SCÈNE XIII
EUGÉNIE, MONTVAL, DAZINCOUBT.
(Honlfll et Daui'CAtnl winnl le Barosi juwjtt'à la porte. Pendant tout le conimeiicemetil île la »céna, Darincou- 1 rette au fond.)
EUGÉNIE , b part.
Certainement, M. de Montval ne m'a jamais aimtic!
MONTVAL, revenant près d'Eugénie.
Ah ! ma chère Eugénie, nous lui devrons notre bonheur !
EUGÉNIE
Notre bonheur !.. Je vous prie. Monsieur, de lie plus me tenir «le semblables discours; voyez devant qui vous parlez.
MONTVAL
Oh ! il sait tout !
EUGÉNIE
Comment, il sait tout ?
MONTVAL
Il a vu nia douleur, quanti j'ai appris que l'on voulait vous enlever à ma tendresse.
EUGÉNIE, avec dépit.
Je ne me suis pas aperçue, Monsieur , qu'elle ftlt bien vive ; au moins , elle a été adoucie par le plaisir de trouver un ami dans celui qu'au me destine.
MONTVAL
Croyez que je ne verrai jamais en lui qu'un rival («lieux, que je ferai tout pour l’empécher devousépouser!.. tnaisjecouiprcnds maintenant votre colère... (Baisant la main d'Eugénie.) Elle me donne une nouvelle preuve de vos sontimens pour moi.
EUGÉNIE
Que faites-vous?., songez...
DAZINCOURT, sans baragouiner.
Ne craignez rien ! je veille sur vous.
EUGÉNIE
Comment, Milord !..
MONTVAL
Est un bon... un excellent ami.
Au : Di Tauli palpit : .
Ali ! pardonnez à mon amour Celte supercherie ;
Le bonheur de ma vie En dépend, en ce jour.
Je vous en prie ,
Ici, second ez- no us ,
[6t h ici Un t à (enoBi.)
Belle Eugénie,
Et je suis votre époux.
DAZUVCOIHT.
RelcA ez-vous!
Vers nous,
Iz» beau-père s’avance!
C’est assez, je pense.
Faire votre cour...
Du mari. cYst le tour.
DAZINCOUBT. baragouinant.
R. peur do Tair.
Pardonnez à l’amour Ce transport, je vous prie!
Le bonheur de ma vie Commence de ce jour.
LE BARON
Il lui parle d’amour ,
Mou âme en est ravie ;
Leur bonheur, je parie,
Datera de ce jour.
EUGÉNIE, à part, H MONTVAL.
Pardon 0 * 2 à l'amour nous
Celte supercherie !
Le bonheur de ma vie En dépend, en ce jour.
LE BARON
Bien, mes enrans, très bien !
Oh ! c'était vous, le beau-père!
LE BARON
Ne vous dérangez pas ; Je connais ça , moi !.. mais ce pauvre Montval , qui est là ! oh ! c'est cruel!., (a Montval.) Mon ami, votre résignation vous fait le plus grand honneur dans mon esprit ; moi, qui connais le cœur humain, je sais combien il a dù vous en coûter, (a Dazincourt.) Ah ! p, maintenant, nous pouvons aller chez le notaire , faire dresser les articles?
EUGÉNIE, bas i Montval.
Ah ! Montval! combien je rougis de tromper | ainsi mon père !
MONTVAL, de même.
J’ignore comment tout cela s’est arrangé.
DAZINCOURT, bas à Montval.
Allez devant... parlez au notaire... qu'il prof longe, qu'il retarde... (Haut au Baron.)
Aie : Conniiwri mim la garde citoyenne.
De terminer, je brûle, cher beau-père !
Je vous en prie, bâtons ce doux instant I Dépéchous-nous d’aller chez le notaire,
Puisqu’au retour, le bonheur nous attend.
LE BARON
Ne craignez rien, mon cher, vous devez plaire Par cet amour, ce tendre empressement.
Tes, votre flllc, en ce Jour, je l'espère.
Dans son époux trouvera son amant.
De terminer, Je brûle, etc.
[Monlttl, Duincourl elle baron wrt'iil par la giutlir, Eup'.iii rentre dam M citant brc.)