‹ Premier debut de Dazincourt, comédie vaudeville en un acte Texte impriméChapitre 20 sur 22 · EDOUX · texte numérisé non relu

EDOUX

Je vous demande trois mille livres.

KINDER, avec humeur.

Trois mille litres ! (Riant.) Oh! oh! ce était fortement terrible !

LEDOUX

Que vous devez à M. Renard.

KINDER

Cet homme est dans le liqueur. Renard ? Renard?.. Fox?.. Fox?

LEDOUX, à part.

C’est bien ça ! (A Kinder.) Ou m’a prévenu, monsieur. Parlez bon français, quittez ce baragouin.

KINDEn , avec colère.

Bérégouinc ! Bérégouinc vous-même ! (Regardant Ledoux.) Oh ! oh ! oh !.. il faisait rire moi.

LEDOUX

Je ne vois pas, monsieur, ce qu’il y a de plaisant dans ma personne; mais vous êtes bien gai, vons-méme, pour un Anglais , monsieur le Milord.

KINDER

Ail de l'Apothicaire

Comme vous, chacun le savait ;

L'Anglais, même au sein de l’ivresse.

Dans la gravité se tenait.

Affectant toujours le sagesse !

Mais des autres je différais,

Et, dans leur aimable délire,

Je veux imiter les Français ;

Moi, je suis un Anglais... pour rire.

LEDOUX

Ah ! ah ! c’est ça, un Anglais pour rire... En prison !.. pour tout de bon.

KINDER

En prison !.. Damned !

LEDOUX

Toutes vos menaces ne vous sauveront pas ; il faut me donner de l’argent ou m'assommer.

Kinder, furieux.

Je ferais l'un, bien plutôt que l'autre.

Page 1