L. e pauroso baratro
compare à un oiseau captif « qui du fond de sa cage étroite fait retentir telle musique, qu’elle adoucirait les cœurs de ceux qui l’ont emprisonné, s'ils n'étaient pas insensibles à toute douce mélodie, Mon chant, ajoute-t-il, sera ta rose : ses pales pétales sont morts, il est vrai; mais la fleur fanée est douce et fragrante et n’a point d’épine qui puisse blesser ton sein. — Toi qui embellis tout ce que tu regardes, jete prie d'effacer de ce triste chant tout ce qu’il renferme de mortel et d’imparfait, avec ces claires gouttes qui tombent comme une rosée sacrée des deux lumiëres jumelles à travers lesquelles chatoie ta douce âme. Pleure Jusqu'à ce que ton chagrin devienne de l’extase, et alors souris à mon chant pour qu'il ne meure point. » |
Ils seront à jamais séparés: mais qui pourrait l'empêcher de la reconnaître comme sienne !
« Emilia, je t'aime, quoique le monde blâmerait cet amour d’après son apparence. Ah! si nous étions les jumeaux d’une même mère, ou 51 le nom que mon cœur à prêté à un autre pouvait devenir un lien de sœur entre elle et toi, mêlant ces deux rayons dans une seule éternité ! L’un de ces noms serait légitime et l’autre vrai: mais quoique cher il ne saurait peindre combien au-delà de toute réserve Je suis à toi. Que dis-je? Je ne suis pas à toi, je suis une partie de toi-même, — Épouse, sœur, ange, pilote de mon destin, dont la course à été sans étoile! Aimée trop tard, tro tôt adorée par moi! c’est dans les champs de l’immortalité que j'aurais dû te rencontrer pour Ia première fois et sentir ta divine présence dans
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