‹ Première formation d'une chaine de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le Golfe du Mexique (1683-1724) [microforme] (volume 2)Chapitre 128 sur 267 · DOTE TIRE RICE CNE IPEENNET PEER ES · texte numérisé non relu

DOTE TIRE RICE CNE IPEENNET PEER ES

De

Callières nous a dit que nos enfans, au Détroit, seroient instruits comme les enfans François; mais nous voyons le contraire, les nostres estant bicn crasseux, n'ayant aucune personne pour les instruire !.

Si on ne nous donne pas les marchandises dans les suites, comme on a fait ci-devant, nous scavons le chemin des Anglois ?.

Si on nous traite bien, comme on a fait jusqu'à présent, nous ne regarderons point ce chemin-là, et nous ferons icy et au Montréal tout nostre commerce *.

.M. de Callières nous a dit qu’il nous feroit boire, de temps en temps, quelques coups d’eau-de-vie et qu’on permettroit d'en traiter à nostre jeunesse; mais nous n’en buvons que rarement et on n’en veut point du tout +.

Nous sommes résolus de passer quelques uns en France pour voir et saluer le Roy ÿ.

Paroles des Hurons.— Quarante-Sols parle pour la nation. — Onontio et vous aussi, vous avez dit de sortir de Missilimakinak pour venir nous establir au Détroit 5; vous nous avez promis que nous y aurions des marchandises à bon marché, mais vous avez dit aussi que c’estoit le Roy qui vouloit faire un grand village au Détroit, et qu'il vous avoit recommandé de nous faire acheter toutes sortes de pelleteries, afin que nous y puissions avoir nos commodités. Nous avons

1. On leur avoit fait entendre qu'on y feroit un séminaire, où on instruiroit les enfans et les jeunes gens. (L. C.)

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