‹ Précis iconographique des maladies de la peauChapitre 12 sur 120 · CALLOSITÉ · texte numérisé non relu

CALLOSITÉ

régions tégumentaires soumises à des pressions ou à des frottements fréquents ; on les rencontre le plus souvent aux pieds (face inférieure ou interne du gros orteil, face externe du petit orteil, plante, talon), dues à des chaussures mal faites ; à la paume des mains, aux doigts, aux poignets, aux coudes, aux cuisses, aux genoux [durillons professionnels), aux points de pression des bandages, des corsets, etc.

On en a constaté de spontanées se développant sans cause sur le gland, à la face dorsale des doigts, et disparaissant spontanément encore au bout de trois ou quatre ans ou persistant indéfiniment (Kaposi).

Pronostic. — Le pronostic est aussi bénin que possible, en dehors des complications accidentelles, la lésion disparaissant peu à peu dès que la cause productrice est supprimée.

Diagnostic. — Le diagnostic de la callosité simple n'est généralement pas difficile en raison de son aspect et de son siège ; lorsqu'elle se complique de fissures à la paume des mains et à la plante des pieds, elle peut ressembler à une lésion sr/philitique, eczémateuse, etc. ; dans certains cas encore, il faudra la distinguer des lésions de la kératodermie symétrique des extrémités (voir cet article).

Étiologie. — En dehors des cas spontanés, les callosités et durillons sont toujours le résultat soit d'une pression extérieure prolongée, soit d'un frottement répété, soit d'une irritation renouvelée par des acides minéraux.

Anatomie pathologique. — Le placard calleux est plus épais au centre, où il atteint de 2 à 5 millimètres, que sur les bords ; il est constitué par des couches de cellules

CANITIE.

cornées superposées parallèlement à la surface de la peau. Dans les plus profondes, on reconnaît facilement l'existence d'un noyau.

Traitement. — Il faut supprimer la cause déterminante de la callosité et enlever les couches épidermiques à l'aide d'un instrument tranchant, après les avoir préalablement ramollies par des bains, des cataplasmes, des emplâtres, des épithèmes, de la glycérine saponifiée (von Hebra), obtenue par le mélange de 9i2 parties de glycérine dans 8 parties de savon de coco.

Page 1