ARE
D SE ROC NEC RES RME NE END I GRETA AT DAT PIE DE TOP re mn w Re LA
Pourtant, 1l se réveilla un jour. Le penseur discret ne nous a pas dit, comment, mais le poète ému nous le fait deviner. Ce fut par la porte de l'Amour qu'il pénétra dans les splendeurs de l’éternelle Vérité. Et l’on y entre parfois plus avant par cette brèche violente que par le portail majestueux de la pensée. Car le grand amour, qu'il s adresse à un seul être, à un idéal quelconque, à l'humanité souffrante ou à Dieu, a pour effet de transporter la conscience d’un seul coup dans la sphère sublime de l’âme pure, où cesse de-sentiment de la séparativité, où l’être individuel -s’oublie, boit en quelque sorte à la source des choses et communie en esprit et en vérité, avec l’Ame universelle.
De cet amour on peut affirmer avec La Rochefoucault « qu'il est le seul vrai quoiqu'il yen: ait mille fausses copies ». On peut dire encore avec le poète persan que « l’abandon dans un autre est l'abandon en Dieu ». Dans cette région, tout s'illumine, tout devient transparent. D’une sphère supérieure, on voit ce quise passe dans. les sphères inférieures, mais non réciproquement. Il faut gagner la sphère spirituelle, pour voir nettement le combat des instincts, des passions et des idées, qui se livre dans la sphère intellectuelle. Mais qui reste dans celle-c1, ignore à jamaïs les flots de lumière qui roulent dans celle d'en haut. Du haut dé ces cimes, l'œil plonge dans les profondeurs, mais, dans les profondeurs, les sommets se voilent de
brume. Quand nous nous élevons dans la région spirituelle par la puissance d’un grand amour,
nous sommes envahis par la douce certitude d'a:
PPS
Mec