SUPÉRIEUR
Fig. 1. Résection dans l'article d'une moitié du maxillaire inférieur.
— Procédé de M. Lis franc. — abc, lambeau quadrilatère supérieur relevé ; d , -niaxillaire inférieur scié suivant la symphyse du menton ; e , moitié gauche du maxillaire luxée en dehors ; f, artère maxillaire interne; g, glande sous-maxillaire.
Fig. 2. Béseclion de la portion médiane du corps du maxillaire inférieur.— Procédé de Dupuytren. — a et h, lambeaux résultant de l'incision perpendiculaire pratiquée suivant la ligne médiane sur la lèvre inférieure; l'opérateur placé derrière le malade opère la résection de l'os d, avec une scie en crête de coq c.
Fig. 3. Ablation du maxillaire supérieur. — Procédé de M. Velpeau,
— ahc , lambeau supérieur relevé ; le maxillaire supérieur d , a été détaché à l'aide du ciseau et du maillet , et l'opérateur armé du bistouri e , divise les parties molles qui adhèrent encore à l'os.
Fig. 4. Opération précédente terminée. — a a a, points de suture entortillée.
MÉTHODES ET PROCEDES OPERATOIEES
§ 1. "Résection et extirpation complète du maxillaire supérieur. — Procédé de M. Gensoul, modifié par 31. Velpeau. — Le malade étant assis sur une chaise basse, et la tête maintenue légèrement renversée en arrière et appuyée contre la poitrine d'un aide, on pratique sur la joue une grande incision à convexité inférieure , qui partira de la commissure labiale, se dirigera eu dehors , puis en haut, jusqu'à la fosse temporale. Le large lambeau sera disséqué de bas en haut et renversé sur le front. L'os maxillaire étant ainsi mis à nu, on détruira successivement ses connexions avec les autres os de la face. 1° On divisera d'un coup de cisailles l'apophyse orbitaire externe au niveau de la suture fronto-malaire ; 2° en faire autant pour l'arcade zygomatique : 3" on attaquera delà même manière l'os unguîs et l'apophyse montante ; 4" on disséquera toutes les parties molles qui unissent l'aile du nez à la mâchoire , et on disjoindra les deux os maxillaires en avant, soit avec le ciseau et le maillet, soit avec une petite scie; 5" on détachera les parties molles du plancher de l'orbite , et on portera des ciseaux à plat aussi profondément que possible sur ce plancher, pour y pratiquer une section oblique de haut en bas et
d'avant en arrièro , qui divisera du même coup le nerf maxiliaiie supérieur et les connexions de l'os avec l'apophyse ptérygoïde. On termine ensuite l'opération en divisant avec un bistouri ou des ciseaux courbes le voile du palais et les autres parties molles qui peuvent fixer encore l'os maxillaire.
§ 2. Résection et ablation du maxillaire inférieur. — 1" Résectionde la partie moyenne du corps de la mâchoire. — Procédé ordinaire ou de Dupuyiren (fig, 2) . — Le malade est assis sur une chaise un peu élevée , et de façon à ne pouvoir prendre avec ses pieds un point d'appui sur le sol. Un aide placé derrière le malade maintient la tête fixée contre sa poitrine , en même temps qu'il comprime les deux artères faciales à leur passage sur la mâchoire. Le chirurgien, placé au-devant du malade, saisit alors avec la main gauche un des angles de la lèvre inférieure , en même temps qu'un aide s'emparant de l'autre extrémité labiale maintient la lèvre éloignée de la mâchoire et dans un état de tension. Alors d'un seul coup, on la divise verticalement sur la ligne médiane jusqu'à l'os , par une incision qu'on prolongera jusqu'au niveau de la saillie de l'os hyoïde, n'intéressant alors que la peau et le tissu cellulaire. Deux lambeaux , l'un à droite , l'autre à gauche sont détachés en rasant exactement la mâchoire et on les abandonne à des aides. L'os étant mis à découvert dans une étendue convenable, on incise le périoste sur les points où doit porter la résection , et on arrache les dents correspondantes pour faciliter l'action de la scie. Pour opérer la section de l'os, Dupuytren passait derrière son malade et se servait d'une petite scie à main : on peut se servir avec plus d'avantage de la scie à chaîne , et il n'est plus nécessaire de passer derrière le malade. La résection étant opérée des deux côtés, on saisit l'os de la main gauche puis , avec un bistouri boutonné porté de bas en haut, on rase la face postérieure de l'os en divisant successivement de gauche à droite tous les muscles qui s'y insèrent, pendant qu'un aide écarte la langue avec une spatule pour la soustraire à l'action du bistouri. Quelquefois, la langue se portant en arrière produit de la suffocation. On y remédie habituellement en faisant pencher la tête en avant pour faire tomber la langue dans ce sens et empêcher qu'elle ne se porte en arrière.
2" Résection ou désarticulation d'une moitié de l'os maxillaire. — 1" On pratiquera horizontalement une incision longeant le bord inférieur de la mâchoire etétendue delà symphyse à l'angle maxillaire : aux extrémités de cette incision, on en abaisse deux verticales : l'une interne divise la lèvre inférieure sur la ligne moyenne, l'autre externe part de l'arcade zygomatique en passant derrière la branche de la mâchoire. Il en résulte un lambeau quadrilatère qui sera relevé en haut et en dedans. Alors on scie la mâchoire sur la ligne moyenne et en rasant ensuite avec le bistouri la face postérieure de l'os, on en détache successivcr
— 107 ~ meut toutes les chairs jusque vers l'angle maxillaire. Lur.-,qu'uii est arrivé à l'articulation , on insinue derrière l'apophyse coronoïde, audessous de l'arcade zygomatique, un bistouri boutonné qui sert à diviser le tendon du muscle crotaphite , en même temps qu'on abaisse la mâchoire pour dégager l'apophyse et produire la luxation ducondyle. On divise ensuite le muscle ptérygoïdien et les ligaments articulaires en attirant fortement l'os, afin d'éloigner ainsi les vaisseaux de la branche de la mâchoire et d'éviter la lésion de la maxillaire interne.
Suivant l'étendue du mal , on peut se borner à enlever la totalité ou la moitié delà portion horizontale du maxillaire inférieur.
L'ablation totale de la mâchoire inférieure a même été exécutée par Walther de Bonn avec succès.