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I. - IMPERFORATIONS ET RETRECISSEMENTS

Les impeiforations et rétrécissements de Tœsophage peuvent être congénitaux ou acquis.

A. Imperforations et rétrécissements congénitaux. — Ils résultent d'un dévelop[)ement anormal du conduit œsophagien et sont d'ailleurs exce|)tionnels. Ils peuvent consister : 1° dans Yabsence totale ou partielle de Tœsophage; dans ce cas il y a généralement communication avec les voies aériennes, le segment supérieur se terminant en cul-de-sac, Finférieur s'ouvrant dans la trachée; 2° dans un cloisonnement complet ou incomplet.

B. Rétrécissements acquis. — Ils relèvent de causes multijjles.

1° Causes cavitaires. — Ce sont les corps étrangers^ ([ui ne sont pas rares chez reniant et doivent être étudiés avec les affections chirurgicales.

2° Causes extrinsèques. — Ce sont toutes celles qui déterminent des compressions ; la plus importante réside dans les adénopathies viédiaslinales, tuherculeuses ou néoplasiques.

3° Causes pariétales. — Le cancer de l'œsophage n'existant pas chez l'enfant, il s'aijit de rclrécis^rmcnts cicatriciels ou spasmodiques.

Les rétrécissements cicatriciels sont généralement consécutifs aux ulcérations et aux escarres produites par les corps étrangers, par la déglutition de liquides bouillants ou caustiques.

Les rétrécissements spasmodiques (cesophagisme) peuvent être : 4° symptomatiques dune lésion de l'œsophage ou d'un autre organe (tumeur du médiastin, péricardite), qui provoquent une contraction réflexe; ^" idiopathiques^ s'observant alors seulement dans la seconde enfance, chez des sujets à hérédité neuroarthritique, et relevant de l'hystérie.

Symptômes. — Les malformations congénitales, à moins quellt's ne îioient minimes, se traduisent aussitôt ajirès la naissance par le rejet immédiat de tout liquide dégluti, \>âr des accès de sufTocalion dus au passage du liquide dans les voies respiratoires. L'enfant, ne pouvant s'alimenter, se cachectise et meurt en trois à douze jours.

Les rétrécissements acquis présentent les mêmes symptômes chez l'enfant que chez l'adulte : dysphagie progressive, d'abord l)Our les aliments solides, puis également pour les liquides, régurgitations, vomissements, inanition progressive.

Quand il s'agit de rétrécissements spasmodiques hystériques, la dysphagie apparaît brusquement et disparaît parfois de même au bout d'un temps variable, pour se montrer de nouveau au bout de quelques jours, de quelques semaines, de quelques mois, à l'occasion d'une émotion, d'un chagrin, d'une peur, etc. Tantôt elle est aussi marquée pour les solides que pour les liquides, tantôt elle existe seulement pour les uns ou pour les autres, tantôt elle est élective, se montrant ]>our un aliment spécial, pour les liquides froids ou pour les liquides chauds, etc. La durée peut être très longue et entraîner une inanition marquée ; cependant il n'est pas rare de voir persister un état général satisfaisant.

Diagnostic. — En présence des symptômes fonctionnels qui viennent ilêtre décrits, il faut pratiquer le cathétérisme de l'cesophage avec un explorateur à boule olivaire, suivant les règles habituelles. Cette exploration permet d'affirmer l'existence soit d'un rétrécissement organique, soit dun rétrécissement spasmodique, ce dernier se laissant traverser avec facilité. Les conditions étiologiques et les commémoratifs jiermettent d'établir la cause du

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rétrécissement. La radiographie peut révéler l'existence de certains corps étrangers.

Ces dilTérentes nK'thodes d'examen eondiiiioul au diagnostic du siège du rétrécissement.

Pronostic. Traitement. — Le pronostic et le traitement varient avec la caus.'.

Les imper [ovations et les rélri'cissements congénitaux ne comportent d'autre traitement que la gastrostomie, qui pourra être tentée, mais sans grandes chances de succès (Robineau, Villemin et Levasseur).

Les rétrécissements cicatriciels pourront être traités par la dilatation progressive, Tœsophagotomie externe ou interne, la gastrostomie. On procédera à l'extraction des corps étrangers par les procédés usuels.

Quant à Yœsophagisme hystérique, il relève du traitement général de la névrose.

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