MOUVEMENTS DU COUR
L'ensemble de ces mouvements depuis l'instant de contrac+
tion des oreillettes inclusivement, jusqu’au retour de cette: |
méme contraction exclusivement , occupe environ une 5econde chez l'adulte.
en est le dernier. Néanmoins, un£ fois que M. Hope a admis que les.
mouvements du cœur commencçaient par la systole de l’oreillette, il nè pouvait pas manquer de connaître le but de cette contraction; savoir, la réplétion des ventricules. Nous croyons done qué si M. Hope ne met pas la distension dés ventricules avant leur systole, et après celle des oreillettes, c’est qu'il à sans doute regardé cette mention comme une sorte de pléonasme (c'en est au moins un, à notre avis ).
Après la systole, les véntricules reviennent, d’après M. Hope; par une expansion instautanée, au même état où ils étaient pendant le repos, savoir à ja plénitude ; et, en même temps, on observe une légère rétraction des oreillettes. Or, c’est à peu près ce que dit M. Beau; car, d'après lui, les orcillettes sont dilatées de nouveau; immédiatement après la systole des ventricules, et quoique M. Beau dise qu’alors succède le repos, il nous est impossible de supposer que les ventricules restent vides lorsqu'il n'y à aucun obstacle pour empêcher d'y entrer le sang contenu dans les oreillettes. On peut admettre que la diastole commence immédiatement après la systole, ét qu’elle se trouve seulement augmentée par les contractions des oreillettes. Il est donc facile de voir, par ce que nous venons de dire, que ces deux théories tendent à prouver à peu près la même
chose, et s’il y a entre elles une différence, ce n’est qu'en ce que. M. Beau a exposé avec plus de détails l'opinion émise par l’obser-
vateur anglais. La rapidité des mouvements du cœur a-t-elle toujours permis à M. Beau d'observer juste? c’est ce que nous ne savons as pour le moment; il n’en est pas moins vrai qu'il doit être très
difficiie de prouver que le choc du cœur contre le thorax a lieu | pendant la diastole, et non pendant la systole, lorque ces deux |
mouvements, comme le dit M. Beau lui-même, paraissent former
un mouvement unique.
Une autre différence entre ces deux opinions consiste dans ce quê
M. Hope soutient que les oreillettes ne se contractent qu’en partie, | dans teurs appendices, tandis que M. Beau regarde cette contraction } éomme très énergique; et si on ne l'aperçoit pas à l'œil en totalité,
cela tient uniquement, d’après ce médecin, à la position anato® |
mique des S M. Hope, la série des mouvements commence par la systole des
ventricules, et, d'après M. Beau, par la systole des oreillettes, ce
qui constitue la différence fondamentale, ébranlant la plupart des’!
théories sur les bruits normaux du cœur, et sur la localisation des bruits anormauxs EPA DR
oreillettes chez les mammifères. Par conséquent, d’après |