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CONVULSIONS

Dans ce cliapilre, je m'occuperai des convulsions des deuxième et Iroisièiin' groupes, liyslérie et épilepsie exceptées.

Etiologie. — Les convulsions de ces deux groupes, qu'il est dillicile de dissocier, sont spéciales à Venfance : exceptionnelles avant 1 mois, elles apparaissent le plus souvent dans les deux premières années et ne se rencontrent plus aiirès 6 à 7 ans. L'âge constitue donc une prédisitosilion manifeste: chez Fenfant les convulsions tiennent la jjlace du délire chez l'adulte. Cette prédisposition tient à la grande excitabilité des nerfs périphériques et à la grande activité des i>hénomènes réflexes due au développement incomjdet des centres modérateurs de la moelle.

A côté de cette prédisposition générale il existe des prédispositions individuelles. Celles-ci sont héréditaires : hérédité directe (convulsions chez un des parents et chez les enfants, chez plusieurs frères et S(curs): hérédité de transformation (hystérie, éitilepsie, alcoolisme, etc., chez les parents), — ou acquises : déhilitation du système nerveux due à la naissance avant terme, à la syphilis héréditaire, aux trouhles digestifs, au rachitisme, au sevrage prématuré: exaltation nerveuse entretenue par un travail intellectuel précoce, etc.

Sur un tel terrain, les convulsions peuvent apparaître sans cause appréciable ou à l'occasion d'une colère, d'une émotion ; les rapports de ces convulsions avec l'épilepsie sont encore mal élucidés; celles qui se montrent après 5 à 6 ans sont de l'épilepsie (Trousseau). Plus souvent elles sont provoquées par une action réflexe, une infection ou une intoxication, conditions qu'il n'est pas toujours facile de dissocier.

Les principales causes provocatrices de convulsions sont les suivantes : travail de la dentition, dont le rôle a été très exagéré (p. 12), vers intestinaux (p. :2:21), corps étrangers de l'oreille, du nez, calculs rénaux et vésicaux, brûlures, vésicatoires, piqûre d'é'pingle, etc.: — maladies infectieuses à début brusque : pneumonie (p. 328), broncho-pneumonie, scarlatine, variole, etc.; — infections gastro-intestinales (p. 122). colites (|i. 180), constipation (p. 167 : — coqueluche ave<- quintes violentes (p. 384): ■ — certaines intoxications : usage du café, du thé, de Talcool par la nourrice ou par leufant lui-même; intoxications iiK'dicamenteuses (opiuui, belladone, sautonine, etc.).

Une cause iuqtortante est l'asjdiyxie terminale des maladies des voies respiratoires.

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Symptômes. — Les convulsions débutent d\iue façon brusque. Elles sont généralisées ou partielles.

\° Convulsions génékalisées. — La face pâlit, la tète se renverse en arrière, le corps et les membres se raidissent en extension, les yeux se convulsenl en haut, les pupilles se contractent, les mâchoires sont serrées {phase toniiiue). Après quelques secondes, apparaissent des convulsions cloniques de la face, puis du cou, du tronc, des membres, prédominant généralement d'un côté. Pendant ce temps, la perte de la sensibilité et de la conscience est complète, la face est pâle et cyanosée. Au bout de quelques minutes, les phénomènes s'atténuent et cessent.

!2° Convulsions partielles. — Elles se localisent jirincipalement à la face et au membre supérieur et se caractérisent par le renversement des globes oculaires, la contraction des commissures buccales, des secousses dans le bras. Il y a perte de connaissance comme dans les convulsions généralisées ; parfois celle-ci constitue tout le phénomène.

Enfin soit avec les convulsions généralisées ou partielles, soit isolément, il peut y avoir des convulsions internes ou spasme de la rj lotte (p. :296).

Marche. Terminaisons. — Vaccès convulsif peut rester unique ; d'autres fois les accès se répètent à intervalles de quelques minutes à quelques heures, pendant 12, 24, 48 heures, et réalisent Valtaque conviilsive.

L'accès ou l'attaque convulsive se terminent habituellement par la guérison. Cependant la mort peut survenir brusquement par spasme glottiqueou progressivement par troubles respiratoires et cardiaques.

A la suite des convulsions apparaissent i>arfois des troubles intellectuels, des paralysies, des contractures passagères ou définitives (bémiplégie, maladie de Little), relevant soit de raffeclion causale, soit des lésions dues aux convulsions (œdème, hémorragie cérébrale, etc.).

Ultt'rieuremeut les enfants peuvent devenir des épileptiques. mais le fait est relativement rare, bien (juon rencontre fréqueuiment flfs convulsious dans les antécédents de ces derniers (p. 640).

Pronostic. — Il dépend de Tintensité des convulsions et de leurs ("lusi's.

Diagnostic. — L'existence des convulsions est généralement (acile à reconnaître: cependant les ((tuvulsions partielles peuvent èlrc uH'çonnues.

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