‹ Première formation d'une chaine de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le Golfe du Mexique (1683-1724) [microforme] (volume 2)Chapitre 148 sur 267 · PAT · texte numérisé non relu

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j'avois euc l’annéc passée, et que j'eus l'honneur de vous mander, qu'ils vouloient s'establir sur Ie lac Ontario, estoit véritable. Vous ne vous estes point trompé. Les Iroquois s'y sont opposés; il n'y a point de doubte que, si nous avons la gucrre avec l'Anglois, il ne fasse tous ses efforts pour attirer les Froquois. Je crois que le seul moyen de les tenir en bride seroit de faire un cestablissement devers Quinté, où nous avons çu autrefois une mission, au nord du lac Ontario, C'est leur lieu de chasse; ils en tireroient des secours, et il ne leur seroit point suspect. Le Détroit, d'un autre costé, attirant les gens d'En hault, je ne doubte pas que cela ne les empeschast de se déclarer.

Je suis persuadé que M. le chevalier de Calliéres vous donne de bons mémoires la-dessus, comme sur toutes autres choses.

Jay instruit les marchands de Montréal des bontés que vous aviés pour Cux, toichant ce quy leur estoit deub par les voyageurs du Mississipi et de vos sentimens pour Îles prest qu'ils feroient par la suite. Je souhaite, Monseigneur, que l’advis que je leur ay donné et le risque de leur argent les rende un peu plus retenus sur ces sortes de prests. Jay beau faire, il en reschappe tousjours quelqu'un, dont je rends compte à M. de Callicres.

Je ne manquerois pas, Monseigneur, de vous envoyer cette année les mémoires dont je vous ay parlé Pannée passée, si ce n'est que les sentimens paroissent icy un peu partagés ct que je ne veux vous en donner que de fort justes, [l'est bien vrav, cependant, que cinq de nos francois ont eslé à la Caroline par la rivière Ouabache, el qu'ils en sont rerenus avec des

marchandises angloises el le grandes promesses. 1./on ne

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pour sonder le gué de ce costé, ct prendre leur meilleur parti.

Pour moy, Monseigneur, je reviens à mon but, c’est qu'ils y

onlesté, el que voilà le chemin ouvert. Je ne doubte point que vous ne soÿés informé de la sortie de Ouabache dans le Mississipi, qui a deux fourches. [ls sont entrés dans la première environ à quatre-vingts lieues des Tamaroas ct ont monté environ quarante licues dans ladite rivière, où ils ont trouvE la rivière par où ils ont csté à la Caroline, Is l’avoient manquée d’abord, et avoient fait une quantité de chemin sans trouver d’autre rivière de ce costé. Ils furentobligés de redescendre pour prendre la mesme rivière, d'où ils ont çsté aux Anglois, puisqu'ils en ont rapporté de la marchandise. Comme apparemment M. le chevalier de Callières vous mande la mesme chose. je le laisse à vous instruire des parti-

cularités de ce voyage.

POUR CONSERVER LE COMMERCE DES CASTORS, QUI SE FAIT DANS LES PAYS ÉLOIGNÉS, LE CANADA DEMANDE DE LIMITER LA COLONIE A L'OUABACHE ET DE FAIRE, A PARTIR DE CE FLEUVE, DES POSTES

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