GOÎTRE. LIGATURE
procédé de M. Manec.
Fig. 1. Aiguille femelle, portant un chas a, vers son milieu.
Fig. 2. Aiguille mâle, portant un chas b , à l’une de ses extrémités , pour recevoir un hl double très-fort.
Fig. 3. o, a, a, a, coupe passant par la base d’une tumeur, afin de montrer la disposition des aiguilles ; l’aiguille femelle b, est placée la première ; l’aiguille mâle c) traverse la tumeur et le chas de l’aiguille femelle.
Fig. 4. L’aiguille femelle a, reste en place; l’aiguille mâle b, a traversé la tumeur de part en part, et le double fil cc, reste engagé dans le chas de l’aiguille a.
Fig. 5. L’aiguille femelle a, poussée de haut en bas, entraîne le double fil c c, hors de la tumeur. L’un des fils est alors coupé et dégagé du chas de l’aiguille a.
Fig. 6. L’aiguille femelle est remontée de bas en haut; elle entraîne avec elle l’anse du fil 6 b ; laquelle est ensuite coupée pour que l’aiguille soit complètement retirée de la tumeur.
Fig. 7. La tumeur se trouve ainsi divisée en quatre parties isolées par quatre anses de fils : a b c, def) g h i, jkl, dont les extrémités peuvent être réunies dans quatre serre-nœuds , fig. 8. a, b, c, d .
gie, ne doit être tentée que dans les cas extrêmes où le malade est menacé d’une suffocation imminente. L’anatomie chirurgicale de la région thyroïdienne rend compte des dangers qui menacent le malade pendant l’extirpation du goitre. Les hémorrhagies, l’introduction de l’air dans les veines sont à redouter. Aussi la science a-t-elle enregistré peu de succès, et ce n’est que dans les cas impérieux rendant l’opération urgente que le chirurgien devra la pratiquer. Les détails anatomiques (pi. 55) indiquent suffisamment les précautions à prendre pour éviter la lésion des gros vaisseaux et des nerfs qui sont en rapport avec le corps thyroïde. En combinant la ligature à l’extirpation l’opérateur se mettra sans doute à l’abri de plus d’un péril. Mavor a employé avec succès ce procédé mixte.