CHAPITRE 1 Les citoyens
?7. — Sources de la qualité de cien. — 1"* Naissance : Nous retrouverons ici certain nombre de règles analogues à celles ont été formulées au sujet du status libertatis. û, on naît citoyen ou on le devient.
Individu naît citoyen dont les parents ont eu ité romaine depuis sa conception jusqu'à sa sance inclusivement.
uand les parents sont de condition différente, faut suit la condition de son père au moment i conception s'il est né de justœ nuptiœ.
178. — Mais là s'arrête Tanalogie; si reofant est né hors mariage, ce qui sera le cas le plus habituel (le jus connubii n^existaot pas entre Romains et pérégrins), il est étranger en vertu d'une loiMinicia de date ignorée, lex Minicia deterioris parentis conditionem sequi jubet. Idée identique à celle qu'exprimaient nos vieux coutumiers en matière de servage, a le mauvais emporte le bon*. » .
On n'a jamais accordé à la pérégrine qui avait été citoyenne romaine pendant la gestation la fa* veur accordée à Tesclave qui a eu, au cours de sa grossesse, un instant de liberté (V. suprà, n. 118).
179. — Suite : 2" Acquisition du droit de cité postèriearement à la naissance :
L^acquisition de la cité résulte soit du bien Tait de la loi (par exemple au profit du pérégrin qui a dénoncé un magistrat concussionnaire^), soit de la naturalisation qui était accordée, sous la République, parles comices, et, sousl'empire, par le prince*.
180. — Rome avait été, à son berceau, très prodigue du droit de cité; elle avait alors besoin de recruter son personnel de citoyens; sous la République, elle en devint très avare : bien souvent, à cette époque, elle ne consentait à conférer aux pérégrins que la civitas sine su^ragio^ les droits civils sans les droits politiques. Cela entraîna, à la fin de la République, la guerre sociale, à la suite de laquelle le droit de cité fut accordé à tous les Italiens (V. infrà, n. 203).