‹ Précis pratique et raisonné du diagnosticChapitre 67 sur 240 · MODE D’EXPECTORATION · texte numérisé non relu

MODE D’EXPECTORATION

quantité et avec des efforts analogues à ceux du vomissement, tantôt avec les efforts ordinaires de la toux et en forme de crachats. Il nous reste à ajouter que l’expectoration ne se fait pas toujours avec une égale facilité; qu’elle est, en général, difficile pendant la vigueur de l’inflammation, qu’alors les crachats devenus très visqueux se détachent avec peine des parois des bronches. Cette difficulté s’observe quelquefois, pour ainsi dire, périodiquement; elle revient ordinairement tous les soirs pendant le redoublement de la fièvre. Lorsque l’expectoration est difficile, les malades sont toujours obligés de faire des efforts réitérés pour expulser les matières contenues dans les bronches , d’où il arrive que, dans les cas de ce genre, les crachats sont ordinairement aérés.

Une autre fois, elle s’arrête complétement et la maladie qui lui donnait lieu n’en persiste pas moins Ce phénomène peut tenir à deux circonstances : 1° à la faiblesse extrême des malades qui n’ont pas assez de force pour expectorer les matières contenues dans les bronches, comme cela se remarque surtout chez les vieillards ou chez les enfants qui, du reste, ne savent pas même cracher. Alors la sécrétion se continuant toujours, la gêne de la respiration est grande à cause de Pobstacle qu'appor-

tent les matières à l'exercice de cette fonction,

Page 1