‹ Prédécesseurs et contemporains de ShakespeareChapitre 5 sur 89 · AVANT-PROPOS DE LA PREMIÈRE -ÉDITION IX · texte numérisé non relu

AVANT-PROPOS DE LA PREMIÈRE -ÉDITION IX

passer SOUS silence tout ce que m'ont appris les belles éditions que des érudits tels que Gifford et, plus récemment, MM. Halliwell, Dyce et Fairholt ont données de Ben Jonson, de Massinger, de Marston, de Peele et de Lyly.

Les Allemands, qui ont tant fait pour la gloire de Shakespeare, ont deviné de bonne heure ses affinités avec les dramaturges de son temps. Il rentrait dans les habitudes de leur critique de recomposer, à force de textes et de conjectures, le milieu dans lequel il vivait, et de l'y replacer par une sorte d'intuition érudite et inventive. Dès que leur attention se porta de ce côté, ils ne manquèrent pas d'explorer son siècle et ses alentours, afin de mieux pénétrer jusqu'à lui. Il y a déjà quarante ans que Tieck ^ révélait au public allemand les noms et les œuvres de quelques-uns de ses prédécesseurs, dont il traduisait des tragédies entières. Quelques années après, M. Ulrici ^ les mentionnait, en homme qui les a lues et qui en tire de nouvelles lumières sur le drame shakespearien. Depuis, ils ont fourni à M. Gervinus^labelle introduction de ses études sur

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