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CHAPITRE VII

Comment les vertus et les vices réagissent les uns sur les autres.

Tous les grands Instructeurs ont proclamé d’une voix unanime le devoir de rendre le bien pour le mal. « Franchissez les passages difficiles; par Fabsence de colère (répondez à) la colère ; par la sincérité (répondez à) Pimposture », dit le Sâmaveda, « Qu’il ne se mette pas en colère contre ceux qui sont en colère ; qu’il réponde doucement quand on lui parle durement », dit le Manou. « A l’homme qui me nuit sans raison, je rendrai sans compter la protection de mon amour; plus il me fera de mal, plus je lui ferai de bien », « Eteignez la colère en ne vous mettant pas en colère ; soyez victorieux du mal par le bien, de l’avarice par la libéralité, de l’imposture par la sincérité. » « La haine ne cesse jamais par la haine ; la haine est détruite par l’amour »,

ainsi parla le Bouddha. « Aimez vos ennemis^ bénissez ceux qui vous maudissent ; faites le bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent », ainsi parla le Christ.

Il doit donc y avoir quelque raison profonde, cachée dans la nature même des choses, pour que ceux qui possédaient la sagesse aient insisté avec tant d'unanimité et tant de force, sur ce haut devoir moral. De tous temps ceux qui ont cru à ces Instructeurs surhumains ont obéi à leurs préceptes par dévotion pour leurs personnes, et en ont récolté des fruits d'amour et de paix. En notre temps où la dévotion n’existe guère, et où l’on n’a que peu de respect pour l’autorité, il convient, dans l’intérêt de la société de comprendre la Loi que ces Instructeurs ont proclamée.

L’observation courante de ce qui se passe chaque jour autour de nous, nous convaincra facilement de ce fait que, lorsque deux personnes se rencontrent, Tune fortement dominée par une émotion violente, et l’autre dans un état neutre, la première suscite en l’autre une émotion de même nature que celle qui la domine elle-même.Un homme survient, débordant d'une joie qui sourit sur ses lèvres et

pétille dans ses regards.Ceux qui le rencontrent se laissent prendre à cette joie, et leur propre humeur reflète bientôt le contentement de celui qui leur parle. Un autre succombe sous le poids d*un lourd chagrin, sa bouche est maussade, ses yeux sont sans éclat; ceux qui le rencontrent sont attristés à son contact, rhorizon devient sombre pour eux, comme il Test déjà pour lui. « On dirait un rayon de soleil, on a plaisir à le rencontrer » ; ou bien : « 11 fait Teffet d^uue douche, il vous rend tout à fait malheureux » ; ces phrases que l’on entend constamment témoignent de l’action et de la réaction de l’humeur de chacun sur celle des autres.

Le mécanisme de cette réaction est très simple : riiomme est esprit et matière, vie et forme ; tout changement qui se produit dans sa conscience est accompagné de vibrations dans la matière qui compose son corps, et, réciproquement, les vibrations de son corps sont accompagnées d’un changement dans sa conscience.

Les vibrations qui chez un homme accompagnent une humeur joyeuse (laquelle se traduit physiquement par un influx nerveux, une circulation plus rapide du sang dans les veines) provoquent des vibrations sympathiques dans

le corps de tous ceux qui approchent de cet homme, vibrations quia leur tour font naître la même humeur joyeuse chez les nouveaux venus. Il en est de même des vibrations qui accompagnent une humeur chagrine. De là rinfluence exercée par chacun de nous sur ses semblables ; de là aussi la façon dont la joie et la tristesse se communiquent de Tunà Tautre, sans que celui qui reflète ainsi F humeur de son voisin ait aucune raison personnelle d’être gai ou triste

Telle est donc la première loi générale concernant l’action des émotions les unes sur les autres; une émotion,bonne ou mauvaise, manifestée par une personne, provoque l’émotion semblable chez ceux qui s’en approchent.

La seconde loigénéraleest que,lorsqu’il s’agit d’hommes exceptionnellement bons ou exceptionnellement mauvais, dominés les uns par l’amour, les autres par la haine, la manifestation d’une mauvaise émotion provoque la bonne émotion contraire, et inversement la manifestation d’une bonne émotion provoque la mauvaise émotion contraire.

Cette réponse est automatique là où l’amour ou la haine sont les maîtres absolus ; mais entre cette perfection dans le bien ou dans le

mal, et Fliomme ordinaire amené à reproduire, sans y penser les humeurs qu^il rencontre chez les autres, il y a toute une série graduelle d’efforts pour se diriger vers le mieux ou s'éloigner du mal. Rendre automatiquement le bien pour le mal est le résultat d’efforts innombrables, de luttes, d’échecs et de succès, et ne se rencontre que chez les gens très évolués.

Un exemple fera comprendre le mécanisme de ces lois. Un homme en colère rencontre un voisin et lui parle durement ; le voisin se monte et répond aigrement ; le premier s’échauffe encore davantage, le voisin réplique d’une façon encore plus mordante; en quelques minutes, une dispute s’élève, sans aucune raison, et les deux interlocuteurs se quittent furieux. On a rendu le mal pour le mal, et il en est résulté une rupture difficilement réparable.« La haine ne cesse pas par la haine. »

Le même homme rencontre un autre voisin auquel il parle durement aussi, étant encore plus en colère qu’auparavant. Le voisin réplique avec bonhomie, sans prêter aucune attention à Tair sombre de l’autre ; malgré lui le premier se calme, sa colère s’apaise, au bout d’un instant il sourit,retrouve une disposition amicale et s’éloigne calme et paisible. On a

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rendu le bien pour le mal, et deux cœurs ont été rapprochés Fun de Tautre, « La haine cesse par Tamour. »

On voit, par ces exemples, le mécanisme de la loi dans les circonstances de la vie journalière. Dans le premier cas, la colère a provoqué la colère, les deux hommes étant à la merci de leur humeur, et une rupture en est résulté. Dans le second cas, Thomme rencontré, soit parce qu"il connaissait la loi, soit parce qu^il obéissait aux Instructeurs, s^est maîtrisé, et au lieu de répondre à la colère par la colère, y a répondu par Témotion contraire, la bienveillance, et celle-ci, réagissant à son tour sur le premier individu, a calmé sa colère, et a peu à peu provoqué en lui un reflet d^elle-même, et il en est résulté une bienveillance réciproque.

L'homme bon cherche toujours à corriger ainsi un mal par le bien opposé ; il répondra à l’orgueil par l’humilité, à la méchanceté par la patience, au mensonge par la sincérité, à Tavaricepar la libéralité, à Thypocrisie parla franchise. Un tel homme est une bénédiction partout où il va, et répand autour de lui la paix et la bonne volonté.

Entre égaux, la loi agit comme il vient d’être dit ; mais son action est modifiée quand il

s'agit de supérieurs et d’inférieurs, car, dans ce cas, ce sont plutôt les émotions correspon-dardes que les émotions semblables qui sont éveillées. Quand un supérieur se met en colère vis-à-vis d^un inférieur, celui-ci, en raison de sa situation ou de sa faiblesse, ne peut lui répondre ouvertement par la colère, mais il éprouve de la crainte, du ressentiment, un désir impuissant de nuire, toutes éngLOtions du même type, mais modifiées dans leur expression par suite de l’impuissance de celui qui les ressent. Lorsqu’un inférieur manifeste de la perfidie, de l’ingratitude, de la révolte, les émotions correspondantes suscitées chez le supérieur sont le dédain, le mépris, la tyrannie. La haine répond toujours à la haine, suivant la loi générale, mais la forme spéciale qu’elle revêt résulte des rapports entre les intéressés.

Il en est de même lorsque l’amour existe des deux côtés ; la bienveillance chez le supérieur éveille la gratitude chez l’inférieur, la compassion suscite la confiance, la patience évoque l’abandon confiant. La timidité chez l’inférieur éveille la tendresse chez le supérieur, la faiblesse suscite la pitié, l’incapacité provoque l’aide.

Enfin, quand un supérieur chez lequel Tamour domine se trouve en face de manifestations de haine de la part de ses inférieurs, que ce soit sous la forme grossière de duplicité, ou sous la forme plus subtile de défiance, de timidité, les unes et les autres éveillées par la présence du supérieur, celui-ci y répond par Témotionamour appropriée ; à la duplicité il répond par le pardon; à Tingratitude par une bienveillance inlassable ; à la défiance par la bonté persistante, etc. Si les inférieurs sont des êtres normaux, ils en arriveront peu à peu à répondre par des émotions-amour à Tamour qui leur est témoigné. S^ils sont malheureusement anormaux et dominés par la haine, ils répondront à Famour du supérieur en essayant d^en tirer parti, et de le faire servir à leurs propres fins. Ils répondront à la confiance par la trahison, à la libéralité par la malhonnêteté, à la bonté par Tinsolence.

Dans d’aussi malheureuses conditions, le supérieur devra appeler le discernement à son aide, et tout en continuant à prodiguer l’amour à ceux qui en sont indignes, il devra, s’il n'a envers eux aucun devoir supérieur, éviter les occasions de contact, ou, s'ils dépendent de lui, et s'il a de l'autorité sur eux, leur montrer dou-

cernent leur erreur, et leur refuser les manifestations de son amour qui les encourageraient à persister dans leurs vices. G^est le défaut de discei'nement qui donne en récompense aux mères les plus désintéressées les fils les plus égoïstes.

A mesure que les homnjes apprendront qu’il y a une science de la morale dont les lois sont aussi inviolables que les lois naturelles, que la connaissance et le respect de ces lois augmentent inévitablement le bonheur et accélèrent révolution, ils apprendront sûrement, comme ils Vont appris dans les autres domaines de Ja nature, qu’il est sage d’obéir. L’intelligence humaine accepte toujours l’inévitable, et même l’égoïsme humain cesse de lui résister et s’adapte à ce qu’il ne peut changer.

La morale a souffert pour avoir été considérée comme quelque chose d’arbitraire et de même nature que les lois faites par les hommes, lois qu’on peut enfreindre sans que la punition s’ensuive fatalement. Lorsque la morale prendra place parmi les sciences, que l’on reconnaîtra et que l’on acceptera l’inviolabilité admirable, l’immutabilité de ses lois, la nature humaine se soumettra à ce qu’elle ne saurait éviter. Grâce à son indestructible aspiration

au bonheur, elle acceptera les conditions qui seules permettent un bonheur durable, et les préceptes des grands Instructeurs, désormais reconnus comme l'expression d’une inaltérable loi de la conduite, établiront sur la terre le royaume des cieux et amèneront Ykge d^or.

LES ÉCRITURES DU MONDE

Hindouisme

Qu’il ne réponde pas par la colère à celui qui est en colère ; qu’il réponde avec douceur à celui qui lui a parlé durement.

Manousmritij VI, 43.

La force pourrait être vaincue par le pir*don, la faiblesse pourrait être vaincue par le pardon ; il n’est rien que le pardon ne puisse obtenir, le pardon est donc le plus fort.

Mahâbhârata^ Varia Parva, XXVllI, 31.

Celui qui n’est pas en colère avec ceux qui sont en colère est un médecin pour eux et lui.

Il s’évite, à lui aussi bien qu’aux autres, de grands dangers.

Ihid,^ Varia Parva^ XXIX, 9.

Si quelqu’un blesse un sage par des paroles acérées, le sage doit se réfugier dans la patience. Celui qui, lorsqu’on le provoque, répond par un sourire et ne cède pas à la colère, enlève tous ses mérites au provocateur... Lorsqu’on me parle durement je ne dis rien ; même lorsqu’on m’attaque, je pardonne toujours. G est là le mieux, ce que les anciens ont appelé pardon, sincérité, véracité, douceur... Lorsqu’on lui parle durement, qu’il ne réponde pas durement. La colère de celui qui attaque le consume et lui enlève tout son mérite. Celui qui, lorsqu’on lui parle malhonnêtement, ne répond pas malhonnêtement, ni même doucement, celui qui lorsqu’on le frappe se retient, ne rend pas le coup, et ne souhaite même pas de mal à son assaillant, celui-là les Êtres radieux l’envient en vérité. Injurié, insulté, battu, qu’il pardonne toujours (tous les torts) aux êtres bas et vils, à ses supérieurs, à ses égaux ; il atteindra ainsi la perfection.

Ibid, y Shanti Parva, CGC, 10, 12, 16-18.

Celui-là est vraiment sage et vertueux qui maîtrise sa colère et pardonne, même lorsqu’un étranger rinsulte, Topprime et le provoque.

Ibid,^ Varia Parva^ XXXIX, 13.

Le pardon calme toujours la colère ; les bonnes manières neutralisent les effets de ce qui, dans un homme, nous paraissait de mauvais augure .

Ibid.^ Oudyoga Parva, XXXIX, 43.

La bonté peut vaincre la méchanceté, et la colère peut s’opposer à la bonté ; la bonté peut aussi vaincre la colère, et la méchanceté peut s’opposer à la bonté. Quand la méchanceté est contenue, la colère l’emporte. Quand la colère est contenue,la bonté remporte.

Anoiigita^ XXI.

Zoroastrianisme

Puisque les coups et les autres injures retombent sur nous-mêmes, puisqu’il est à craindre que les injures et les méchancetés sans cause soient punies par la justice, il convient que l’homme se corrige et prenne des habitudes

inoffensives, c'est-à-dire s’abstienne d'injurier ou de blesser. L’homme n’a aucunement le droit de blesser ou d'injurier ses semblables.

Dinkard^ VI, 396.

Judaïsme

Une réponse douce calme la fureur,mais une parole dure excite la colère.

Proverbes, XV, 1.

Si ton ennemi a faim, donne-lui du pain à manger ; s'il a soif,donne-lui de l'eau à boire.

Ibid., XXV, 21 •

Bouddhisme

Celui qui frappe sera frappé ; celui qui montre de la rancune rencontrera de la rancune ; de même les injures provoquent les injures, et celui qui est en colère rencontre la colère.

Oudânavarga, XIV, 3.

« II m'a insulté, il m’a injurié, il m’a battu, il m’a vaincu » ; celui qui garde ces choses en son esprit, et en éprouve du ressentiment, ne trouvera pas la paix.

Ibid., XIV, 9.

Celui qui est animé de mauvaises intentions à l’égard de ceux qui sont animés de mauvaises intentions ne deviendra jamais pur ; mais celui qui n’a pas de mauvaises intentions, calme ceux qui sont pleins de haine ; comme la haine cause la souffrance des hommes, le sage ne connaît pas la haine.

Ibid., XIV, 12.

A celui qui sottement me fait tort (ou me considère comme ayant tort ou lui faisant tort), je rendrai sans compter la protection de mon amour. Plus il me fait de mal, plus je lui fais de bien ; le parfum de ces bonnes actions me revenant toujours, le mal causé par les paroles de celui qui calomnie retombant toujours sur lui.

Soûtra des 4S sections (Catena de Beal).

Un sot entendit un jour Bouddha défendre dans un sermon ce grand principe ; rendre le bien pour le mal. Aussi se mit-il à insulter Bouddha. Celui-ci ne répondit rien, plaignant sa folie, et l’homme cessa de l’insulter. Alors Bouddha lui dit : Fils, quand quelqu’un oublie les règles de la politesse en faisant un cadeau, il est d’usage de lui dire : garde ton présent.

Fils, vous venez de mïnsulter. Je me refuse à accepter votre insulte et vous prie de la garder, elle vous sera une source de misères. Car de même que le son appartient au tambour, et l’ombre à la substance, de même en fin de compte, la souffrance atteindra le pécheur.

vt.

Ibid.

Car la haine jamais ne cesse avec la haine :

la haine cesse avec Tamour, c^est une antique loi.

Dhammapadaj I, 5.

Que l^homme fasse cesser la colère par Tamour ; qu^il fasse cesser le mal par le bien ; qu’il triomphe de Tenvieux par la libéralité, du menteur, par la sincérité.

Ibid.y XVII, 223.

Celui qui offense un homme sans offenses, un homme pur, sans péché,sur ce sot la mauvaise action retombe, telle la poussière fine que Von jeUe contre le vent.

Mahâvagga, 662.

Domptez votre ennemi par la force, et vous augmentez son animosité ; domptez-le par

Tamour, vous n^en récoltez aucune peine par la suite.

Fo-sho-hmg-tsan-king^ V, ii, 241,

Christianisme

Vous avez appris qu’il a été dit : Tu aimeras ton prochain, et tu haïras ton ennemi. Mais moi je vous dis ; Aimez vos ennemis, bénissez ceux qui vous maudissent, faites du bien à ceux qui vous haïssent, et priez pour ceux qui vous maltraitent et qui vous persécutent.

Saint Matthieu, V, 43, 44.

Et si vous prêtez à ceux de qui vous espérez recevoir, quel gré vous en saura-t-on ? Les pécheurs aussi prêtent aux pécheurs, afin de recevoir la pareille. Mais aimez vos ennemis, faites du bien, et prêtez sans rien espérer.

Saint Luc, VI, 34, 35.

En effet, quelle gloire y a-t-il à supporter de mauvais traitements pour avoir commis des fautes ? Mais si vous supportez la souffrance lorsque vous faites ce qui est bien, c’est une grâce devant Dieu. Et c’est à cela que vous avez été appelés parce que Christ aussi a souf-

fert pour vous, vous laissant un exemple, afin que vous suiviez ses traces, lui qui n’a point commis de péchés, et dans la bouche duquel il ne s^est point trouvé de fraude ; lui qui, injurié, ne rendait point d^injures, maltraité, ne faisait point de menaces, mais s’en remettait à celui qui juge justement.

I Pierre^ II, 20-23.

Ne rendez point mal pour mal, ou injure pour injure ; bénissez au contraire.

Ibid., III, 9.

Islamisme

Les douces paroles et le pardon valent mieux que les aumônes suivies de duretés.

Coran, II, 265.

L’homme généreux qui pardonne a sa récompense assurée auprès de Dieu qui hait la violence. La loi ne condamne point celui qui se venge d’une offense... L’homme miséricordieux qui subit patiemment les injures et les pardonne, celui-là accomplit une œuvre nécessaire.

Ibid., XLIl, 38, 39, 41

Il ne pratique pas parfaitement les lois de la parenté, celui qui fait du bien à ses proches lorsque ceux-ci lui en font ; mais celui-là est parfait qui leur fait du bien alors qu’eux-mêmes ne lui en font pas.

Paroles de Mahomet^ p. 72.

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