‹ Première formation d'une chaine de postes entre le fleuve Saint-Laurent et le Golfe du Mexique (1683-1724) [microforme] (volume 2)Chapitre 169 sur 267 · ÉTABCISSEMENT DU FORT DE LA MOBILE · texte numérisé non relu

ÉTABCISSEMENT DU FORT DE LA MOBILE

Quand le printemps fut venu, nous allasmes travailler à la mine de cuivre. Ce fut au commencement d'Avril de cette année; nous prismes avec nous douze travailleurs et quatre chasseurs. L'endroit de cette mine estoit esloigné de nostre fort d'environ trois quarts de licue, Nous tirasmes de cett mine en vingt-deux jours plus de trente mille livres pesant de matières. Nous en choisismes seulement quatre milliers de la plus belle, que M. Le Sucur, qui s’y connoissoit fort bien, fit apporter au fort, et qui a esté ensuite apportée en France, Je n’en ay pas sceu la réussite. Cette mine est placée dans le commencement d’une montagne fort longue, qui est sur le bord de la rivière, Les bateaux peuvent aller jusqu’au pied de la mine; l'endroit où on la prend est une terre verte, qui est d'un pied et derai d'espaisseur, IT y a par-dessus une terre ferme et dure comme un roc, qui est noire et bruslée comme un charbon de la vapeur qui sort de la mine. Nous grattions

le cuivre avec le couteau. Il n'y a aucun arbre dessus cette

GE

Page 1