au procédé suivant.

Procédé ordinaire. — Attribué à Meïbomius, ce procédé qui ne laisse pas de cicatrice visible, consiste à perforer les alvéoles et à pénétrer ainsi dans le sinus maxillaire par un point déclive, facilement accessible aux instruments.

Toutes les dents molaires répondent au sinus, et c’est par leurs alvéoles que la perforation doit être faite. S’il manque une dent, on s’adressera à l’alvéole vide j si une seule molaire est cariée, c’est cellelà, quelle qu’elle soit, qu’il faut arracher de préférence (Malgaigne). Si toutes les molaires sont saines, il faut extraire la deuxième et pénétrer par son alvéole.

L’opération peut être faite avec un poinçon , ou un trocart, ou un petit trépan perforatif. La nature de l’affection qui la réclame indiquera les dimensions qu’on doit donner à l’ouverture. Belloc introduisait dans l’orifice artificiel un bouchon de bois pour empêcher les aliments de pénétrer dans le sinus. D’autres opérateurs ont conseillé de placer une canule à demeure.

Il est assez difficile d’apprécier théoriquement la valeur relative de ces procédés ; mais la perforation des alvéoles est généralement facile et paraît d’ailleurs indiquée par la nature elle-même, puisque, dans certains cas, les liquides contenus dans le sinus s’échappent souvent par une alvéole que la chute d’une dent a laissée vide.

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