Ü PREMIER DÉBUT
DAZINCOURT, lia jusque-là tourné le dos à Renard ; *< dans ce moment, il enfonce son rhapeau sur scs yeux , boutonne son babil qui doit être très serré, se lève et s'avance vers Renard, eu alTcctant les airs d'un Anglais, et baragouinant.
Vous, master, faisiez le escompte ?
RENARD, stupéfait, ôte scs lunettes, recule et regarde.
Hein ?
Je avais besoin pas du tout!
RENARD, à part.
Qu’est-ce que cela veut dire ? (Haut.) Monsieur A bonis, je suis R en uni, capitaliste serviable... et lorsque je vous ai obligé...
DAZINCO l RT, l'interrompant.
Jamais, lord... (A part.) Comment donc s'appelle-t-il ? (Haut.) lord Kinder avait obligation avec vous.
RENARD, à part.
Lord Kinder! Où en veut-il venir? Prétendrait-il, à la faveur de son baragouin?.. Oh! oh! je suis aussi fin que lui ! (Haut.) Monsieur Albouis, car voilà votre véritable nom, laissez votre baragouin , et parlons raison : vous me devez mille crus ; j’ai une contrainte par corps , il faut aller en prison ou me payer.
Je devais rien du tout!
RENARD, avec colère.
Ah ! vous ne devez rien ! Eli bien ! nous verrons; je vais faire viser mon jugement , et je ne quitte pas la ville que vous ne soyez coffré.
Ai» : Oui le» champs h?» forêt». (Pitit Datooa.)
Vous êtes uu fripon ,
Mais, j'en aurai raison.
En prison ,
Je vous ferai conduire.