‹ Premier centenaire de la Congrégation des Frères de la Charité, 1807-1907 [microforme]Chapitre 4 sur 5 · PER, P:P.X · texte numérisé non relu

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Faveurs accordées par Notre Saint Père le Pape Pie X,

le 16 Juin 1907, à l'occasion du centenaire de la fondation de notre Congrégation.

| 1—Le pouvoir de donner la bénédiction

) apostolique, après la messe jubilaire, à

{ conférer à Monseigneur l'Évêque, où à son défaut, au prêtre qui célèbrera cette messe,

2—Le jour où se célèbrera le jubilé dans chaque maison de l'Institut, une indulgence plénière aux Frères, aux habitants, aux bienfaiteurs et protecteurs de la Maison.

3 À perpétuité, une indulgence plénière à tous les Frères de la Charité, le jour anuiversaire de leur première profession religieuse, à la condition qu'il renouvellent ce jour-là leurs vœux avec ferveur.

4"--La faveur de l'Autel Privilégié pour le Maitre-Autel de chacune des églises ou id chapelles de l'Institut.

Lettre de Son Eminence le Cardinal Ferrata.

Au très Révérend P abnédée, Supérieur © 9 Général de la Consrfoatlion des Lrères de la Charité.

Mon très Révérend Père,

Vous allez bientôt célébrer avec vos chers Fils, dans l'effusion de Cœurs reconnaissants, le premier centenaire de la fondation dun Institut dont vous avez le bonheur d'être les membres et dont jai le bonheur d'être le Protecteur.

A cette occasion, J'avais caressé le projet de me rendre à Grand pour remercier avec vous Notre Seiwneur des innombrables bienfaits dont s1 bonté n'a cessé, depuis un siècle, de combler notre Congrégat'on bien-aimée des Frères de la Charité. C'eût été pour moi une véritable joie, J'aurais été également très +) heureux . revoir votre belle patrie, dont je COIISETVE Se le plus doux des souvenirs.

Mais des occupations multiples me retiennent à Rome,et je dois me contenter de munir à vous d'esprit et de cœur.

Jene puis cependant me priver du plaisir de vous adresser ici mes félicitations pour 1<

passé et mes veux pour l'avenir.

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Vous avez eu raison, mou très révérend Père, de rappeler dans votre circulaire du 7 Juin, que Dieu est admirable dans ses voies et que pour vous aussi, il a fait d= grandes choses, [l est impossible, en effet, de ne pas admirer cet arbre magnifique qui a surgi dans une terre d'abord peu fertile pour ne pas dire ingrate, et qui maintenant abrite par milliers, sous ses rameaux, les malades, les aliénés, les enfants arriérés, les jeunes délinquants, les sourds-muets, les aveugles, ies orphelins et autres enfants. Vraiment, il n’v a point de misère physique où morale que vos religieux, formés à la grande école de Monsieur le Chauoine Triest, leur fondateur, ne s'emploient à soulager, sous votre vigilante et sage direction, avec un dévouement que rien ne lasse, car il s alimente d'une manière continue à la source mème de la charité divine,

Après un siècle d'existence, dont chaque année a été remplie par des travaux aussi utiles à la société qu à l'Eglise, votre Congrégation à bien le droit de se réjouir dans Île seigneur en faisant remonter à ce suprème Auteur de tous les biens, la gloire et l'hanneur des œuvres multiples de miséricorde qu'elle a fondées dans les différentes parties de la Belgique, au Canada, aux Etats-Unis,en Angleterre, en Irlande et dans les Pays-Bas.

Mais loin d'être un point d'arrêt dans son développement, le centenaire qu'elle se prépare à célébrer doit être, au contraire, le point de départ d'une ère nouvelle de zèle, de vigueur, de fécondité. Aujourd'hui, mon très révérend Père, le chamn de la charité est

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; plus vaste que jamais. Vos mille religieux, miuloré leur merveilleuse activité, ne peuvent iffire pour secourir toutes les détresses, pour faire face à tous Îles besoins. Aussi, je demande instamment à Notre-Seigneur de muluiplier leur nombre, de fortifier leur courige, d'accroître leur esprit de piété et d'abnégation,

de les rendre de plus en plus fidèles à la sainte

observance de vos Constitntions

Oue l'année jubilaire nous apporte à la

fois toutes ces précieuses faveurs ! C'est not

désir le plus ardent

5 s là nouvelle assurance de mes sentiments bien iffectueux et dévoués en Notre Seigneur

V’euillez agréer, mon très révérend Pere,

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