‹ Premier registre de La Thorillière, 1663-1664, publié avec notice, notes et indexChapitre 10 sur 77 · NOTICE IX · texte numérisé non relu

NOTICE IX

par représentation, quel que soit le spectacle, comprennent les gages journaliers de ceux que le bon Chappu^eau appelait, un peu pompeusement, les « Bas-Officiers du Théâtre "■ » : portiers, ouvreurs de loges, de théâtre et d'amphithéâtre, receveuse au bureau, contrôleuse des portes, décorateur {machiniste)^ concierge, violons, souffleur-copiste, imprimeur, afficheurs, chandeliers, garçons de théâtre, plus l'éclairage, et le droit des pauvres, qui ne fut définitivement et officiellement réglé qu'à la fin du siècle.

Les frais extraordinaires, qui ne montent jamais bien haut, varient selon la nature et le nojnbre des accessoires de chaque pièce : danseurs, musique et luminaire de surcroît, garde supplémentaire, assistants [figuration]^ location d'habits, etc.

Au total, le théâtre avait de Go à 90 livres de frais journaliers^, dont la modicité faisait naguère sourire M. Emile Perrin, habitué à son chiffre de 2^000 francs par jour.

La recette était plus variable. Quand Molière ioue LE Menteur, déjà vieux de vingt ans, on

1. Les hauts-officiers, faisant partie de la Compagnie, ne recevaient pas de gages.

2. En 1673, dix ans plus tard, Chappuzeau évalue à 1 5,000 livres environ la dépense ordinaire annuelle de chaque troupe.

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